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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>Ecoutez Jacques De Decker &#233;voquer Hitchcock</title>
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		<dc:date>2013-02-04T18:14:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Edmond Morrel </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La sortie du film &#034;Hitchcock&#034; est l'occasion de r&#233;-&#233;couter &#034;La Table de chevet&#034; mise en ligne &#224; l'occasion de la publication de deux &#233;tudes r&#233;centes sur le cin&#233;aste, une biographie et une monographie. Jacques De Decker &#233;voque la place de Hitchcock dans l'histoire du cin&#233;ma et dans celle de notre imaginaire collectif. &lt;br class='autobr' /&gt;
La sortie du film &#034;Hitchcock&#034; est l'occasion de r&#233;-&#233;couter &#034;La Marge&#034; mise en ligne &#224; l'occasion de la publication de deux &#233;tudes r&#233;centes sur le cin&#233;aste, une biographie et une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-La-Marge-" rel="directory"&gt;La Marge&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L113xH150/arton1179-ef7e5.jpg?1699340167' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='113' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La sortie du film &#034;Hitchcock&#034; est l'occasion de r&#233;-&#233;couter &#034;La Table de chevet&#034; mise en ligne &#224; l'occasion de la publication de deux &#233;tudes r&#233;centes sur le cin&#233;aste, une biographie et une monographie. Jacques De Decker &#233;voque la place de Hitchcock dans l'histoire du cin&#233;ma et dans celle de notre imaginaire collectif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La sortie du film &#034;Hitchcock&#034; est l'occasion de r&#233;-&#233;couter &#034;La Marge&#034; mise en ligne &#224; l'occasion de la publication de deux &#233;tudes r&#233;centes sur le cin&#233;aste, une biographie et une monographie. Jacques De Decker &#233;voque la place de Hitchcock dans l'histoire du cin&#233;ma et dans celle de notre imaginaire collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edmond Morrel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences des livres &#233;voqu&#233;s dans cette &#034;Table de chevet&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Alfred Hitchcock&#034; de Patrick MCGILLIGAN chez Actes Sud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sentation de l'auteur sur &lt;a href=&#034;http://www.actes-sud.fr/contributeurs/mcgilligan-patrick&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;le site de l'&#233;diteur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Patrick McGilligan est am&#233;ricain, il vit &#224; Milwaukee avec sa femme et ses enfants. Il est l'auteur de plusieurs biographies non autoris&#233;es (Clint Eastwood, Jack Nicholson, Fritz Lang,Robert Altman ou Ginger Rogers) mais aussi des quatre volumes de Backstory, dans lesquels il s'entretient avec les grands sc&#233;naristes hollywoodiens des ann&#233;es quarante aux ann&#233;es quatre-vingt. Il est aussi l'auteur de Tender Comrades, une histoire intime et pr&#233;cieuse de la Liste Noire et du Maccarthysme.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Vertige de l'image&#034; de Laurent Van Eynde aux PUF&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sentation de l'auteur sur &lt;a href=&#034;http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:Vertige_de_l'image&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;le site de l'&#233;diteur&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Laurent Van Eynde est docteur en philosophie. Il est professeur aux Facult&#233;s universitaires Saint-Louis (Bruxelles) et professeur invit&#233; &#224; l'Universit&#233; de Haute-Alsace (Mulhouse). Apr&#232;s avoir longtemps consacr&#233; ses recherches &#224; la philosophie allemande moderne et contemporaine, ainsi qu'&#224; la philosophie de la litt&#233;rature, il se consacre d&#233;sormais &#224; une philosophie de l'imaginaire centr&#233;e sur le cin&#233;ma, dans ses dimensions esth&#233;tique et anthropologique. Parmi ses derniers ouvrages, on retiendra Goethe lecteur de Kant (PUF, 1999) et Shakespeare. Les puissances du th&#233;&#226;tre (Kim&#233;, 2005), ainsi que deux ouvrages collectifs : Affectivit&#233;, imaginaire, cr&#233;ation sociale, avec Rapha&#235;l G&#233;ly (Publications des Facult&#233;s universitaires Saint-Louis, 2010) et Modernit&#233; romantique, avec Augustin Dumont (Kim&#233;, 2011).&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#034;Le roman du mariage&#034;</title>
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		<dc:date>2013-01-28T09:15:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Edmond Morrel </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#034;Un roman, c'est avant tout un ensorcellement, il inspire l'envie, s'il est copieux, qu'il ne s'arr&#234;te jamais, qu'il nous captive non pas par son sens du suspense, mais par ce qu'il a &#224; nous dire de nous-m&#234;mes, de nos d&#233;m&#234;l&#233;s avec la famille, l'amour, l'angoisse, l'au-del&#224;, pour ne citer que ces quatre p&#244;les. Comme les attitudes &#224; l'&#233;gard de ces diff&#233;rents d&#233;fis &#224; la sensibilit&#233; et &#224; l'intelligence diff&#232;rent d'&#233;poque en &#233;poque, les romans, par la force des choses, deviennent avec le temps d'inappr&#233;ciables t&#233;moins (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-La-Marge-" rel="directory"&gt;La Marge&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L99xH150/arton1952-8cdb3.jpg?1699340167' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='99' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;Un roman, c'est avant tout un ensorcellement, il inspire l'envie, s'il est copieux, qu'il ne s'arr&#234;te jamais, qu'il nous captive non pas par son sens du suspense, mais par ce qu'il a &#224; nous dire de nous-m&#234;mes, de nos d&#233;m&#234;l&#233;s avec la famille, l'amour, l'angoisse, l'au-del&#224;, pour ne citer que ces quatre p&#244;les. Comme les attitudes &#224; l'&#233;gard de ces diff&#233;rents d&#233;fis &#224; la sensibilit&#233; et &#224; l'intelligence diff&#232;rent d'&#233;poque en &#233;poque, les romans, par la force des choses, deviennent avec le temps d'inappr&#233;ciables t&#233;moins d'un air du temps, des machines &#224; remonter les &#233;poques, &#224; ne pas les aborder de haut, mais de plein pied avec ceux qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;s dans cette vall&#233;e de larmes qui peut aussi, soyons justes, prendre des allures de f&#234;te. &#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte publi&#233;, le texte lu par l'auteur, et la &#034;Contre-marge&#034;, un commentaire improvis&#233; chaque semaine par Jacques De Decker au micro d'Edmond Morrel.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE ROMAN D'AMOUR MIS EN ABYME&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un roman, c'est avant tout un ensorcellement, il inspire l'envie, s'il est copieux, qu'il ne s'arr&#234;te jamais, qu'il nous captive non pas par son sens du suspense, mais par ce qu'il a &#224; nous dire de nous-m&#234;mes, de nos d&#233;m&#234;l&#233;s avec la famille, l'amour, l'angoisse, l'au-del&#224;, pour ne citer que ces quatre p&#244;les. Comme les attitudes &#224; l'&#233;gard de ces diff&#233;rents d&#233;fis &#224; la sensibilit&#233; et &#224; l'intelligence diff&#232;rent d'&#233;poque en &#233;poque, les romans, par la force des choses, deviennent avec le temps d'inappr&#233;ciables t&#233;moins d'un air du temps, des machines &#224; remonter les &#233;poques, &#224; ne pas les aborder de haut, mais de plein pied avec ceux qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;s dans cette vall&#233;e de larmes qui peut aussi, soyons justes, prendre des allures de f&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quels livres remplissent vraiment ce contrat, peuvent nous transporter comme &#171; La com&#233;die humaine &#187;, &#171; Les grandes esp&#233;rances &#187;, &#171; Guerre et paix &#187; ? Nous faire croire que le moule n'est pas cass&#233; ? Ils ne se bousculent pas, raison de plus pour c&#233;l&#233;brer la traduction fran&#231;aise qui ne suit que de deux ans la version originale du troisi&#232;me roman de Jeffrey Eugenides, &#171; Le roman du mariage &#187; qu'il a lui-m&#234;me intitul&#233; &#171; The Mariage Plot &#187;. Le livre ne passe pas inaper&#231;u, son succ&#232;s va grandissant, le bouche-&#224;-oreille court comme le furet pour proclamer ses m&#233;rites et ce n'est que justice. &lt;br class='autobr' /&gt;
