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	<title>Demandez Le Programme</title>
	<link>http://www.demandezleprogramme.be/</link>
	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>&#171; Apr&#232;s la Peur &#187; : La joie</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Apres-la-Peur-La-joie</link>
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		<dc:date>2015-10-08T10:59:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> F.V. </dc:creator>



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&lt;p&gt;Demandez Le Programme a eu l'opportunit&#233; d'assister &#224; l'int&#233;gralit&#233; des spectacles propos&#233;s dans le cadre du projet &#171; Apr&#232;s la Peur &#187;, du 29 septembre au 3 octobre au Th&#233;&#226;tre les Tanneurs. Reportage. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Bonjour, je voudrais voir le spectacle Apr&#232;s la Peur, en entier si possible. &#187; &#171; Aucun probl&#232;me mais il vous faudra venir au moins trois fois. &#187; &#171; C'est d'accord ! &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Et voil&#224; comment l'on se retrouve &#224; assister &#224; une dizaine d'heures de th&#233;&#226;tre et &#224; vivre simultan&#233;ment une et douze aventures, dans une multitude (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/arton2695-2acf4.jpg?1699606097' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='113' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Demandez Le Programme a eu l'opportunit&#233; d'assister &#224; l'int&#233;gralit&#233; des spectacles propos&#233;s dans le cadre du projet &#171; Apr&#232;s la Peur &#187;, du 29 septembre au 3 octobre au Th&#233;&#226;tre les Tanneurs. Reportage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Bonjour, je voudrais voir le spectacle &lt;i&gt;Apr&#232;s la Peur&lt;/i&gt;, en entier si possible. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Aucun probl&#232;me mais il vous faudra venir au moins trois fois. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est d'accord ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; comment l'on se retrouve &#224; assister &#224; une dizaine d'heures de th&#233;&#226;tre et &#224; vivre simultan&#233;ment une et douze aventures, dans une multitude de lieux, transport&#233; par mille &#233;motions et presque autant de rencontres.&lt;/p&gt;
&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/138727244&#034; width=&#034;700&#034; height=&#034;394&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/138727244&#034;&gt;Apr&#232;s la peur&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/user16539592&#034;&gt;Th&#233;&#226;tre Les Tanneurs&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;Aux origines du projet&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, il y a &#171; La Peur &#187;, cr&#233;ation d'Armel Roussel mont&#233;e au Th&#233;&#226;tre National &#224; Bruxelles en f&#233;vrier 2013. Ensuite, il y a l'envie d'Armel Roussel d'un &#034;apr&#232;s&#034; &#171; La Peur &#187; et son souhait de remanier le spectacle et d'en proposer une nouvelle version, en utilisant diff&#233;remment l'espace sc&#233;nique. Enfin, il y a ce voyage &#224; Montr&#233;al en septembre 2012, durant lequel Armel Roussel a rencontr&#233; les auteurs canadiens Gilles Poulin-Denis et Sarah Berthiaume. Ils y proposent ensemble &#171; &lt;i&gt;On the road&lt;/i&gt; &#187;, une rencontre entre les auteurs et le public sous forme d'un trajet en minibus dans la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois artistes d&#233;cident de prolonger l'exp&#233;rimentation men&#233;e avec &#171; On the road &#187; et commencent &#224; imaginer un road-trip th&#233;&#226;tral. Armel Roussel prend alors conscience des r&#233;sonances entre ce projet et celui de l'Apr&#232;s-La Peur qu'il avait imagin&#233;... Les deux projets se rejoignent finalement pour ne faire plus qu'un : &#171; Apr&#232;s la Peur &#187;. Les trois artistes mettent en commun leurs id&#233;es, r&#233;flexions, cr&#233;ativit&#233;s et imaginations : ils d&#233;lirent joyeusement sur des situations possibles &#233;voqu&#233;es par la rencontre entre leurs deux projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s la Peur &#187; est ainsi un spectacle road-trip, avec la ville comme terrain de jeu et plusieurs v&#233;hicules comme sc&#232;nes, &#224; l'int&#233;rieur desquels spectateurs et acteurs sont rassembl&#233;s dans une aventure commune. Le projet se compose en spectacle douze &#171; mini-spectacles &#187; distincts, chacun &#233;crits par l'un des auteurs participant au projet, tous issus de l'un des p&#244;les de la francophonie. Un atelier a &#233;galement permis aux Bruxellois et aux Montr&#233;alais de participer &#224; la construction du projet.