wild wild jazz
2007-09-24 · Isabelle
L’atelier 210 est un lieu multiple, qui accueille un riche mélange de théâtre, mais aussi de concerts en tout genre. Le spectacle « The Wild Party » est donc la plus pure illustration de sa programmation, puisqu’il mêle avec bonheur ambiance de concert et mots bien balancés.
Le résumé du programme indique que ce spectacle légèrement déjanté est en réalité du « jazz-théâtre »… Mais kesako, le jazz théâtre ?
Cela vous donne une soirée entre rire, plaisir musical et ambiance d’arrière salle.
Benoit Verhaert, à la voix, est époustouflant. Sans cesse, il oscille entre décontraction improvisée et déhanchement provoquant, plaçant ainsi le spectacle en entier entre show maîtrisé et déconnade entre copains. L’ambiance générale hésite en effet parfois entre la jam et le cabaret, pour notre plus grand bonheur. Parce que ce qui pourrait n’être qu’un long poème musical s’avère en fait être une interaction amusante entre l’ici de la salle et des artistes sur scène et le là-bas de l’orgie alcoolisée et sexuelle à laquelle se livrent les invitées de Queenie et Burrs ….
Les musiciens jouent le jeu, incarnant tout à tout leur propre rôle, ou ceux des personnages du poème, n’hésitant pas à se foutre doucement d’eux même. Ainsi, pour introduire l’entracte, on assiste à une démonstration des talents de comédien-chanteur de Grégory Houben, tordant en chanteur d’…opérette ? Mais les autres musiciens, même s’ils ne se prennent pas à pousser la chansonnette, n’en sont pas moins excellents. Samuel Gerstmans, à la basse, Laurent Delchambre, à la batterie, et Matthieu Vandenabeele contribuent en effet avec brio à faire swinguer les mots.
Au final sont ainsi réunis les ingrédients d’une orgie jazzeuse, entre musique d’excellence, sexe et alcool …
De quoi faire tourner la tête au plus fêtard des spectateurs.
Un seul regret, ombre au tableau de cette soirée presque parfaite : qu’à la place des gradins de l’atelier 210, il n’y ait pas de petites tables pour profiter au mieux de l’ambiance intime du spectacle. Mais au plus-que-parfait, nul n’est tenu…