Evangenides parle effectivement de la famille, de l'amour, de l'angoisse et de l'au-del&#224;. Vaste programme qu'il d&#233;fie avec une maestria aussi lucide que divertissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eugenides ne fait pas dans la surproduction. Ce quinquag&#233;naire a d&#233;but&#233; il y a vingt ans, apr&#232;s quelques nouvelles publi&#233;es ici ou l&#224;, avec un premier roman &#171; Virgin Suicides &#187;, qui doit surtout sa r&#233;putation de ce c&#244;t&#233; de l'Atlantique au film &#233;mouvant et fascinant qu'en a tir&#233; Sofia Coppola, dont on sait qu'elle est la digne fille de son p&#232;re. Vint ensuite, dix ans plus tard, &#171; Middlesex &#187; qui lui a valu le tr&#232;s convoit&#233; prix Pulitzer, avant que l'auteur ne nous fasse patienter une fois encore dix ans avant de publier ce &#171; Roman du mariage &#187; qui va le situer, de par le monde, au premier rang des lettres am&#233;ricaines, puisqu'il est n&#233; &#224; Detroit, dans le Michigan, en 1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un rythme de production &#224; la Flaubert, et il partage avec l'auteur de &#171; L'&#233;ducation sentimentale &#187; un souci documentaire des plus scrupuleux et une attention au style d'une acuit&#233; hors du commun. Son dernier roman est d'ailleurs une &#233;ducation sentimentale aussi, mais qui ne se concentre pas sur un unique Fr&#233;d&#233;ric Moreau, mais a trois protagonistes, une jeune femme et deux jeunes gens, la jolie Madeleine, le d&#233;prim&#233; Leonard et le mystique Mitchell. Les deux gar&#231;ons sont &#233;pris de Madeleine, qui pr&#233;f&#232;re le d&#233;prim&#233; au mystique. La situation n'a rien d'exceptionnel, elle est m&#234;me un passage oblig&#233; des lettres anglaises notamment. Madeleine est la premi&#232;re &#224; le savoir, puisqu'&#224; l'universit&#233; Brown o&#249; ils se rencontrent tous les trois, elle pr&#233;pare une th&#232;se sur les romans du mariage de l'&#226;ge classique, ceux que l'on doit &#224; Jane Austen et &#224; George Eliot. Elle aborde donc la question avec un grand bagage culturel, qui permet d'ailleurs &#224; l'auteur de placer en exergue &#224; son livre la c&#233;l&#232;bre phrase de La Rochefoucauld &#171; Il y a des gens qui n'auraient jamais &#233;t&#233; amoureux s'ils n'avaient pas entendu parler de l'amour &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ceci pr&#232;s que l'action se d&#233;roule au d&#233;but des ann&#233;es 80, et que Madeleine, vu qu'elle a des professeurs branch&#233;s, aborde sa mati&#232;re de pr&#233;dilection &#224; la lumi&#232;re des &#171; French thinkers &#187; qui faisaient fureur outre-Atlantique &#224; l'&#233;poque, Roland Barthes et Jacques Derrida en t&#234;te. Une des premi&#232;res sc&#232;nes que se font Madeleine et Leonard consiste d'ailleurs &#224; se renvoyer &#171; Fragments du discours amoureux &#187; &#224; la t&#234;te. Mais pas de quoi s'inqui&#233;ter : &#171; The Marriage Plot &#187; traite de la nouvelle critique comme Moli&#232;re traitait des pr&#233;cieuses ridicules, mais avec infiniment plus de raffinement, de p&#233;n&#233;tration psychologique, d'humour et de m&#233;lancolie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques De Decker, 27 janvier 2013 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les &#034;Marges&#034; s'encha&#238;nent sur quelques mesures de l'allegro moderato alla fuga de la Sonate n&#176;2 de &lt;a href=&#034;http://www.nicolasbacri.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nicolas Bacri&lt;/a&gt; interpr&#233;t&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.eliane-reyes.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Eliane Reyes&lt;/a&gt;. Ce morceau est extrait du r&#233;cent CD enregistr&#233; chez NAXOS des &#034;Oeuvres pour piano de Nicolas Bacri&#034; interpr&#233;t&#233;es par Eliane Reyes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le disque r&#233;unit les oeuvres suivantes : &lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#233;lude et fugue, Op. 91 &lt;br class='autobr' /&gt; Sonate n&#176; 2 &lt;br class='autobr' /&gt; Suite baroque n&#176;1 &lt;br class='autobr' /&gt; Arioso baroccp e fuga monodica a due voci &lt;br class='autobr' /&gt; Deux esquisses lyriques, Op. 13 &lt;br class='autobr' /&gt; Petit pr&#233;lude &lt;br class='autobr' /&gt; L'enfance de l'art, Op 69 &lt;br class='autobr' /&gt; Petites variations sur un th&#232;me dod&#233;caphonique, Op 69&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence : NAXOS 8.572530&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Hubert Nyssen : &#034;Purgatoire ? Connais pas&#034;</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Hubert-Nyssen-Purgatoire-Connais-pas</link>
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		<dc:creator> Edmond Morrel </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#034;...le Nyssen qui s'adresse &#224; nous aujourd'hui, c'est l'&#233;crivain, celui qui fut par trop occult&#233; par les services qu'il rendit au talent des autres, et qu'il &#233;tait pourtant avant tout. Et ce salut de l'au-del&#224; nous vient sous la forme d'un recueil de textes m&#233;connus ou compl&#232;tement in&#233;dits, dans cette collection &#224; laquelle il s'&#233;tait particuli&#232;rement consacr&#233; lorsqu'il avait transmis les r&#234;nes de son entreprise &#224; sa fille, et qu'il avait appel&#233;e &#171; Un endroit ou aller &#187;. (...) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-La-Marge-" rel="directory"&gt;La Marge&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L80xH150/arton1910-c3f78.jpg?1701331172' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='80' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;...le Nyssen qui s'adresse &#224; nous aujourd'hui, c'est l'&#233;crivain, celui qui fut par trop occult&#233; par les services qu'il rendit au talent des autres, et qu'il &#233;tait pourtant avant tout. Et ce salut de l'au-del&#224; nous vient sous la forme d'un recueil de textes m&#233;connus ou compl&#232;tement in&#233;dits, dans cette collection &#224; laquelle il s'&#233;tait particuli&#232;rement consacr&#233; lorsqu'il avait transmis les r&#234;nes de son entreprise &#224; sa fille, et qu'il avait appel&#233;e &#171; Un endroit ou aller &#187;. (...)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte publi&#233;, le texte lu par l'auteur, et la &#034;contre-marge&#034;, un commentaire improvis&#233; par Jacques De Decker au micro d'Edmond Morrel.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PURGATOIRE ? CONNAIS PAS&lt;/strong&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelque chose d'&#233;mouvant &#224; voir para&#238;tre un livre d'un auteur qui ne fait plus, depuis peu, partie du r&#232;gne des vivants. Comme si le r&#234;ve litt&#233;raire par excellence s'exau&#231;ait, celui de prolonger la pr&#233;sence de l'&#233;crivain au-del&#224; de sa mort physique. Cela se passe, ces temps-ci, avec des livres de Henri Bauchau, qui aura manqu&#233; de si pr&#232;s d'atteindre le si&#232;cle, qui fait l'objet de quantit&#233;s d'hommages en ce d&#233;but d'ann&#233;e, hommages con&#231;us pour saluer le doyen des lettres belges, et qui deviennent, du fait de sa disparition, des c&#233;l&#233;brations du centenaire de sa naissance. Il se passe quelque chose de comparable avec Hubert Nyssen, qui fut l'&#233;diteur de son ami Bauchau, qui lui permit de se d&#233;ployer, l'aida &#224; atteindre la pl&#233;nitude de son talent, puisque quelques-uns de ses ma&#238;tres-livres, &#171; Antigone &#187; pour commencer, parurent &#224; l'enseigne de Actes Sud, la maison qu'il avait fond&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le Nyssen qui s'adresse &#224; nous aujourd'hui, c'est l'&#233;crivain, celui qui fut par trop occult&#233; par les services qu'il rendit au talent des autres, et qu'il &#233;tait pourtant avant tout. Et ce salut de l'au-del&#224; nous vient sous la forme d'un recueil de textes m&#233;connus ou compl&#232;tement in&#233;dits, dans cette collection &#224; laquelle il s'&#233;tait particuli&#232;rement consacr&#233; lorsqu'il avait transmis les r&#234;nes de son entreprise &#224; sa fille, et qu'il avait appel&#233;e &#171; Un endroit ou aller &#187;. De l'endroit o&#249; il s'en est all&#233;, il nous adresse ces &#171; Dits et in&#233;dits &#187; qui n'ont rien de fonds de tiroir, bien au contraire, qui pourraient bien &#234;tre quelques noyaux de son &#233;difice litt&#233;raire, dont on sait combien il est coh&#233;rent, se d&#233;ployant, comme j'ai pu le dire lorsque que j'ai eu l'honneur de l'accueillir &#224; l'Acad&#233;mie Royale de Langue et de Litt&#233;rature Fran&#231;aises de Belgique, en une fascinante arborescence. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le livre est compos&#233; de deux volets. D'abord une &#171; Imagerie d&#233;licieuse &#187;, autobiographie pr&#233;coce, &#233;crite vers l'&#226;ge de vingt ans, qui sera une source inappr&#233;ciable pour les chercheurs qui d&#233;j&#224; se penchent sur son &#339;uvre, surtout depuis que ses archives, &#224; l'initiative de Pascal Durand, ont &#233;t&#233; r&#233;unies &#224; l'universit&#233; de Li&#232;ge. Ensuite une dizaine de nouvelles dont certaines peuvent figurer parmi ce qu'il a &#233;crit de plus admirable. Il s'y montre un ma&#238;tre du genre, que j'ai la tentation de rapprocher de Henry James, &#224; qui l'on doit quelques tours de force in&#233;gal&#233;s en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une, &#171; La force du bleu &#187;, qui s'amuse &#224; montrer comment un retard dans le m&#233;tro parisien peut faire basculer un destin, est une superbe d&#233;monstration de prescience psychologique tendre et ironique &#224; la fois. L'autre est si belle que je voudrais l'offrir en guise de cadeau de No&#235;l aux fid&#232;les de la &#171; Marge &#187; et la &#171; Contremarge &#187;. Elle t&#233;moigne de la passion du th&#233;&#226;tre qui &#233;tait peut-&#234;tre ce qui nous rapprochait le plus, de la fascination qu'&#224; juste titre les com&#233;diennes exer&#231;aient sur lui, et de la connaissance intime qu'il avait de l'alchimie litt&#233;raire. Nyssen a mis deux fois des actrices au centre d'un roman, c'est le cas d' &#171; Eleonore &#224; Dresde &#187; et des &#171; Ruines de Rome &#187;. Nancy Huston, &#233;crivain bien s&#251;r, mais aussi com&#233;dienne, elle aussi &#233;dit&#233;e par Hubert Nyssen, a bien d&#233;fini la place de la femme dans son univers. &#171; Il savait qu'il avait mille choses &#224; apprendre tant du corps des femmes que de leur esprit &#187;, &#233;crivit-elle. Les quinze pages de ce &#171; Miroir invisible &#187; en donnent une superbe illustration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bons v&#339;ux et bonne &#233;coute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques De Decker, 19 d&#233;cembre 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Dits et In&#233;dits&#034; de Hubert Nyssen est publi&#233; aux Editions Actes Sud dans la collection &lt;a href=&#034;http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/dits-et-inedits&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&#034;Un endroit o&#249; aller&#034;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les &#034;Marges&#034; s'encha&#238;nent sur quelques mesures de l'allegro moderato alla fuga de la Sonate n&#176;2 de &lt;a href=&#034;http://www.nicolasbacri.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nicolas Bacri&lt;/a&gt; interpr&#233;t&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.eliane-reyes.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Eliane Reyes&lt;/a&gt;. Ce morceau est extrait du r&#233;cent CD enregistr&#233; chez NAXOS des &#034;Oeuvres pour piano de Nicolas Bacri&#034; interpr&#233;t&#233;es par Eliane Reyes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le disque r&#233;unit les oeuvres suivantes : &lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#233;lude et fugue, Op. 91 &lt;br class='autobr' /&gt; Sonate n&#176; 2 &lt;br class='autobr' /&gt; Suite baroque n&#176;1 &lt;br class='autobr' /&gt; Arioso baroccp e fuga monodica a due voci &lt;br class='autobr' /&gt; Deux esquisses lyriques, Op. 13 &lt;br class='autobr' /&gt; Petit pr&#233;lude &lt;br class='autobr' /&gt; L'enfance de l'art, Op 69 &lt;br class='autobr' /&gt; Petites variations sur un th&#232;me dod&#233;caphonique, Op 69&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence : NAXOS 8.572530&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;Exhumation d'un continent litt&#233;raire&#034; : dernier volume de la correspondance de Ghelderode &#233;tablie et annot&#233;e par Roland Beyen</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Exhumation-d-un-continent-litteraire-dernier-volume-de-la-correspondance-de</link>