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;L'aventure au jour le jour en quatorze &#233;tapes&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Premi&#232;re soir&#233;e et premi&#232;re &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tu es d'abord invit&#233; &#224; aller chercher le billet qui te permettra de choisir tes spectacles. Une heure avant, la queue de ceux qui esp&#232;rent des places s'allonge rapidement. Je propose &#224; une personne arriv&#233;e un peu tard de m'accompagner si elle accepte de me partager ses r&#233;actions &#224; chaud et d'offrir un autre regard. March&#233; conclu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu re&#231;ois ensuite le programme dans lequel tu vas devoir choisir ce que tu veux voir. La plupart des spectacles n'accueillent que quelques personnes &#224; la fois, parfois seulement trois ; il va te falloir du flair, de la chance, et accepter que les choses ne se passent pas forc&#233;ment comme tu voudrais&#8230; Au bout du compte tu en auras vu quatre sur les douze, ce qui peut surprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes alors invit&#233;s &#224; entrer dans la salle : la sc&#232;ne et les si&#232;ges ont disparus, il n'y a encore que peu de monde mais la voix d'un homme en monsieur loyal, Armel Roussel, nous invite &#224; sa rencontre pour recevoir les billets magiques pour notre premi&#232;re &#171; chambre &#187;. En sortant de l&#224;, nous pourrons revenir pour chercher notre second billet. &#171; Pr&#233;voyez un choix large &#187; pr&#233;vient Armel, &#171; car vous ne serez jamais s&#251;r des places qui seront encore l&#224; lorsque vous arriverez. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix de ma complice du soir se porte sur la chambre une ; je pr&#233;f&#232;re la surprise et ne cherche pas &#224; savoir pourquoi. Six places. Nous sommes parmi les premiers. Nous recevons les s&#233;sames et allons rejoindre la table d'attente pour notre chambre. En quelques minutes, les douze tables sont remplies et l'on y parle d&#233;j&#224; de ce que l'on aimerait voir apr&#232;s et des chances d'y parvenir. Le ton est &#224; la fois amus&#233;, curieux et inquiet. Chacun devient acteur sans toujours bien s'en rendre compte, pour la premi&#232;re fois de la soir&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Seconde &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Embarquement pour &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Queen Kong&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;. C'est nous ! Selma Alaoui y assure tout, de la conception au jeu. Laur&#233;ate du prix de la meilleure d&#233;couverte aux Prix du Th&#233;&#226;tre en 2007, elle n'a cess&#233; depuis d'&#234;tre r&#233;compens&#233;e pour ses mises en sc&#232;ne. Nous voil&#224; entre de bonnes mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre chauffeur nous invite. En voiture ! Six places nous attendent. La suite n'est pas facilement racontable mais certaines &#233;motions, interrogations et r&#233;actions le sont peut-&#234;tre un peu : &lt;i&gt;Et si refaire le monde commen&#231;ait par refaire son regard ? &lt;/i&gt; &lt;i&gt;La ville est une jungle et nous ne sommes pas bien conscients de l'animal que nous y sommes.&lt;/i&gt; Et si les apparences sont trompeuses, comment s'y retrouver ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trente minutes qui vous accrochent &#224; travers la ville, vous obligent &#224; vous bouger, dans tous les sens du terme, &#224; choisir jusqu'o&#249; vous &#234;tes pr&#234;ts &#224; aller. Et au bout du compte, des r&#233;actions enthousiastes, vraisemblablement unanimes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5993 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L500xH316/1441985667apres-la-peur-photo-4-credit-nicolas-hubertjpg-e8a40.jpg?1699606097' width='500' height='316' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Troisi&#232;me &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le hasard et les mouvements de foule nous am&#232;nent &#224; la chambre 6. Ce n'est pas ce que ma guide avait pr&#233;vu mais nous rejoignons donc la table d'attente de &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Sara perche ti amo&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; en trouvant cela plut&#244;t amusant. 14 places. Quarante minutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous quittons le th&#233;&#226;tre et marchons plus ou moins en silence jusqu'&#224; un appartement o&#249; nous attend Dany Boudreau ; il souhaite nous parler de son histoire d'amour avec Salvatore, en nous invitant &#224; choisir comment il nous en parlera. Le hasard a bien fait les choses : nous voil&#224; pass&#233; de la ville ouverte &#224; un huis clos dont nous serions les bienveillants voyeuses et voyeurs. On sent la patte de Salvatore Calcagno dans la force de la mise en sc&#232;ne et de l'&#233;criture (avec Dany Boudreau).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le chemin du retour, l'ambiance n'est pas &#224; la rigolade ; chacun accuse le coup ; il faudra un moment &#224; mon accompagnatrice pour retrouver la parole. Je la laisse revenir &#224; la surface tout en la laissant choisir le lieu de notre troisi&#232;me aventure. A ceux qui nous le demandent, nous recommandons la premi&#232;re chambre si l'on veut r&#234;ver ensemble ; on nous en recommande d'autres. Ma compagne th&#233;&#226;trale n'a toujours pas trouv&#233; les mots pour parler de ce que nous venons de vivre dans l'appartement de Dany.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Quatri&#232;me &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, ma partenaire de voyage re&#231;oit l'un de ses premiers choix : &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Safari (comme un teen movie) &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#233;crit par Armel Roussel, avec la complicit&#233; des acteurs Larissa Corriveau et Gilles Poulin-Denis. 