Un seul en scène orchestré avec une réelle économie de moyens par Anne Romain pour trois textes, trois personnages et trois continents différents. Emmanuel Guillaume change de capuche et passe aisément de l'un à l'autre, de l'autre à l'un, pour livrer la colère montante d'Ismaël enfermé à Gaza, de Goran, jeune Belge à trottinette sur le fil de la délinquance, et de Camille, troisième solitude et enfance abandonnée en Haïti. De vrais récits et destins qui interpellent servis par un Emmanuel Guillaume touchant et polyvalent. (L.B.)