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		<dc:date>2012-12-11T10:17:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Edmond Morrel </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#034;C'est probablement la plus vaste entreprise &#233;ditoriale jamais tent&#233;e dans la litt&#233;rature belge. Qu'on en juge : onze volumes d'en moyenne sept cents pages, douze si on y ajoute l'index, publi&#233;s en plus de vingt ans, mais ayant n&#233;cessit&#233; de la part d'un chercheur acharn&#233; plus d'un demi-si&#232;cle de travail, d'efforts, d'investissement psychique, physique et financier. D'un point de vue strictement mat&#233;riel, c'est d&#233;j&#224; ph&#233;nom&#233;nal. (...)&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-La-Marge-" rel="directory"&gt;La Marge&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L105xH150/arton1894-63e7e.jpg?1701331172' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='105' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;C'est probablement la plus vaste entreprise &#233;ditoriale jamais tent&#233;e dans la litt&#233;rature belge. Qu'on en juge : onze volumes d'en moyenne sept cents pages, douze si on y ajoute l'index, publi&#233;s en plus de vingt ans, mais ayant n&#233;cessit&#233; de la part d'un chercheur acharn&#233; plus d'un demi-si&#232;cle de travail, d'efforts, d'investissement psychique, physique et financier. D'un point de vue strictement mat&#233;riel, c'est d&#233;j&#224; ph&#233;nom&#233;nal. (...)&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte publi&#233;, le texte lu par l'auteur, et la &#034;contre-marge&#034;, un commentaire improvis&#233; par Jacques De Decker au micro d'Edmond Morrel.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EXHUMATION D'UN CONTINENT LITTERAIRE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est probablement la plus vaste entreprise &#233;ditoriale jamais tent&#233;e dans la litt&#233;rature belge. Qu'on en juge : onze volumes d'en moyenne sept cents pages, douze si on y ajoute l'index, publi&#233;s en plus de vingt ans, mais ayant n&#233;cessit&#233; de la part d'un chercheur acharn&#233; plus d'un demi-si&#232;cle de travail, d'efforts, d'investissement psychique, physique et financier. D'un point de vue strictement mat&#233;riel, c'est d&#233;j&#224; ph&#233;nom&#233;nal. Du point de vue intellectuel, c'est l'exhumation spectaculaire de toute une part d'une &#339;uvre, du continent englouti d'un monde, et de beaucoup plus qu'un compl&#233;ment d'une activit&#233; cr&#233;atrice qui r&#233;siderait principalement ailleurs. Ghelderode, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est d'abord connu comme dramaturge, bien s&#251;r. On appr&#233;cie de plus en plus le conteur aussi, principalement pour ses &#171; Sortil&#232;ges &#187; que l'on trouve dans la belle collection &#171; L'Imaginaire &#187; chez Gallimard, o&#249; ce recueil occupe tr&#232;s l&#233;gitiment sa place aupr&#232;s des plus grands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'on n'ignorera plus d&#233;sormais que Michel de Ghelderode est un fabuleux &#233;pistolier, un artiste de la correspondance comme on l'&#233;tait dans les temps anciens, temps anciens qu'il prolongea jusque dans la seconde moiti&#233; du si&#232;cle dernier, c'est-&#224;-dire bien apr&#232;s l'invention du t&#233;l&#233;phone qui allait r&#233;duire consid&#233;rablement la r&#233;daction manuelle des messages, et apr&#232;s l'introduction de la machine &#224; &#233;crire, &#224; laquelle Ghelderode r&#233;pugnait &#224; avoir recours. Il pr&#233;f&#233;rait tenir la plume, et coucher sur le papier les arabesques que sa main &#233;maci&#233;e y dessinait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ghelderode &#233;tait un &#233;gar&#233; historique. Il &#233;tait &#224; la fois de son &#233;poque et par ailleurs aussi contemporain des temps christiques que de l'occupation espagnole, un des multiples espaces-temps r&#233;volus o&#249; il se mouvait avec la plus d&#233;sarmante aisance. Son &#171; Barrabas &#187;, l'une de ses pi&#232;ces les plus c&#233;l&#232;bres, est, comme une toile de Brueghel, la transposition dans le Brabant des quinzi&#232;me et seizi&#232;me si&#232;cle de l'&#233;pisode narr&#233; dans les Evangiles. Ghelderode entreprit de la sorte d'innombrables voyages dans le pass&#233; qui pour lui ne passait jamais. Et il se comportait en scribe comme on en voit dans les tableaux de Quentin Metsijs, assis &#224; son &#233;tabli, et adressant ainsi des missives &#224; des amis proches ou lointains, traitant avec le m&#234;me naturel un vieil ami de guindaille du temps de sa jeunesse et un savant professeur de quelque universit&#233; am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; un savant professeur que l'on doit ce monument litt&#233;raire sans pareil. Une pure cr&#233;ature du monde intellectuel. belge, fils de p&#234;cheur westendais, form&#233; &#224; l'universit&#233; de Leuven, l'une des plus vieilles d'Europe, &#233;lu au sein de l'Acad&#233;mie royale de Langue et de Litt&#233;rature fran&#231;aises de Belgique il y a presque vingt ans, qui a mis tout son savoir et toute sa passion dans la r&#233;colte de milliers de lettres, et dans leur patient examen critique et scientifique, au point que ces volumes sont, en fait de texte, de son cru au moins autant que de Michel de Ghelderode lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelque chose de d&#233;risoire &#224; commenter en quelques mots une &#339;uvre colossale qui en compte des centaines de milliers, soit frapp&#233;s au sceau de l'invention, voire du d&#233;lire dans le chef de Ghelderode, soit &#224; celui de la rigueur interpr&#233;tative chez &lt;a href=&#034;http://www.arllfb.be/composition/membres/beyen.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Roland Beyen&lt;/a&gt;, v&#233;ritable auteur de la performance. Nourrie d'une g&#233;n&#233;rosit&#233; inou&#239;e &#224; l'&#233;gard de l'&#233;crivain auquel Beyen accorde une nouvelle vie, mais dirig&#233;e aussi vers ses disciples chercheurs &#224; qui il offre une mati&#232;re d'&#233;tude inestimable, cette &#171; Correspondance &#187; est un jalon monumental au fil de cet improbable ph&#233;nom&#232;ne qu'est la litt&#233;rature fran&#231;aise de Belgique. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Jacques De Decker, le 11 d&#233;cembre 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les &#034;Marges&#034; s'encha&#238;nent sur quelques mesures de l'allegro moderato alla fuga de la Sonate n&#176;2 de &lt;a href=&#034;http://www.nicolasbacri.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nicolas Bacri&lt;/a&gt; interpr&#233;t&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.eliane-reyes.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Eliane Reyes&lt;/a&gt;. Ce morceau est extrait du r&#233;cent CD enregistr&#233; chez NAXOS des &#034;Oeuvres pour piano de Nicolas Bacri&#034; interpr&#233;t&#233;es par Eliane Reyes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le disque r&#233;unit les oeuvres suivantes : &lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#233;lude et fugue, Op. 91 &lt;br class='autobr' /&gt; Sonate n&#176; 2 &lt;br class='autobr' /&gt; Suite baroque n&#176;1 &lt;br class='autobr' /&gt; Arioso baroccp e fuga monodica a due voci &lt;br class='autobr' /&gt; Deux esquisses lyriques, Op. 13 &lt;br class='autobr' /&gt; Petit pr&#233;lude &lt;br class='autobr' /&gt; L'enfance de l'art, Op 69 &lt;br class='autobr' /&gt; Petites variations sur un th&#232;me dod&#233;caphonique, Op 69&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence : NAXOS 8.572530&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#034;Amour&#034; de Michael Haneke : &#034;Le cin&#233;ma comme suppl&#233;ment d'&#226;me&#034;</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Amour-de-Michael-Haneke-Le-cinema-comme-supplement-d-ame</link>