6 places. Trente-cinq minutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sera son second coup de c&#339;ur, parce qu'elle y a trouv&#233; toute une palette d'&#233;motions qui la transportent malgr&#233; elle. Et c'est vrai que cette histoire de d&#233;sir et d'amour &#171; confront&#233; &#224; la dr&#244;le r&#233;alit&#233; du monde tel qu'il est lorsque la r&#233;alit&#233; se trompe &#187; est v&#233;ritablement superbe. L'&#233;criture est efficace, le jeu est juste, comme deux funambules sur leur fil. Larissa Corriveau est exceptionnelle et Gilles Poulin-Denis est lui aussi tr&#232;s bon. Ce qui se passe entre eux est secret mais l'on ne se sent jamais de trop. Magique ! Les trente-cinq minutes m'en ont sembl&#233; cinq.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5991 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L500xH336/2015-10-08-124911_2560x1024_scrot-71456.png?1699606097' width='500' height='336' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Cinqui&#232;me &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant la pause, la danse continue de tables en tables ; les spectateurs &#233;changent leurs trouvailles ; il est d&#233;j&#224; bien tard et certains quittent les lieux &#224; regrets. Nous sommes invit&#233;s &#224; terminer la soir&#233;e dans une voiture transform&#233;e en th&#233;&#226;tre radiophonique : &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Zigzag. R&#233;sistance. Question.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; 8 places pour trente-cinq minutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Florence Minder, qui aime bien citer Virginie Despente, est une jeune auteure et actrice suisse engag&#233;e &#224; l'humour d&#233;cal&#233; et d&#233;vastateur. Dans cette cr&#233;ation r&#233;alis&#233;e avec Karim Barras et Olivier Girouard, elle interpr&#232;te tous les personnages, &#224; l'exception des bruitages, omnipr&#233;sents. On y entendra aussi Gilles Deleuze, &#224; l'&#233;tat brut. L'ensemble est tr&#232;s enlev&#233;, de la philosophie &#224; l'&#233;tat sauvage, revigorante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est presque minuit ; ma passag&#232;re d'un soir reviendrait bien voir sa suite &#171; D'apr&#232;s La Peur &#187; mais elle n'est pas certaine de pouvoir se lib&#233;rer demain. Je passe remercier Armel pour le beau d&#233;but de cette aventure. Il accepte tr&#232;s g&#233;n&#233;reusement de m'aider &#224; voir chaque spectacle dans un ordre &#224; trouver en cours de route. Je serais bien rest&#233; plus longtemps mais je d&#233;cide de garder des forces pour la suite, la t&#234;te remplie d'&#233;chos et d'images.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Seconde soir&#233;e et sixi&#232;me &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je suis tout heureux de revenir ; clairement j'en redemande, mis en app&#233;tit, le c&#339;ur ouvert. Pour cette seconde soir&#233;e, je b&#233;n&#233;ficie du regard d'un jeune apprenti com&#233;dien de parents belge et espagnol. Armel a pr&#233;par&#233; notre parcours du soir ; mon co&#233;quipier n'a donc pas le choix mais s'y pr&#234;te volontiers. Nous commen&#231;ons avec &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Ghost Songs&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. 5 places pour trente-cinq minutes. En voiture !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai l'impression d'&#234;tre au c&#339;ur du tournage d'un &lt;i&gt;road movie&lt;/i&gt;. L'actrice principale est assise &#224; cot&#233; de moi. Je suis comme les autres, un acteur muet. La cam&#233;ra est invisible mais elle est s&#251;rement quelque part. Je sens la tension monter entre la femme qui parle et le chauffeur qui l'a prise en stop ; je ne serai pas surpris qu'ils en viennent aux mains ; jusqu'&#224; ce que tout bascule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;criture de Gilles Poulin Denis est efficace et pr&#233;cise, ma&#238;tris&#233;e et impr&#233;visible ; superbe. Du dialogue &#224; la Wim Wenders. Adrien Letartre et Vanja God&#233;e sont port&#233;s par des situations qui leur permettent de d&#233;velopper une superbe palette de jeu. Adrien se joue de la bipolarit&#233; avec une grande ma&#238;trise et Vanja est si impressionnante que je ne serais pas surpris de la retrouver au bord d'une autoroute &#224; faire du stop pour la plan&#232;te Mars. Le jeune acteur qui m'accompagne est boulevers&#233; lui aussi. &#171; C'&#233;tait trop court. Dommage ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Septi&#232;me &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous buvons une bi&#232;re pour nous r&#233;chauffer des froids du Grand Nord. Armel nous a remis des tickets pour &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Banalit&#233;s d'usage&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;, titre barr&#233; et remplac&#233; par &lt;strong&gt; &lt;i&gt;un musulman de moins&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. 