Un vent de tango argentin souffle un tas de sable au sol… Un acteur entre sur scène, une couronne de fleurs autour du cou : « Cher Maître, chers spectateurs, bonsoir ».Commence le voyage en Uruguay : un pays pauvre, étranger, bizarre et incompréhensible. L'Uruguayen s'articule autour d’une succession de lettres dans lesquelles l'auteur, avec l'espoir d'être lu par son Maître, narre sa découverte d'un pays. Le spectateur est guidé par cet être singulier qui se plait à déboulonner les codes et les fondements de la bienséance. Débarrassé du leurre de la poésie, du psychologisme et du didactisme, la langue de Copi brouille et déstabilise le réel : la mer disparaît, les gens meurent puis ressuscitent, le pape de l'Argentine arrive en Uruguay en volant...