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		<dc:date>2012-12-06T12:58:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Edmond Morrel </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#034;Une centaine de minutes d'images mobiles, presque toutes capt&#233;es dans un appartement que ne hantent plus que deux &#234;tres sur le point de s'envoler comme le pigeon qui, de temps &#224; autres, &#224; la faveur d'une fen&#234;tre non close, s'aventure dans le hall d'entr&#233;e et parfois dans le vestibule. Ces images sont en train de bouleverser le monde.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte publi&#233;, le texte lu par l'auteur, et la &#034;contre-marge&#034;, un commentaire improvis&#233; par Jacques De (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L112xH150/arton1890-a370d.jpg?1701331172' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='112' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;Une centaine de minutes d'images mobiles, presque toutes capt&#233;es dans un appartement que ne hantent plus que deux &#234;tres sur le point de s'envoler comme le pigeon qui, de temps &#224; autres, &#224; la faveur d'une fen&#234;tre non close, s'aventure dans le hall d'entr&#233;e et parfois dans le vestibule. Ces images sont en train de bouleverser le monde.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte publi&#233;, le texte lu par l'auteur, et la &#034;contre-marge&#034;, un commentaire improvis&#233; par Jacques De Decker au micro d'Edmond Morrel.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE CINEMA COMME SUPPLEMENT D'AME&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une centaine de minutes d'images mobiles, presque toutes capt&#233;es dans un appartement que ne hantent plus que deux &#234;tres sur le point de s'envoler comme le pigeon qui, de temps &#224; autres, &#224; la faveur d'une fen&#234;tre non close, s'aventure dans le hall d'entr&#233;e et parfois dans le vestibule. Ces images sont en train de bouleverser le monde. Cela ne se mesure pas seulement aux distinctions qui pleuvent sur ce film depuis sa premi&#232;re projection dans un festival. Il a valu &#224; son r&#233;alisateur sa deuxi&#232;me palme d'or, mais les jurys cannois sont devenus trop coutumiers de ce genre de doubl&#233; pour qu'une telle r&#233;cidive soit encore vraiment significative. Plus indicative est la remise, l'autre jour, sur l'&#238;le de Malte, des quatre prix les plus importants de l'Acad&#233;mie europ&#233;enne du cin&#233;ma &#224; la m&#234;me &#339;uvre, d&#233;j&#224; couverte de m&#233;dailles, et sans que personne ne s'indigne de cette d&#233;ferlante. Puisque, tout simplement, &#171; Amour &#187; de Michael Haneke rend son plein sens &#224; une expression de plus en plus d&#233;valu&#233;e aujourd'hui, celle de chef-d'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des perversions du terme, c'est que l'on s'en sert &#224; tours de bras, sans avoir laiss&#233; au temps son r&#244;le de condensation et de confirmation. La rotation des oeuvres d'art est tellement acc&#233;l&#233;r&#233;e aujourd'hui, pour des raisons strictement marchandes, que l'on a d&#233;tourn&#233; le sens de l'expression pour ne plus en faire qu'un argument de vente. Elle est tr&#232;s belle, cependant, pour autant qu'elle r&#233;ponde aux exigences qui devraient accompagner son usage. Un : que l'ouvrage domine l'activit&#233; de son cr&#233;ateur, qu'il en soit l'accomplissement, comme &#224; l'&#233;poque o&#249; le mot fut forg&#233; par les artisans anciens dont le travail &#233;tait jug&#233; par leurs pairs. Deux : qu'il soit d'un apport incontestable &#224; l'humanit&#233;. Trois : qu'il repr&#233;sente, dans la discipline exerc&#233;e, un r&#233;el jalon, qui frappe de v&#233;tust&#233; ce qui l'a pr&#233;c&#233;d&#233;, qui en appelle &#224; un nouvel exercice de l'art qu'il illustre. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Amour &#187; r&#233;pond &#224; ces trois crit&#232;res. Ce que Michael Haneke a r&#233;alis&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent se trouve transcend&#233; par ce film-ci. On comprend mieux ce qui le motivait depuis longtemps : pratiquer un cin&#233;ma qui traque la v&#233;rit&#233;, cette v&#233;rit&#233; dont L&#233;onard de Vinci disait qu'elle &#171; a une telle excellence qu'en louant les petites choses, elle les rend nobles &#187;. Or, ce film y parvient presque tout le temps, &#224; rendre les petites choses nobles, comme de montrer qu'une sali&#232;re vide peut pr&#233;sager d'une catastrophe. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, dans sa qu&#234;te, le cin&#233;aste n'&#233;tait pas encore parvenu &#224; une telle ma&#238;trise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en cela que son film nous fait progresser : il affine notre regard, il est comme une loupe pos&#233;e sur le r&#233;el, il nous force &#224; voir ce que l'on se gardait de regarder en face. Jean Genet disait en substance qu'une &#339;uvre qui n'agirait sur notre &#226;me serait vaine : ce film-ci non seulement nous remue l'&#226;me, mais nous fait souvenir que nous en avons une, et qu'un de ses refuges est l'amour, un mot qui ne lui est pas apparent&#233; par hasard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'importance du film vient de ce qu'il rappelle au cin&#233;ma ce dont il est capable, et qui est diam&#233;tralement oppos&#233; &#224; ce qu'il fait d'ordinaire, c'est-&#224;-dire nous hypnotiser, nous halluciner. Le cin&#233;ma a &#233;t&#233; le langage par excellence du si&#232;cle pass&#233;, celui qui industrialisa les dictatures. Haneke, qui sait ce qu'il combat, fait ici exactement le contraire : il nous ouvre les yeux sur ce que nous nous emp&#234;chons de voir. Le cin&#233;ma n'en sort bien &#233;videmment que grandi. Pourvu qu'il en prenne de la graine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques De Decker, 5 d&#233;cembre 2012.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les &#034;Marges&#034; s'encha&#238;nent sur quelques mesures de l'allegro moderato alla fuga de la Sonate n&#176;2 de &lt;a href=&#034;http://www.nicolasbacri.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nicolas Bacri&lt;/a&gt; interpr&#233;t&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.eliane-reyes.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Eliane Reyes&lt;/a&gt;. Ce morceau est extrait du r&#233;cent CD enregistr&#233; chez NAXOS des &#034;Oeuvres pour piano de Nicolas Bacri&#034; interpr&#233;t&#233;es par Eliane Reyes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le disque r&#233;unit les oeuvres suivantes : &lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#233;lude et fugue, Op. 91 &lt;br class='autobr' /&gt; Sonate n&#176; 2 &lt;br class='autobr' /&gt; Suite baroque n&#176;1 &lt;br class='autobr' /&gt; Arioso baroccp e fuga monodica a due voci &lt;br class='autobr' /&gt; Deux esquisses lyriques, Op. 13 &lt;br class='autobr' /&gt; Petit pr&#233;lude &lt;br class='autobr' /&gt; L'enfance de l'art, Op 69 &lt;br class='autobr' /&gt; Petites variations sur un th&#232;me dod&#233;caphonique, Op 69&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence : NAXOS 8.572530&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;La v&#233;rit&#233; sur l'affaire Harry Quebert&#034; de Jo&#235;l Dicker aux Editions De Fallois</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/La-verite-sur-l-affaire-Harry-Quebert-de-Joel-Dicker-aux-Editions-De-Fallois</link>
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		<dc:date>2012-11-28T09:12:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Edmond Morrel </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; La V&#233;rit&#233; sur l'Affaire Harry Quebert &#187; est avant une extraordinaire r&#233;serve de plaisir de lecture. Et le public, qui a le nez fin, ne s'y est bien entendu pas tromp&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte publi&#233;, le texte lu par l'auteur, et la &#034;contre-marge&#034;, un commentaire improvis&#233; par Jacques De Decker au micro d'Edmond Morrel. &lt;br class='autobr' /&gt;
LA VERITE SUR &#171; LA VERITE SUR L'AFFAIRE &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les ann&#233;es litt&#233;raires qui, comme chacun sait, en francophonie du moins, commencent &#224; l'automne, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-La-Marge-" rel="directory"&gt;La Marge&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L104xH150/arton1878-b0d4e.jpg?1701331172' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='104' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; La V&#233;rit&#233; sur l'Affaire Harry Quebert &#187; est avant une extraordinaire r&#233;serve de plaisir de lecture. Et le public, qui a le nez fin, ne s'y est bien entendu pas tromp&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte publi&#233;, le texte lu par l'auteur, et la &#034;contre-marge&#034;, un commentaire improvis&#233; par Jacques De Decker au micro d'Edmond Morrel.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA VERITE SUR &#171; LA VERITE SUR L'AFFAIRE &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es litt&#233;raires qui, comme chacun sait, en francophonie du moins, commencent &#224; l'automne, ne se d&#233;signent pas par un mill&#233;sime, mais par un titre. Ainsi, il y eut, voici cinq ans, celle marqu&#233;e par &#171; Les bienveillantes &#187; de Jonathan Littel. 