14 places pour trente-cinq minutes, verre de vin compris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit du premier spectacle qui ait lieu dans le th&#233;&#226;tre m&#234;me, &#224; une table, o&#249; une entr&#233;e et un verre de vin nous attendent. De ce moment, la consigne est de ne rien en dire pour ne pas en diminuer l'impact. &#201;crit par Soeuf Elbadawi, auteur et artiste comorien, il y est question de pr&#233;sence et de repr&#233;sentation, d'accueil et de peurs, de discours et de pouvoir. Un questionnement sur la m&#233;moire et le v&#233;cu politique des citoyens que nous sommes tous. Rien que &#231;a ? Oui, je sais&#8230; Une nouvelle fois, mon compagnon th&#233;&#226;tral et moi sommes d'accord : &#171; &#199;a marche ! &#199;a d&#233;m&#233;nage ! &#199;a interpelle ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Huiti&#232;me &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelques minutes &#224; peine, histoire de reprendre notre souffle, et nous voil&#224; assis face &#224; des &#233;crans, en compagnie d'une quinzaine de spectateurs venus voir comme nous, pendant trente minutes, &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Comme je descendais des fleuves impassibles&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crit et con&#231;u par Dany Boudreault, dont l'histoire d'amour entendue le jour pr&#233;c&#233;dent a si fortement marqu&#233; les esprits, le spectacle nous relate cette fois l'histoire d'un autre amoureux, fou, lui aussi. Atteint de la maladie d'Alzheimer, le r&#233;alisateur canadien Claude Jutra, consid&#233;r&#233; chez lui comme &#171; leur &#187; Jean-Luc Godard, inscrit sur un bout de papier &#171; Je m'appelle Claude Jutra &#187; et se suicide en novembre 1986 en sautant du pont Jacques-Cartier &#224; Montr&#233;al. Quand son corps est retrouv&#233;, le bout de papier l'accompagne toujours. Dans &lt;i&gt;Comme je descendais des fleuves impassibles&lt;/i&gt;, un homme, Lui, et une femme, Elle, relatent les trois derni&#232;res secondes de la chute du r&#233;alisateur avant d'atteindre les eaux du fleuve Saint-Laurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarah Berthiaume, &#224; l'origine de l'ensemble du projet d'&#171; Apr&#232;s la peur &#187;, est elle aussi, dans cette histoire, totalement bouleversante. On aime avec elle, on l'aime avec lui, on a mal avec elle, et tout ce que ni elle ni nous ne pourrions dire&#8230; myst&#233;rieusement et profond&#233;ment. Vincent Minne, visible depuis une vingtaine d'ann&#233;es sur un nombre impressionnant de sc&#232;nes, incarne ce nouveau r&#244;le avec une &#233;motion totalement d&#233;concertante, proche et distant &#224; la fois, lunaire et si doux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ressors totalement enthousiasm&#233; ; mon guide du soir l'est un peu moins ; il s'est senti moins concern&#233; et n'est pas certain que cela soit vraiment tout public. Nous apprenons qu'au Qu&#233;bec, ceux qui connaissent les films du r&#233;alisateur sont sortis en pleurs. Culture et g&#233;n&#233;ration, allez savoir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Neuvi&#232;me &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est environ vingt-trois heures et nous sommes pr&#234;ts pour notre quatri&#232;me spectacle de la soir&#233;e, &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Cam&#233;ra cach&#233;e&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce que nous savons c'est que l'agent Deblee, relation publique de la police Siv City, sera heureuse de nous recevoir au sein de son v&#233;hicule de fonction afin de nous faire d&#233;couvrir les progr&#232;s consid&#233;rables qui ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s en mati&#232;re de protection et s&#233;curit&#233; citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous voil&#224; partis en plein d&#233;lire. Humour communicatif, on rit sombre, tendu, tirs continus &#224; balles r&#233;elles, et &#231;a fait mal, &#231;a fait peur, &#231;a fait rire de toutes les couleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, l'&#233;criture ravageuse de Jean-Baptiste Calame, Suisse vivant en Belgique, d&#233;marre &#224; grande vitesse, servie par le jeu compl&#232;tement d&#233;jant&#233; de Marie Aurore d'Awans, Denis Aujol et Sophie S&#233;n&#233;caut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en ressort plus r&#233;veill&#233;s que jamais. Mon co-pilote de la soir&#233;e est tellement emball&#233; qu'il reviendra demain. Moi je tra&#238;ne un peu de tables en tables ; le vin est bon, ce qui n'arrange rien. Il est deux heures du matin lorsque je quitte le th&#233;&#226;tre mais tout va bien, je reviens demain ; serais-je en train de devenir accroc ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Troisi&#232;me soir&#233;e et dixi&#232;me &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Retrouvailles avec le Th&#233;&#226;tre des Tanneurs et les vingt-cinq acteurs d'&#171; Apr&#232;s la peur &#187; pour le troisi&#232;me et dernier jour de mon marathon ; et mon guide d'hier est bien l&#224; lui aussi. En route !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Armel nous accueille avec un grand sourire. Il nous a pr&#233;par&#233; l'ordre dans lequel nous visiterons les quatre derni&#232;res chambres, mobiles ou pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous commen&#231;ons par &lt;strong&gt; &lt;i&gt;D&#233;mocratie&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. 