Wijckaert, une bombe se déroule sur la scène de la Balsamine, retournée à ses origines, un squat pour public laissé en déshérence ; on peut désormais s’y abriter de la pluie et venir y manger sa tartine. Toutefois, le lieu demeure également occupé par les actrices Yvette, Véronique et Héloïse : encore revêtues des oripeaux du dernier opus qu’elles y ont joué, elles découpent l’Amphi à la tronçonneuse en vue de le vendre au poids, cependant que dans un coin, la gueule lit¬té¬ra¬le¬ment dans le mur, Thomas tapote inlassablement sur un clavier de fortune tout en annotant ce qui semble être une partition. Livrées à elles-mêmes — on est sans nouvelle aucune de Wijckaert — Yvette, Véronique et Héloïse polémiquent et s’étripent dans l’Amphi devenu Vaisseau-Fantôme, déserté qu’il est de tout son cadre technico-administrativo-artistique. Quand soudain surgit du dehors un notaire lourdement chargé ; il est l’exécuteur testamentaire de Wijckaert.
Distribution
Texte et mise en scène : Martine Wijckaert/ Dramaturgie et conseils écriture : Sabine Durand / Assistante à la mise en scène : Astrid Howard / Avec : Véronique Dumont, Héloïse Jadoul, Yvette Poirier, Thomas Turine, Claude Schmitz / Scénographie et costumes : Valérie Jung (costumes conçus d’après ceux créés par Laurence Villerot pour Trilogie de l’enfer) / Création lumières : Stéphanie Daniel / Création sonore : Thomas Turine / Régie : Mathieu Bastyns, Olivier Vincent / Direction Technique : Fred Op de Beeck / Équipe technique de la Balsamine : Jef Philips, Rémy Urbain