2013 entrera dans l'histoire sous le signe de &#171; La V&#233;rit&#233; sur l'Affaire Harry Quebert &#187; de Jo&#235;l Dicker. Les deux livres ont rafl&#233; quelques prix, ont &#233;t&#233; le fruit d'une brillante man&#339;uvre &#233;ditoriale, et atteint de gros, de tr&#232;s gros tirages. Je me permettrai de dire que le &#171; Dicker &#187;, sorti de presse il y a trois mois, va faire beaucoup mieux que le Littel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord &#171; Les Bienveillantes &#187; est, &#224; part quelques publications annexes sans commune mesure avec le roman qui r&#233;v&#233;la son auteur, rest&#233; sans suite, alors que tout porte &#224; croire que Jo&#235;l Dicker n'en restera pas l&#224;, il est dot&#233; d'une trop grande jubilation d'&#233;criture pour cela. Ensuite son succ&#232;s se confirmera forc&#233;ment en traductions, alors que &#171; Les Bienveillantes &#171; a d&#233;&#231;u tant le public anglo-saxon qu'allemand, les deux zones linguistiques o&#249; l'on croyait qu'il allait faire un malheur. Les Anglais n'y ont trouv&#233; qu'un pesant pensum, les Allemands qu'une vision boursoufl&#233;e et caricaturale de la plus grande catastrophe de leur histoire. Dans le cas de &#171; La V&#233;rit&#233; sur l'Affaire Harry Quebert &#187; les droits &#233;trangers, para&#238;t-il, s'arrachent, et il est plus que probable que les Am&#233;ricains vont faire la f&#234;te &#224; un livre qui se marque par une telle adh&#233;sion &#224; leur culture propre, dans ce qu'elle a de plus attachant, de plus s&#233;duisant, de plus irr&#233;sistible m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jo&#235;l Dicker est un Helv&#232;te de 27 ans qui, au micro d'Edmond Morrel, a confi&#233; qu'il avait, dans ses jeunes ann&#233;es, beaucoup s&#233;journ&#233; dans le Maine, le New Hampshire, bref dans cette nouvelle Angleterre romanesque &#224; souhait. Ce qu'il n'a pas fait, c'est confirmer &#224; son intervieweur qui citait les noms de Stephen King et de John Irving, qu'il les avait lus et bien lus, et que son ouvrage &#233;tait un hommage &#233;vident comme le nez au milieu de la figure &#224; leur imaginaire et &#224; leur volupt&#233; de conter. Sans King, trouverait-on dans ce roman cette Nola qui a tout d'une Lola, d'une Lulu, d'une Lilith, femme enfant qui ensorcelle les hommes et vit elle-m&#234;me dans un monde o&#249; le fantasme l'emporte sur la perception &#171; normale &#187; du r&#233;el, dont on ne sait si elle a &#233;t&#233; ou non martyris&#233;e par sa m&#232;re et dont le p&#232;re pasteur a tout l'air d'un exorciste, mais d'un exorciste de parodie ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Sans Irving, serions-nous a ce point captiv&#233; par cette petite bourgade o&#249; chaque figure est caract&#233;ris&#233;e avec saveur par ses manies, son physique, son parler, restitu&#233;s avec une infinie tendresse amus&#233;e ? Hugo jeune se voulait Chateaubriand ou rien, le jeune Dicker s'est trouv&#233; des ma&#238;tres en ces auteurs qui ont pr&#233;f&#233;r&#233; passer par le succ&#232;s avant d'acc&#233;der aux anthologies et aux abr&#233;g&#233;s d'histoire litt&#233;raire. Dicker sur ce point, ne doit m&#234;me pas ronger son frein : au bord du lac L&#233;man, il a d&#233;j&#224; rejoint Amiel, Ramuz et Valloton, dont on ne doit pas oublier qu'il n'&#233;tait pas que peintre, mais aussi &#233;crivain, Ce qui est tout profit pour la francophonie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce propos, ne perdons pas de vue que ses deux &#233;diteurs, Vladimir Dimitrijevitch, le Serbe devenu Suisse, et Bernard de Fallois, doyen de sa profession en France, ont bien m&#233;rit&#233; des lettres belges. L'un a m&#234;me &#233;t&#233; sacr&#233;, au lendemain de sa mort, le meilleur des &#233;diteurs belges, tant il avait d&#233;fendu d'auteurs de nos contr&#233;es. L'autre, ne l'oublions pas, a &#233;t&#233; le confident de Simenon et le fid&#232;le r&#233;v&#233;lateur de l'&#339;uvre d'Hugo Claus en fran&#231;ais. En d'autres termes, nous sommes bien plac&#233;s pour savoir les d&#233;couvreurs que fut l'un des deux et que demeure l'autre.Lorsque deux grands professionnels de ce calibre reconnaissant les m&#233;rit&#233;s d'un nouveau venu, on peut leur faire confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'immense sans faute de ce pav&#233; &#233;tourdissant dans les librairies s'explique surtout par ses qualit&#233;s propres. Cette &#171; V&#233;rit&#233; sur l'Affaire Harry Quebert &#187; est avant une extraordinaire r&#233;serve de plaisir de lecture. Et le public, qui a le nez fin, ne s'y est bien entendu pas tromp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques De Decker, 27 novembre 2012.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edmond Morrel a rencontr&#233; Jo&#235;l Dicker pour &#034;espace-livres.be&#034;. Vous pouvez prolonger la Marge et la Contre-Marge &lt;a href=&#034;http://www.demandezleprogramme.be/La-verite-sur-l-Affaire-Harry&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;en &#233;coutant cet entretien&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les &#034;Marges&#034; s'encha&#238;nent sur quelques mesures de l'allegro moderato alla fuga de la Sonate n&#176;2 de &lt;a href=&#034;http://www.nicolasbacri.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nicolas Bacri&lt;/a&gt; interpr&#233;t&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.eliane-reyes.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Eliane Reyes&lt;/a&gt;. Ce morceau est extrait du r&#233;cent CD enregistr&#233; chez NAXOS des &#034;Oeuvres pour piano de Nicolas Bacri&#034; interpr&#233;t&#233;es par Eliane Reyes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le disque r&#233;unit les oeuvres suivantes : &lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#233;lude et fugue, Op. 91 &lt;br class='autobr' /&gt; Sonate n&#176; 2 &lt;br class='autobr' /&gt; Suite baroque n&#176;1 &lt;br class='autobr' /&gt; Arioso baroccp e fuga monodica a due voci &lt;br class='autobr' /&gt; Deux esquisses lyriques, Op. 13 &lt;br class='autobr' /&gt; Petit pr&#233;lude &lt;br class='autobr' /&gt; L'enfance de l'art, Op 69 &lt;br class='autobr' /&gt; Petites variations sur un th&#232;me dod&#233;caphonique, Op 69&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence : NAXOS 8.572530&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;Pour en finir joyeusement avec l'ann&#233;e&#034; : le dictionnaire amoureux de l'humour de Jean-Loup Chiflet</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Pour-en-finir-joyeusement-avec-l-annee-le-dictionnaire-amoureux-de-l-humour-de</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Edmond Morrel </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#034;La merveille en question ? Le ma&#238;tre-achat par ces temps de festivit&#233;s obligatoires proches, de Saint Nicolas &#224; l'Epiphanie, &#224; savoir ce &#171; Dictionnaire amoureux de l'humour &#187; dont on ne peut que rendre gr&#226;ce &#224; Jean-Loup Chiflet d'&#234;tre arriv&#233; &#224; le mener &#224; bonne fin. Car le grand d&#233;fi de l'entreprise est l&#224; : &#233;tudier, inventorier, synth&#233;tiser une mati&#232;re que l'on croit incompatible avec l'esprit de s&#233;rieux. Alors qu'il s'agit du contraire : l'humour ridiculise le s&#233;rieux, l'envoie se faire voir ailleurs, et rend (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-La-Marge-" rel="directory"&gt;La Marge&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L99xH150/arton1848-b8d2f.png?1701331172' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='99' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;La merveille en question ? Le ma&#238;tre-achat par ces temps de festivit&#233;s obligatoires proches, de Saint Nicolas &#224; l'Epiphanie, &#224; savoir ce &#171; Dictionnaire amoureux de l'humour &#187; dont on ne peut que rendre gr&#226;ce &#224; Jean-Loup Chiflet d'&#234;tre arriv&#233; &#224; le mener &#224; bonne fin. Car le grand d&#233;fi de l'entreprise est l&#224; : &#233;tudier, inventorier, synth&#233;tiser une mati&#232;re que l'on croit incompatible avec l'esprit de s&#233;rieux. Alors qu'il s'agit du contraire : l'humour ridiculise le s&#233;rieux, l'envoie se faire voir ailleurs, et rend au rire ce qui revient au rire, la place centrale dans nos vies, ce qui nous aide &#224; les subir et m&#234;me, comme de savants m&#233;decins le professent, &#224; les prolonger. &#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte publi&#233;, le texte lu par l'auteur, et la &#034;contre-marge&#034;, un commentaire improvis&#233; par Jacques De Decker au micro d'Edmond Morrel.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;POUR EN FINIR JOYEUSEMENT AVEC L'ANNEE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des livres &#8211;pr&#233;cisons qu'ils sont rares &#8211; dont on a envie de dire : achetez-le, empruntez-le, volez-le par ces temps de grande n&#233;cessit&#233;, et reparlons-en quand vous l'aurez lu. Il est probable que le colloque en question pourrait se faire attendre, parce qu'une fois entr&#233; dans l'ouvrage, par n'importe quelle porte, et elles sont innombrables, on n'a plus envie d'en sortir. De plus, qui se procurera ce livre n'aura de cesse de r&#233;&#233;diter son acquisition, pour en faire profiter ses amis, dans la certitude que cela garantira quelques rencontres plaisantes, qui ne seront plus confisqu&#233;es par les j&#233;r&#233;miades sur l'&#233;tat de l'euro, le degr&#233; d'incomp&#233;tence de nos gouvernants ou la rage des homosexuels qui veulent &#224; tout prix s'exposer aux affres de la conjugalit&#233;. A moins que les m&#233;dias et les pouvoirs pr&#233;f&#232;rent parler des revendications des aspirants au mariage unisex que de la plainte des humili&#233;s et offens&#233;s plus d&#233;munis qu'au temps de Dostoievski.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La merveille en question ? Le ma&#238;tre-achat par ces temps de festivit&#233;s obligatoires proches, de Saint Nicolas &#224; l'Epiphanie, &#224; savoir ce &#171; Dictionnaire amoureux de l'humour &#187; dont on ne peut que rendre gr&#226;ce &#224; Jean-Loup Chiflet d'&#234;tre arriv&#233; &#224; le mener &#224; bonne fin. Car le grand d&#233;fi de l'entreprise est l&#224; : &#233;tudier, inventorier, synth&#233;tiser une mati&#232;re que l'on croit incompatible avec l'esprit de s&#233;rieux. Alors qu'il s'agit du contraire : l'humour ridiculise le s&#233;rieux, l'envoie se faire voir ailleurs, et rend au rire ce qui revient au rire, la place centrale dans nos vies, ce qui nous aide &#224; les subir et m&#234;me, comme de savants m&#233;decins le professent, &#224; les prolonger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui est ce Jean-Loup Chiflet ? Un &#233;crivain clandestin qui a pourtant une soixantaine de titres au compteur. Alors, comment se fait-il qu'il ait &#233;chapp&#233; aux radars de la notori&#233;t&#233; litt&#233;raire ? Parce que ses titres sont si r&#233;ussis qu'ils &#233;clipsent leur auteur : &#171; La th&#233;i&#232;re de Chardin &#187;, &#171; L'almaniaque de la France profonde &#187;, &#171; La Khom&#233;nie du pouvoir &#187; et puis, paru en 1985, &#171; Sky my husband &#187;, plaisanterie qui est devenue la m&#233;thode d'anglais la plus pris&#233;s des candidats ^polyglottes, et de leurs correspondants d'outre-Manche qui se sont mis &#224; apprendre le fran&#231;ais au moyen du m&#234;me agglom&#233;rat de calques et de faux-amis. Responsable d'autres attentats contre la morosit&#233; r&#233;gnante comme &#171; Le dictionnaire des mots qui n'existent pas &#187; la machine de guerre contre l'addiction au ballon rond &#171; Rien &#224; foot &#187; (commis avec la complicit&#233; de Cabu) ou &#171; Wit spirit &#187; qui t&#233;moigne d'une m&#234;me pr&#233;dilection pour l'humour anglo-saxon, Jean-Loup Chiflet qui, comme &#233;diteur, s'est mis &#224; son compte &#224; l'enseigne de &#171; Chiflet et compagnie &#187;, a une quantit&#233; monumentale de tours dans son sac.