6 places et trente-minutes en voiture. Jo&#235;l Maillard nous propose d'&#234;tre les protagonistes de la fiction ; il s'agit de d&#233;finir quelques r&#232;gles de vivre ensemble, puis de d&#233;battre, et de voir ce qui se passe&#8230; Refaire le monde en une demi-heure, est-ce bien raisonnable ? Pour l'auteur il s'agit surtout de placer une nouvelle fois l'acteur dans la pi&#232;ce plut&#244;t que face &#224; la pi&#232;ce ; de ce point de vue l'objectif est atteint. Il d&#233;fend aussi une approche na&#239;ve des domaines qu'il explore ; c'est tr&#232;s clair l&#224; aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile de parler d'une exp&#233;rience qui d&#233;pend enti&#232;rement des participants ; notre groupe s'est quitt&#233; sans regrets mais un peu avant nous, tous les membres avaient pr&#233;vus de se retrouver pour d&#238;ner ensemble un de ces soirs ; mais ils avaient aussi d&#233;cid&#233; que l'on avait le droit de mentir. Aym&#233;ric Trionfo, en grand mod&#233;rateur, aurait beaucoup &#224; dire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5992 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L500xH326/2015-10-08-125146_2560x1024_scrot-1903b.png?1699606098' width='500' height='326' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Onzi&#232;me &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Dog-Jazz&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, de Julien Mabiala Bissila. &lt;i&gt;Et si le monde &#233;tait un th&#233;&#226;tre radiophonique ? Et si le saxophoniste d'un groupe de jazz &#233;tait un chien ? Et si le chauffeur du groupe &#233;tait un militaire qui compte rejoindre l'Afghanistan ? Et s'il y avait un veuf qui aimerait s'expliquer la mort de sa femme ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Histoire d&#233;brid&#233;e et montage des sons au scalpel. Le contraste est saisissant. Les multiples voix nous entra&#238;nent chacune dans leur monde. L'auteur n'en est pas &#224; son coup d'essai : n&#233; &#224; Brazzaville, il est l'auteur de plusieurs pi&#232;ces nourries par ses nombreux combats. C&#244;t&#233; spectateur, avec &lt;i&gt;Dog Jazz&lt;/i&gt;, tu te laisses aller ou bien tu d&#233;croches vite. L'exp&#233;rience a tr&#232;s bien fonctionn&#233; pour moi, mais mon guide du soir &#233;tait plus r&#233;serv&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Douzi&#232;me &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Cet homme&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, de Sarah Bertiaume, cr&#233;&#233; &#224; partir de r&#234;ves r&#233;colt&#233;s et &#233;crits par le public &#224; Bruxelles, est une chasse &#224; l'homme po&#233;tique, un r&#234;ve &#233;veill&#233; et d&#233;ambulatoire aux sens propre et figur&#233;. Les rues comme d&#233;cor, un r&#233;cit qui sort de nos &#233;couteurs comme fil rouge, et des rep&#232;res bleus comme autant de balises dans la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous &#233;tions quinze &#224; avancer en dr&#244;le d'arm&#233;e, avec un bonbon en guise de moyen de transport, autant d'&#233;nigmes &#224; vivre pendant une demi-heure, hors limites. Nous sommes ressortis sonn&#233;s et &#233;blouis, retrouvant lentement les bruits quotidiens et la chaleur du th&#233;&#226;tre, comme au petit matin apr&#232;s un long r&#234;ve pas totalement parti...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Treizi&#232;me &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fin approche pour moi et mon guide d'un soir, le temps de voir &lt;i&gt; &lt;strong&gt;La lune est belle&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;, aventure propos&#233;e sur base de textes d'habitants de Montr&#233;al, Bruxelles, Limoge et Paris. Il y sera surtout question de la solitude et des mani&#232;res de la traverser. L'on y passera des moments &#233;tonnants dans une chambre pour pleurer ; histoire d'en rire, aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La danseuse et actrice japonaise Uiko Watanabe nous embarque dans sa d&#233;tresse joyeuse avec un humour violent comme un tsunami, en plus &#233;ph&#233;m&#232;re. Nous en sortons boulevers&#233;s, le temps de retrouver le th&#233;&#226;tre o&#249; l'atmosph&#232;re joyeuse et conviviale nous accueille comme un cocon.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Quatorzi&#232;me &#233;tape&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je la ferai br&#232;ve : si vous m'avez lu jusque l&#224;, franchement je n'ai pas grand chose &#224; ajouter. C'&#233;tait une exp&#233;rience unique, oui, &#233;videmment. On se pla&#238;t &#224; imaginer que ce travail ne soit encore qu'une &#233;tape, et qu'un jour, les spectateurs seraient invit&#233;s &#224; tout voir dans une sorte de marathon festif un peu fou, comme la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah oui, j'oubliais : merci &#224; tous d'avoir rendu cela possible. C'&#233;tait fantastique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F.V.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(Cr&#233;dits photo : Nicolas Hubert)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Aimer &#224; en mourir</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/La-Lettre-a-D-ecrite-en-2006-par-le-philosophe</link>
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		<dc:date>2015-09-24T10:17:40Z</dc:date>
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		<dc:creator> F.V. </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Lettre &#224; D., &#233;crite en 2006 par le philosophe, penseur et journaliste Andr&#233; Gorz (de son vrai nom G&#233;rard Horst) est une longue d&#233;claration d'amour &#224; sa femme Dorine. Elle est cens&#233;e retracer leur vie d'amants, de compagnons, et de collaborateurs. Colyne Struyf et Dirk Roofthooft se proposent de nous faire retrouver l'impulsion qui a donn&#233; naissance &#224; cette d&#233;claration. &lt;br class='autobr' /&gt;