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;tait, de ce fait, l'homme providentiel &#224; qui Jean-Claude Simo&#235;n, l'inventeur et l'entra&#238;neur de la collection des &#171; Dictionnaires amoureux &#187; se devait de commander celui de l'humour. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;sultat, r&#233;p&#233;tons-le, d&#233;fie le r&#233;sum&#233;, le commentaire et la critique. Il est bourr&#233; jusqu'&#224; la gueule de jeux de mots et d'id&#233;es tous s&#233;lectionn&#233;s dans le peloton de t&#234;tes des vrais amuseurs, qui ne sont pas ces d&#233;biteurs d'&#226;neries auxquels les m&#233;dias nous condamnent, mais de vrais aventuriers de l'esprit qui savent qu'on n'&#233;chappe pas plus dignement &#224; la condition humaine qu'en s'en gaussant. Et parmi ces hardis serviteurs du non-sens qui est souvent du sur-sens, les Belges r&#233;pondent pr&#233;sents plus souvent qu'&#224; leur tour, ce dont Chiflet, pas cocardier pour un sou, convient parfaitement, nous glissant subtilement aux pieds les pantoufles du chauvinisme imb&#233;cile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques De Decker, 20 novembre 2012.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edmond Morrel a rencontr&#233; Jean-Loup Chiflet pour &#034;espace-livres.be&#034;. Vous pouvez prolonger la Marge et la Contre-Marge &lt;a href=&#034;http://www.demandezleprogramme.be/Pour-en-finir-joyeusement-avec-l?rtr=y&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;en &#233;coutant cet entretien&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les &#034;Marges&#034; s'encha&#238;nent sur quelques mesures de l'allegro moderato alla fuga de la Sonate n&#176;2 de &lt;a href=&#034;http://www.nicolasbacri.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nicolas Bacri&lt;/a&gt; interpr&#233;t&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.eliane-reyes.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Eliane Reyes&lt;/a&gt;. Ce morceau est extrait du r&#233;cent CD enregistr&#233; chez NAXOS des &#034;Oeuvres pour piano de Nicolas Bacri&#034; interpr&#233;t&#233;es par Eliane Reyes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le disque r&#233;unit les oeuvres suivantes : &lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#233;lude et fugue, Op. 91 &lt;br class='autobr' /&gt; Sonate n&#176; 2 &lt;br class='autobr' /&gt; Suite baroque n&#176;1 &lt;br class='autobr' /&gt; Arioso baroccp e fuga monodica a due voci &lt;br class='autobr' /&gt; Deux esquisses lyriques, Op. 13 &lt;br class='autobr' /&gt; Petit pr&#233;lude &lt;br class='autobr' /&gt; L'enfance de l'art, Op 69 &lt;br class='autobr' /&gt; Petites variations sur un th&#232;me dod&#233;caphonique, Op 69&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence : NAXOS 8.572530&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Rossel 2012 : &#034;Autopsie d'un rendez-vous manqu&#233;&#034;</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Le-Rossel-2012-Autopsie-d-un-rendez-vous-manque</link>
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		<dc:date>2012-11-13T17:32:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Edmond Morrel </dc:creator>



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&lt;p&gt;Que peut-on attendre d'un prix litt&#233;raire, du moins de l'un de ceux qui ont acquis, avec le temps, la r&#233;putation d'&#234;tre des barom&#232;tres, des indicateurs de ce qui, au cours de la p&#233;riode consid&#233;r&#233;e, et il s'agit souvent d'une ann&#233;e, s'est impos&#233; comme des r&#233;ussites moins contestables que d'autres ? Qu'il fonctionne comme un jalon, un t&#233;moignage qui, dans la dur&#233;e, inscrira des titres susceptibles de mieux r&#233;sister aux atteintes du temps &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-La-Marge-" rel="directory"&gt;La Marge&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L80xH115/arton1837-d0fa0.jpg?1698798434' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='80' height='115' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que peut-on attendre d'un prix litt&#233;raire, du moins de l'un de ceux qui ont acquis, avec le temps, la r&#233;putation d'&#234;tre des barom&#232;tres, des indicateurs de ce qui, au cours de la p&#233;riode consid&#233;r&#233;e, et il s'agit souvent d'une ann&#233;e, s'est impos&#233; comme des r&#233;ussites moins contestables que d'autres ? Qu'il fonctionne comme un jalon, un t&#233;moignage qui, dans la dur&#233;e, inscrira des titres susceptibles de mieux r&#233;sister aux atteintes du temps&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte publi&#233;, le texte lu par l'auteur, et la &#034;contre-marge&#034;, un commentaire improvis&#233; par Jacques De Decker au micro d'Edmond Morrel.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#034;Autopsie d'un rendez-vous manqu&#233;&#034;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que peut-on attendre d'un prix litt&#233;raire, du moins de l'un de ceux qui ont acquis, avec le temps, la r&#233;putation d'&#234;tre des barom&#232;tres, des indicateurs de ce qui, au cours de la p&#233;riode consid&#233;r&#233;e, et il s'agit souvent d'une ann&#233;e, s'est impos&#233; comme des r&#233;ussites moins contestables que d'autres ? Qu'il fonctionne comme un jalon, un t&#233;moignage qui, dans la dur&#233;e, inscrira des titres susceptibles de mieux r&#233;sister aux atteintes du temps. A notre &#233;poque o&#249; tout est plus que jamais menac&#233; par l'oubli, ces bilans sont peut-&#234;tre plus utiles que jamais, ils permettent d'&#233;chapper &#224; la grande confusion r&#233;gnante, de canaliser le flux de la production, de mettre un semblant d'ordre dans le chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on devait, par exemple, dans les lettres belges de langue fran&#231;aise, d&#233;finir ce qui est appel&#233; &#224; surnager de ce que les &#233;crivains de nos contr&#233;es ont publi&#233; au cours des douze derniers mois, une s&#233;lection de cinq ouvrages &#233;mergerait de fa&#231;on assez spontan&#233;e, semble-t-il. Un titre s'imposerait de mani&#232;re presque ironique, puisqu'il porte le mill&#233;sime de l'ann&#233;e qui vient, c'est&#171; 2013 &#187; de Luc Dellisse. Il ne s'agit &#233;videmment pas d'un roman de science-fiction, puisqu'il porte sur un avenir qui est litt&#233;ralement &#224; nos portes. Il est, n&#233;anmoins, comme une proph&#233;tie apocalyptique &#224; bout touchant, en quelque sorte. Nous avons tous l'impression que l'Histoire a pris le mors aux dents. Chaque jour nous apporte une nouvelle qui contient une dose massive de nocivit&#233; fatale. Si nous ne le mesurons pas, c'est que les m&#233;dias, m&#233;dus&#233;s eux-m&#234;mes, les coulent dans les moules standardis&#233;s de ses formats spatiaux et temporels, et que les commentateurs sont eux-m&#234;mes sid&#233;r&#233;s, qui n'ont plus &#224; informer qu'&#224; la mani&#232;re dont les musiciens du Titanic jou&#232;rent, para&#238;t-il, jusqu'au moment o&#249; ils furent noy&#233;s. Delisse, l'un de nos &#233;crivains les plus intelligents &#233;crit ainsi au bord du gouffre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre roman porte un mill&#233;sime en page de couverture, il s'agit de &#171; 1995 &#187; de Bruno Wajskop, qui compl&#232;te ces chiffres d'un d&#233;tournement du c&#233;l&#232;bre vers de Rimbaud, qui devient sous sa plume &#171; on n'est pas s&#233;rieux quand il y a 17 ans &#187;. Ici, il s'agit d'un conte fantastique &#233;tir&#233; sur deux cents pages il est vrai agr&#233;ment&#233;e d'un jeu d'illustrations qui entretient avec le texte des relations impr&#233;vues et paradoxales tr&#232;s diverses. Le r&#233;cit part du principe de l'irr&#233;versibilit&#233; du temps et tire de sa subversion des effets tr&#232;s troublants. Il est peu d'exemples de romans qui donnent &#224; ce point au lecteur l'impression que le sol se d&#233;robe sous ses pieds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La romanci&#232;re qui nous a peut-&#234;tre le plus surpris cette ann&#233;e, c'est Corinne Hoex. &#171; Le ravissement des femmes &#187; ouvre une br&#232;che nouvelle dans son parcours. Excellente po&#232;te par ailleurs, elle avait jusqu'&#224; pr&#233;sent us&#233; de la prose comme d'une hache qui brise la glace des psychoses familiales. Ici, sur un mode plus l&#233;ger, elle traite de l'ali&#233;nation m&#233;taphysique dans une soci&#233;t&#233; &#224; la d&#233;rive, et d'un &#233;trange avatar de la guerre des sexes, qui ressemble, conform&#233;ment au vaste formatage des esprits si typique d'aujourd'hui, &#224; l'intoxication mentale qui est la premi&#232;re m&#233;thode des tyrannies contemporaines. En d'autres termes, ce livre est plus politique qu'il n'en a l'air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; coming man &#187; des lettres belges nous a fait une d&#233;monstration de plus de sa pr&#233;coce ma&#238;trise. Gr&#233;goire Polet, qui n'arr&#234;tera d&#233;cid&#233;ment pas de nous &#233;tonner, a pris appui, &#224; l'instar de Joachim Lafosse dans son dernier film, sur un fait divers qui a rendu la trag&#233;die de M&#233;d&#233;e impitoyablement actuelle pour &#233;crire &#171; Les ballons d'h&#233;lium &#187;. Il s'y livre &#224; l'exploration d'une &#226;me morte, de m&#234;me qu'&#224; une tentative-limite de nous rendre fraternellement proche d'une criminelle qui se livre &#224; une immolation par passion. L'auteur de &#171; Chucho &#187; s'y mesure &#224; un Henry James par ses talents de sp&#233;l&#233;ologue psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans cette s&#233;lection ne pouvait que figurer &#224; la place d'honneur un des romans de cette rentr&#233;e qui enchantent quantit&#233; de lecteurs en Belgique, en France et en Navarre, &#171; La v&#233;ritable vie amoureuse des mes amies en ce moment pr&#233;cis &#187; de Francis Dannemark. On peut encore &#233;crire, en ces temps o&#249; rien ne nous est &#233;pargn&#233;, des livres porteurs de bonheur qui ne soient pas factices ou niais. Celui-ci en est un qui depuis sa sortie r&#233;alise concr&#232;tement ce qu'il esquisse dans son intrigue elle-m&#234;me, &#224; savoir une cha&#238;ne de solidarit&#233; po&#233;tique et affective. Il faut beaucoup de courage moral, de g&#233;n&#233;rosit&#233; fonci&#232;re et de charme pour accomplir ce prodige. Dannemark d&#233;borde de chacune de ces gr&#226;ces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occasion &#233;tait trop belle pour le prix Rossel, de distinguer au moins l'un de ces cinq romans d'excellente compagnie, et l'on sait combien les lecteurs en cherchent de pareils aujourd'hui. Il n'a retenu aucun d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques De Decker, le 13 novembre 2012&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2524 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L300xH300/Hoex_couv-3f24d.jpg?1698977059' width='300' height='300' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_2525 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L180xH288/Danemark_couv-88f26.jpg?1698977059' width='180' height='288' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2527 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L400xH300/Pollet_couv-e05ad.jpg?1698977060' width='400' height='300' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_2529 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L160xH222/wajskop_couv-4c238.jpg?1698977060' width='160' height='222' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2528 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L180xH256/Dellisse_couv-2-95e4f.jpg?1698977060' width='180' height='256' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les &#034;Marges&#034; s'encha&#238;nent sur quelques mesures de l'allegro moderato alla fuga de la Sonate n&#176;2 de &lt;a href=&#034;http://www.nicolasbacri.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nicolas Bacri&lt;/a&gt; interpr&#233;t&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.eliane-reyes.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Eliane Reyes&lt;/a&gt;. Ce morceau est extrait du r&#233;cent CD enregistr&#233; chez NAXOS des &#034;Oeuvres pour piano de Nicolas Bacri&#034; interpr&#233;t&#233;es par Eliane Reyes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le disque r&#233;unit les oeuvres suivantes : &lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#233;lude et fugue, Op. 91 &lt;br class='autobr' /&gt; Sonate n&#176; 2 &lt;br class='autobr' /&gt; Suite baroque n&#176;1 &lt;br class='autobr' /&gt; Arioso baroccp e fuga monodica a due voci &lt;br class='autobr' /&gt; Deux esquisses lyriques, Op. 13 &lt;br class='autobr' /&gt; Petit pr&#233;lude &lt;br class='autobr' /&gt; L'enfance de l'art, Op 69 &lt;br class='autobr' /&gt; Petites variations sur un th&#232;me dod&#233;caphonique, Op 69&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence : NAXOS 8.572530&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#034;Claude Arnaud, le toreador&#034;</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Claude-Arnaud-le-toreador</link>
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		<dc:creator> Edmond Morrel </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#034;Un auteur majeur, trop peu connu malgr&#233; un M&#233;dicis de l'essai d&#233;croch&#233; il n'y a gu&#232;re, dote cette mani&#232;re de ses lettres de noblesse. Claude Arnaud est, &#224; ce titre, le continuateur d'un Michel Leiris dont le livre &#171; L'Age d'homme &#187;, paru en 1939, peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme le texte initiatique d'une forme moderne d'auto-narration...&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte publi&#233;, le texte lu par l'auteur, et la &#034;contre-marge&#034;, un commentaire improvis&#233; par Jacques De Decker au (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L103xH150/arton1825-fb64c.jpg?1701331172' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='103' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;Un auteur majeur, trop peu connu malgr&#233; un M&#233;dicis de l'essai d&#233;croch&#233; il n'y a gu&#232;re, dote cette mani&#232;re de ses lettres de noblesse. Claude Arnaud est, &#224; ce titre, le continuateur d'un Michel Leiris dont le livre &#171; L'Age d'homme &#187;, paru en 1939, peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme le texte initiatique d'une forme moderne d'auto-narration...&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte publi&#233;, le texte lu par l'auteur, et la &#034;contre-marge&#034;, un commentaire improvis&#233; par Jacques De Decker au micro d'Edmond Morrel.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Arnaud, le tor&#233;ador&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ego-fiction, appel&#233;e aussi &#233;criture du moi, est le plus souvent un leurre, voire un attrape-nigauds. Parce que peu d'auteurs, m&#234;me ambitieux et bien intentionn&#233;s, peuvent d&#233;fier Proust, mais aussi parce que beaucoup surfent sur une vague o&#249; les porte le voyeurisme du public. Une part &#233;norme de cette production &#8211; songeons, par exemple, &#224; Christine Angot &#8211; r&#233;pond sans toujours se l'avouer &#224; une demande : l'indiscr&#233;tion insatiable de la concierge qui sommeille en beaucoup de lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un auteur majeur, trop peu connu malgr&#233; un M&#233;dicis de l'essai d&#233;croch&#233; il n'y a gu&#232;re, dote cette mani&#232;re de ses lettres de noblesse. Claude Arnaud est, &#224; ce titre, le continuateur d'un &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Leiris&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Michel Leiris&lt;/a&gt; dont le livre &#171; L'Age d'homme &#187;, paru en 1939, peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme le texte initiatique d'une forme moderne d'auto-narration, dont on attribue abusivement la paternit&#233; &#224; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Doubrovsky&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Serge Doubrovsky&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Arnaud s'est approch&#233; d'un art o&#249; il est pass&#233; ma&#238;tre, ce que son tout r&#233;cent &#171; Br&#232;ves saisons au paradis &#187; montre brillamment, par diff&#233;rents d&#233;tours. D'abord par &#171; Le Cam&#233;l&#233;on &#187;, dont le jury du F&#233;mina, en lui d&#233;cernant le prix du premier roman, en 1994, discerna combien il &#233;tait annonciateur. Puis par deux biographies. Celle, d'abord, d'un brillant esprit dont il n'est rest&#233; qu'un nom et quelques phrases, Chamfort. Puis celle d'une star des lettres et des arts, Jean Cocteau lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paru chez Gallimard &#224; l'automne 2003, ce livre fut salu&#233; comme un monument. Et il y avait de quoi ! Cette brique r&#233;pondait &#224; une inqui&#233;tude que l'int&#233;ress&#233; lui-m&#234;me avait exprim&#233; dans son journal soixante ans auparavant : &#171; Ni dans l'&#233;loge ni dans le bl&#226;me je ne rencontre la moindre tentative afin de d&#233;m&#234;ler le vrai du faux &#187;. Arnaud avait, s'attaquant &#224; ce mille-pattes, &#224; ce touche-&#224;-tout, &#224; cet arlequin, trouv&#233; la cl&#233; identitaire qu'il avait subodor&#233; dans &#171; Le Cam&#233;l&#233;on &#187;. C'est qu'il n'y a pas de &#171; je &#187; au sens d'atome ins&#233;cable, pas d'individu, mais des dividus, qui s'efforcent de se rassembler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort de cette d&#233;couverte, &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Arnaud&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Arnaud&lt;/a&gt; allait composer un essai magistral, &#171; Qui dit je en nous ? &#187;, dont les dames du F&#233;mina, comme on les appelle, ont une fois de plus constat&#233; la pertinence, en le couronnant de leur prix de l'essai.&lt;br class='autobr' /&gt;
A partir de l&#224;, l'auteur &#233;tait en mesure de se raconter lui-m&#234;me. Ce qu'il est en train de faire. Il y a deux ans, cela donna &#171; Qu'as-tu fait de tes fr&#232;res ? &#187;, trag&#233;die de la fratrie d'une terrible franchise, qui avait cette force rare de plonger &#224; la fois dans une exp&#233;rience douloureusement personnelle sans y mettre aucune complaisance, tout en envoyant au lecteur un terrible d&#233;fi de lucidit&#233; et de s&#233;v&#233;rit&#233; sur soi. C'est ce qui fait l'&#233;criture du moi d'Arnaud une &#233;criture du nous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans son nouveau livre, &#171; Br&#232;ves saisons au paradis &#187;, il y va aussi de souvenirs des plus intimes, et en particulier de la bisexualit&#233; v&#233;cue comme une exp&#233;rience int&#233;rieure de recherche de soi, mais une fois encore avec une g&#233;n&#233;rosit&#233; de confidence qui est de l'ordre du pacte avec le lecteur. Leiris faisait pr&#233;c&#233;der don &#171; Age d'homme &#187; d'une pr&#233;face c&#233;l&#232;bre o&#249; il comparait la litt&#233;rature &#224; une tauromachie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le torero, en son habit de lumi&#232;re, et ici il s'agit d'une lumi&#232;re faite sur soi, s'offre en quelque sorte en sacrifice. Et si de la sorte il se purifie lui-m&#234;me, il nous lib&#232;re de la chape des mensonges qui nous oppressent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques De Decker, 6 novembre 2012.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.claude-arnaud.com/fr/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Le blog de Claude Arnaud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les &#034;Marges&#034; s'encha&#238;nent sur quelques mesures de l'allegro moderato alla fuga de la Sonate n&#176;2 de &lt;a href=&#034;http://www.nicolasbacri.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nicolas Bacri&lt;/a&gt; interpr&#233;t&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.eliane-reyes.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Eliane Reyes&lt;/a&gt;. Ce morceau est extrait du r&#233;cent CD enregistr&#233; chez NAXOS des &#034;Oeuvres pour piano de Nicolas Bacri&#034; interpr&#233;t&#233;es par Eliane Reyes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le disque r&#233;unit les oeuvres suivantes : &lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#233;lude et fugue, Op. 91 &lt;br class='autobr' /&gt; Sonate n&#176; 2 &lt;br class='autobr' /&gt; Suite baroque n&#176;1 &lt;br class='autobr' /&gt; Arioso baroccp e fuga monodica a due voci &lt;br class='autobr' /&gt; Deux esquisses lyriques, Op. 13 &lt;br class='autobr' /&gt; Petit pr&#233;lude &lt;br class='autobr' /&gt; L'enfance de l'art, Op 69 &lt;br class='autobr' /&gt; Petites variations sur un th&#232;me dod&#233;caphonique, Op 69&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence : NAXOS 8.572530&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#034;ANTIGONE aujourd'hui pr&#233;sente&#034;</title>
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		<dc:creator> Edmond Morrel </dc:creator>



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&lt;p&gt;&#034;Qu'y a-t-il de plus revigorant, au th&#233;&#226;tre, que de voir une oeuvre prendre toute son ampleur, dans ce cas septante ans apr&#232;s sa cr&#233;ation ? Ce n'est pas faute d'avoir &#233;t&#233; mont&#233;e aux quatre coins du monde, et souvent avec plus de ferveur en traduction que dans sa langue originale. Mais ici, dans cette vaste salle dont le plafond a &#233;t&#233; d&#233;cor&#233; par Magritte, on a l'impression que ce texte a &#233;t&#233; d&#233;cline de mani&#232;re &#224; ce que l'on n'en perde pas une miette. Les grandes &#339;uvres sont comme les grands fauves : il faut (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-La-Marge-" rel="directory"&gt;La Marge&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L75xH150/arton1811-58491.jpg?1701331173' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='75' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#034;Qu'y a-t-il de plus revigorant, au th&#233;&#226;tre, que de voir une oeuvre prendre toute son ampleur, dans ce cas septante ans apr&#232;s sa cr&#233;ation ? Ce n'est pas faute d'avoir &#233;t&#233; mont&#233;e aux quatre coins du monde, et souvent avec plus de ferveur en traduction que dans sa langue originale. Mais ici, dans cette vaste salle dont le plafond a &#233;t&#233; d&#233;cor&#233; par Magritte, on a l'impression que ce texte a &#233;t&#233; d&#233;cline de mani&#232;re &#224; ce que l'on n'en perde pas une miette. Les grandes &#339;uvres sont comme les grands fauves : il faut savoir les capturer vivantes. Au Th&#233;&#226;tre des Galeries &#224; Bruxelles, la belle &#233;quipe pilot&#233;e par Fabrice Gardin y est parvenue.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;La marge&#034; de Jacques De Decker se d&#233;cline en trois versions. Le texte publi&#233;, le texte lu par l'auteur, et la &#034;contre-marge&#034;, un commentaire improvis&#233; par Jacques De Decker au micro d'Edmond Morrel.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;ANTIGONE AUJOURD'HUI PRESENTE&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Antigone, l' &#171; Antigone &#187; d'Anouilh, est par deux fois port&#233;e sur des sc&#232;nes francophones prestigieuses ces jours-ci. A Paris, la chose se passe &#224; la Com&#233;die Fran&#231;aise, honneur qui n'&#233;choit qu'exceptionnellement &#224; son auteur, et l'on est en droit de se demander pourquoi ce texte, coutumier des programmes de l'enseignement secondaire, n'a pas son couvert mis en permanence dans ce bastion de la culture classique fran&#231;aise. A Bruxelles, c'est le plus grand th&#233;&#226;tre de la ville qui la monte, celui des Galeries, lov&#233; dans ce haut lieu du commerce et de la culture qu'est ce passage abrit&#233; sous une verri&#232;re dont seuls Milan et Moscou peuvent se vanter de poss&#233;der l'&#233;quivalent. Ici, on ne s'&#233;tonne pas de voir Anouilh &#224; l'affiche : il y fut, d&#232;s l'avant-guerre, jou&#233; par les acteurs belges et par des Fran&#231;ais, souvent illustres qui venaient r&#244;der ici, avant la Ville Lumi&#232;re, leurs spectacles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Paris, le r&#244;le est jou&#233; par une com&#233;dienne belge, Fran&#231;oise Gillard, pensionnaire de la Maison de Moli&#232;re depuis belle lurette, qui fut, il y a vingt ans de cela, mais dans un autre th&#233;&#226;tre des m&#234;mes Galeries Saint-Hubert, le Vaudeville, Juliette dans la pi&#232;ce de Shakespeare mont&#233;e par Daniel Scahaise : son Antigone a &#233;t&#233; c&#233;l&#233;br&#233;e par la critique. A Bruxelles, c'est une d&#233;butante quasi compl&#232;te qui s'empare superbement du r&#244;le, Wendy Piette, qui a eu droit, une fois n'est pas coutume dans une ville qui ne c&#233;l&#232;bre pas souvent les acteurs et actrices, &#224; une mise en &#233;vidence m&#233;diatique qu'elle n'avait pas vol&#233;e. Elle est le miracle central d'une production digne de tous les &#233;loges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fabrice Gardin s'est efforc&#233; de rendre justice &#224; ce que l'&#339;uvre d'Anouilh est avant tout : une actualisation toujours op&#233;rante du propos. C'est m&#234;me ce que sa conception a de plus remarquable. Longtemps, on a reproch&#233; &#224; Anouilh d'avoir vulgarise la trag&#233;die antique, de l'avoir soumise &#224; un traitement d&#233;magogique. Aujourd'hui, et c'est peut-&#234;tre un signe des temps, son &#233;criture n'appara&#238;t pas raccollante ou r&#233;ductrice, mais avant tout limpide, sobre et proche. Elle permet aux acteurs, &#224; l'h&#233;ro&#239;ne bien s&#251;r, mais aux autres aussi, et avant tout &#224; Bernard Sens, qui interpr&#232;te Cr&#233;on, et &#224; Beno&#238;t Verhaert qui assume en t&#233;moin solitaire le ch&#339;ur, de tirer de la parole de l'auteur, sans en perdre une syllabe, toute sa force percutante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vision que propose Gardin du ch&#339;ur illustre clairement l'efficacit&#233; de sa d&#233;marche : il en fait un photographe de presse. Il est un de ces paparazzi qui, plut&#244;t que s'insurger contre un massacre, et &#171; Antigone &#187; est le r&#233;cit d'un massacre pour raison d'Etat, se contente de le mitrailler de prises de vues. Avec, peut-&#234;tre, l'intention que l'indignation sera relay&#233;e. Nous savons malheureusement, nous qui sommes abreuv&#233;s d'images, que rien n'est moins s&#251;r&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'y a-t-il de plus revigorant, au th&#233;&#226;tre, que de voir une oeuvre prendre toute son ampleur, dans ce cas septante ans apr&#232;s sa cr&#233;ation ? Ce n'est pas faute d'avoir &#233;t&#233; mont&#233;e aux quatre coins du monde, et souvent avec plus de ferveur en traduction que dans sa langue originale. Mais ici, dans cette vaste salle dont le plafond a &#233;t&#233; d&#233;cor&#233; par Magritte, on a l'impression que ce texte a &#233;t&#233; d&#233;cline de mani&#232;re &#224; ce que l'on n'en perde pas une miette. Les grandes &#339;uvres sont comme les grands fauves : il faut savoir les capturer vivantes. La belle &#233;quipe pilot&#233;e par Fabrice Gardin y est parvenue. Et Anouilh s'en trouve d&#233;lest&#233; des r&#233;putations funestes qu'il tra&#238;ne. Il est simplement l'homme &#224; qui l'on doit l'occasion de r&#233;aliser ces prodiges.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques De Decker&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30 octobre 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.trg.be/Public/Page.php?ID=3886&amp;ancestor1=3784&amp;saison=3772&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;&#034;Antigone&#034; se joue dans une mise en sc&#232;ne de Fabrice Gardin au Th&#233;&#226;tre des Galeries &#224; Bruxelles du 24 octobre au 18 novembre 2012&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2488 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L400xH579/anouilh-48189.jpg?1698899245' width='400' height='579' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les &#034;Marges&#034; s'encha&#238;nent sur quelques mesures de l'allegro moderato alla fuga de la Sonate n&#176;2 de &lt;a href=&#034;http://www.nicolasbacri.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Nicolas Bacri&lt;/a&gt; interpr&#233;t&#233; par &lt;a href=&#034;http://www.eliane-reyes.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Eliane Reyes&lt;/a&gt;. Ce morceau est extrait du r&#233;cent CD enregistr&#233; chez NAXOS des &#034;Oeuvres pour piano de Nicolas Bacri&#034; interpr&#233;t&#233;es par Eliane Reyes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le disque r&#233;unit les oeuvres suivantes : &lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#233;lude et fugue, Op. 91 &lt;br class='autobr' /&gt; Sonate n&#176; 2 &lt;br class='autobr' /&gt; Suite baroque n&#176;1 &lt;br class='autobr' /&gt; Arioso baroccp e fuga monodica a due voci &lt;br class='autobr' /&gt; Deux esquisses lyriques, Op. 13 &lt;br class='autobr' /&gt; Petit pr&#233;lude &lt;br class='autobr' /&gt; L'enfance de l'art, Op 69 &lt;br class='autobr' /&gt; Petites variations sur un th&#232;me dod&#233;caphonique, Op 69&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rence : NAXOS 8.572530&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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