Andr&#233; Gorz &#233;crit notamment : &#171; Tu vas avoir quatre vingt deux ans. Tu as rapetiss&#233; de six centim&#232;tres, tu ne p&#232;ses que quarante cinq (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La &lt;i&gt;Lettre &#224; D.&lt;/i&gt;, &#233;crite en 2006 par le philosophe, penseur et journaliste Andr&#233; Gorz (de son vrai nom G&#233;rard Horst) est une longue d&#233;claration d'amour &#224; sa femme Dorine. Elle est cens&#233;e retracer leur vie d'amants, de compagnons, et de collaborateurs. Colyne Struyf et Dirk Roofthooft se proposent de nous faire retrouver l'impulsion qui a donn&#233; naissance &#224; cette d&#233;claration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Andr&#233; Gorz &#233;crit notamment : &#171; Tu vas avoir quatre vingt deux ans. Tu as rapetiss&#233; de six centim&#232;tres, tu ne p&#232;ses que quarante cinq kilos et tu es toujours aussi belle, gracieuse et d&#233;sirable. Cela fait cinquante huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. R&#233;cemment je suis retomb&#233; amoureux de toi une nouvelle fois et je porte &#224; nouveau en moi un vide d&#233;vorant que ne comble que ton corps serr&#233; contre le mien. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur du texte, adapt&#233; au th&#233;&#226;tre pour la premi&#232;re fois, n'est pas le premier venu sur la sc&#232;ne publique. Il est l'une des figures intellectuelles les plus influentes sur la sc&#232;ne internationale des id&#233;es de la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle. Prot&#233;g&#233; de Jean-Paul Sartre et fervent d&#233;fenseur de l'existentialisme, Andr&#233; Gortz a souvent &#233;t&#233; vu comme l'un des pr&#233;curseurs de la pens&#233;e derri&#232;re les &#233;v&#233;nements de 1968, et est consid&#233;r&#233; comme l'un des principaux th&#233;oriciens de l'&#233;cologie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233;e comme une lettre d'amour, la &lt;i&gt;Lettre &#224; D.&lt;/i&gt; est aussi un testament adress&#233; &#224; la personne qui mourra volontairement avec lui un an plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habitu&#233; des grands monologues, Dirk Roofthooft semble s'&#234;tre volontairement laiss&#233; submerger par ses &#233;motions et nous donne l'&#233;trange spectacle d'un homme qui tente de ne pas se noyer. Son jeu en arrive &#224; un tel point de fragilit&#233; qu'il devient parfois difficile de ne pas se laisser submerger nous aussi, au risque de s'y perdre un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colyne Struyf nous explique : &#171; Dirk Roofthooft nous montre le chemin difficile qui consiste &#224; mettre des mots sur ce que nous avons de plus insaisissable &#224; communiquer : nos &#233;motions. (...) Je d&#233;sire inviter le public &#224; partager pens&#233;e, amour, trahison, tendresse&#8230; et faire appara&#238;tre cet irr&#233;m&#233;diable attachement qui lie Andr&#233; et Dorine de leur tendre jeunesse &#224; leur fragile vieillesse. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous faites d&#233;j&#224; partie des nombreux lecteurs enthousiastes de la &lt;i&gt;Lettre &#224; D.&lt;/i&gt; et connaissez un peu l'oeuvre d'Andr&#233; Gorz, vous serez probablement touch&#233;s par le voyage qui vous est propos&#233; par Colyne Struyf. Sinon, on peut imaginer que cela vous donnera envie de mieux conna&#238;tre l'oeuvre et le combat de l'homme que le th&#233;&#226;tre aurait tent&#233; de mettre &#224; nu devant vous le temps d'un soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:fv@demandezleprogramme.be&#034; class='spip_mail'&gt;F.V.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Folie douce</title>
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&lt;p&gt;&#171; Nasha Moskva &#187;, &#171; Notre Moscou &#187; est la tentative courageuse de mettre en sc&#232;ne toute une s&#233;rie de belles tentatives. Une phrase de Tch&#233;khov semble servir de fil rouge &#224; cette aventure : &#171; Il n'y a pas besoin de sujet. La vie ne conna&#238;t pas de sujet, dans la vie tout est m&#233;lang&#233;, le profond et l'insignifiant, le sublime et le ridicule. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;re tentative visible : deux actrices et un acteur, Marie Bos, Estelle Franco et Francesco Italiano, commencent &#224; jouer plus ou moins le texte de la pi&#232;ce de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Nasha Moskva &#187;, &#171; Notre Moscou &#187; est la tentative courageuse de mettre en sc&#232;ne toute une s&#233;rie de belles tentatives. Une phrase de Tch&#233;khov semble servir de fil rouge &#224; cette aventure : &#171; Il n'y a pas besoin de sujet. La vie ne conna&#238;t pas de sujet, dans la vie tout est m&#233;lang&#233;, le profond et l'insignifiant, le sublime et le ridicule. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Premi&#232;re tentative visible : deux actrices et un acteur, Marie Bos, Estelle Franco et Francesco Italiano, commencent &#224; jouer plus ou moins le texte de la pi&#232;ce de Tch&#233;khov &#171; Les trois s&#339;urs. Une pi&#232;ce &#224; douze personnages. &#187; L'une des trois s&#339;urs est jou&#233;e par un homme &#224; barbe ; le d&#233;cor tente &#224; la fois d'&#234;tre un salon et une salle en milieu hospitalier. Le ton est &#233;trangement burlesque et l'on rit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde et troisi&#232;me tentatives avort&#233;es qui vont donner le ton : celle de Macha, Olga et Irina, les trois s&#339;urs, de retourner &#224; Moscou sans y parvenir apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de leur p&#232;re ; celle de Tch&#233;khov lui-m&#234;me d'avoir &#233;crit il y a cent cinquante ans un vaudeville qui aura &#233;t&#233; accueilli comme un drame lors de la premi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatri&#232;me tentative : nos trois acteurs jouent aussi trois personnes enferm&#233;es dans un centre psychiatrique, Bernard, Edith et Sabine, qui semblent en train de s'emparer des personnages de la pi&#232;ce de Tch&#233;khov &#224; moins que ce ne soient les personnages qui s'emparent d'eux. Pour Marie Bos, le choix de passer pour trois &#171; fous &#187; aurait &#224; voir avec un d&#233;sir de na&#239;vet&#233; et permettrait de se d&#233;gager de pr&#233;suppositions sur ce que doit &#234;tre le th&#233;&#226;tre aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinqui&#232;me tentative : inviter l'absurde, celui de Becket, &#224; tisser des liens entre les situations, les personnages, les musiques, et occuper l'espace en ma&#238;tre des lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sixi&#232;me tentative : nos trois acteurs tentent de t&#233;moigner de la difficult&#233; de faire du th&#233;&#226;tre aujourd'hui, de d&#233;fendre un projet radical et ambitieux ; le r&#233;sultat d'un travail d'improvisation et de r&#233;flexion lucide et approfondi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultats : un &#233;tonnant voyage autour des trois s&#339;urs, de la folie, du th&#233;&#226;tre aujourd'hui, et de tout ce que votre g&#233;n&#233;rosit&#233; de spectateur voudra bien y trouver. Francesco Italiano y est &#233;mouvant et dr&#244;le, Estelle Franco touchante et juste et Marie Bos sait se montrer crispante &#224; souhait et nous offrir d'en rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nasha Moskva &#187; appara&#238;t comme une audacieuse proposition th&#233;&#226;trale, parsem&#233;e de fortes trouvailles musicales et sc&#233;niques qui portent un r&#233;cit entre d&#233;lire maitris&#233; et mise en abysse de la d&#233;tresse, de la folie&#8230; et de l'espoir. Le projet prend aux tripes et saute au visage plus d'une fois sans pr&#233;avis. Les acteurs semblent en ressortir compl&#232;tement sonn&#233;s sous les applaudissements, lib&#233;rateurs pour tout le monde, d'un public qui semble avoir trouv&#233; ce qu'il &#233;tait venu chercher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:fv@demandezleprogramme.be&#034; class='spip_mail'&gt;F.V.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Faire chanter Kafka</title>
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&lt;p&gt;&#171; Kafka, les ann&#233;es Felice &#187; est une &#339;uvre musicale et un objet th&#233;&#226;tral bas&#233; sur l'&#339;uvre et la vie de l'un des auteurs mythiques de la litt&#233;rature mondiale : Franz Kafka. Aujourd'hui, taper &#171; Kafka &#187; sur Google, c'est 22 millions de r&#233;sultats en moins de 3 dixi&#232;mes de secondes, dans toutes les langues, de tout le monde, pour tout le monde. Mais faire chanter Kafka, personne n'y avait pens&#233;. &#171; Kafka, les ann&#233;es Felice &#187; est une v&#233;ritable r&#233;ussite tant musicale que th&#233;&#226;trale, servie par une distribution (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Kafka, les ann&#233;es Felice &#187; est une &#339;uvre musicale et un objet th&#233;&#226;tral bas&#233; sur l'&#339;uvre et la vie de l'un des auteurs mythiques de la litt&#233;rature mondiale : Franz Kafka. Aujourd'hui, taper &#171; Kafka &#187; sur Google, c'est 22 millions de r&#233;sultats en moins de 3 dixi&#232;mes de secondes, dans toutes les langues, de tout le monde, pour tout le monde. Mais faire chanter Kafka, personne n'y avait pens&#233;. &#171; Kafka, les ann&#233;es Felice &#187; est une v&#233;ritable r&#233;ussite tant musicale que th&#233;&#226;trale, servie par une distribution &#233;blouissante et une succession de p&#233;pites d&#233;nich&#233;es dans le monde sans fond de Franz Kafka ; c'est l'arriv&#233;e d'un spectacle qui devrait faire date.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il faut bien dire que l'on ne voyait pas &#224; priori ce qui aurait pu justifier une telle d&#233;marche. Xavier Mouffe, qui se d&#233;finit lui-m&#234;me comme un touche &#224; tout, pensait initialement &#233;crire une com&#233;die musicale sur Kafka en allant chercher dans l'&#339;uvre de l'&#233;crivain de quoi composer des paroles. Son projet : &lt;strong&gt;d&#233;mystifier Kafka &#171; en le d&#233;pouillant de ses oripeaux n&#233;fastes &#187;&lt;/strong&gt; et rendre hommage &#171; &#224; un &#234;tre sensible, humain, &#224; la personnalit&#233; attachante, et dont les difficult&#233;s &#224; aimer rendent l'&#234;tre tellement universel et proche de nous &#187; - le tout en musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re r&#233;ussite : le Kafka que nous avons finalement devant nous est effectivement attachant. Une r&#233;ussite que l'on doit aussi et surtout &#224; &lt;strong&gt;Anthony Sourdeau, qui semble &#234;tre n&#233; pour chanter et jouer ce personnage&lt;/strong&gt;. D'ailleurs, durant son audition, avec sa d&#233;marche si particuli&#232;re et son cv si &#233;clectique, il avait d&#233;j&#224; conquis tout le monde. Quant &#224; la musique, compos&#233;e par &lt;strong&gt;L&#233;a Petrasso&lt;/strong&gt;, elle m&#233;riterait d'&#234;tre &#233;cout&#233;e pour elle-m&#234;me gr&#226;ce &#224; la qualit&#233; des inventions que l'on peut y percevoir &#224; de nombreuses occasions, en plus d'&#234;tre interpr&#233;t&#233;e au piano de mains de ma&#238;tre par &lt;strong&gt;Mariano Ferrandez&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons au projet de Xavier Mouffe : producteurs et directeurs de th&#233;&#226;tre sont int&#233;ress&#233;s par le projet mais sugg&#232;rent que celui-ci devienne aussi bien th&#233;&#226;tre que musique. C'est au metteur en sc&#232;ne et r&#233;alisateur Alexis Van Stratum que Xavier Mouffe confie la t&#226;che. &lt;strong&gt;La correspondance amoureuse de Kafka avec Felice&lt;/strong&gt; devient finalement le fil rouge qui va guider l'aventure &#224; travers l'&#339;uvre de l'&#233;crivain. &#171; Il est amoureux d'une femme qu'il ne d&#233;sire pas, il a peur du co&#239;t, il veut mais il ne veut pas. Son principal ennemi n'est autre que lui-m&#234;me. &#187; &lt;strong&gt;Alexis Van Stratum y voit &#171; un personnage de fiction fascinant car il pousse &#224; l'extr&#234;me et de fa&#231;on essentielle une part sombre partag&#233;e par beaucoup d'hommes.&lt;/strong&gt; (&#8230;) Ce qui est fascinant chez Kafka, c'est que dans ses lettres, il exprime ses sentiments avec la spontan&#233;it&#233; maladroite d'un enfant. Il dit tout ce qu'il pense, m&#234;me s'il ne s'agit souvent que d'une pens&#233;e irrationnelle guid&#233;e par l'&#233;motion du moment. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde r&#233;ussite : oui, on croit &#224; tout cela durant les deux heures de spectacle - deux heures qui passent &#224; la vitesse des ombres&#8230; et de la lumi&#232;re. Et comme le souhaitait Alexis Van Stratum, le spectacle aide effectivement &#224; &lt;strong&gt;r&#233;fl&#233;chir &#224; la partie narcissique propre au sentiment amoureux&lt;/strong&gt;, en chacun de nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me r&#233;ussite : on se laisse volontiers guider, &#224; travers le monde fascinant de chair et de sang, d'angoisse et de peur, de Franz Kafka - si habilement m&#234;me que le spectacle comblera aussi bien ceux qui ont lu et relu Kafka que ceux qui en ont &#224; peine entendu parler et seront assez curieux pour venir voir et entendre ce qui s'y trame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais que serait l'&#339;uvre de Kafka sans sa relation &#224; ses proches ? Et c'est l&#224; qu'advient la quatri&#232;me et magistrale r&#233;ussite, collective, de ce spectacle : le choix des personnages, leur distribution, et bien s&#251;r leurs interpr&#233;tations tant jou&#233;es que chant&#233;es. On imagine en effet mal comment &lt;strong&gt;Antony Sourdeau&lt;/strong&gt; en Kafka aurait pu &#234;tre mieux entour&#233; : &lt;strong&gt;Nicole Colchat, dans le r&#244;le de sa m&#232;re, est criante de v&#233;rit&#233; et d'&#233;motion&lt;/strong&gt;, de tendresse et de possessivit&#233; exacerb&#233;e... de tristesse aussi. &lt;strong&gt;Paul G&#233;rimon&lt;/strong&gt;, avec son incroyable voix de basse - qui lui a valu pendant des ann&#233;es d'&#234;tre soliste au Th&#233;&#226;tre Royal de la Monnaie - &lt;strong&gt;est &#233;poustouflant dans le r&#244;le du p&#232;re&lt;/strong&gt;. Il incarne la terreur qui s'ignore et l'impuissance qui veut tout figer autour de lui. &lt;strong&gt;Joseph-Emmanuel Biscardi&lt;/strong&gt; en Max Brod, l'ami et confident, celui qui fera publier tous les textes de Franz apr&#232;s sa mort malgr&#233; l'ordre qui lui avait &#233;t&#233; donn&#233; de tout d&#233;truire, nous emporte par la justesse de son jeu et la r&#233;elle intensit&#233; cr&#233;&#233;e avec Kafka. &lt;strong&gt;Il nous donne l'impression de le comprendre, de l'accepter, de le conseiller, et de l'aimer sans le juger l&#224; o&#249; nous nous en sentirions bien incapable.&lt;/strong&gt; Et puis il y a les deux femmes de Franz, apr&#232;s sa m&#232;re, sans qui l'histoire n'aurait pas lieu : &lt;strong&gt;L&#233;onor Bailleul, en Felice, qui arrive &#224; rendre sympathique et touchant un personnage qui n'est pas cens&#233; l'&#234;tre vraiment,&lt;/strong&gt; sortant du r&#244;le de la victime consentante pour nous offrir une palette de sentiments allant du burlesque &#224; l'&#233;motion la plus pure ; et &lt;strong&gt;l'autre femme&lt;/strong&gt;, qui semble devoir repr&#233;senter &#224; la fois toutes les femmes que Franz n'aura jamais et peut-&#234;tre aussi la seule femme qu'il aura connu bibliquement sans qu'elle ne soit une prostitu&#233;e, &lt;strong&gt;interpr&#233;t&#233;e avec brio par France Renard&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Th&#233;&#226;tre de la Vie, le spectacle se joue &#224; guichets ferm&#233;s tous les soirs mais vous pouvez tenter la liste d'attente. Vous ne le regretterez pas. Serait-il fou d'imaginer &#171; Kafka, les ann&#233;es Felice &#187; devant des milliers de personnes, pendant des semaines, et des adaptations dans le monde entier ? Oui peut-&#234;tre, mais peut-&#234;tre pas...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:fv@demandezleprogramme.be&#034; class='spip_mail'&gt;F.V.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#192; fleur de peau</title>
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		<dc:creator> F.V. </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Th&#233;&#226;tre des Martyrs annon&#231;ait &#171; L'homme qui mangea le monde &#187; de Nis-Momme Stockmann, mis en sc&#232;ne par Georges Lini. Georges venait aux r&#233;p&#233;titions en v&#233;lo. Il s'est fait renverser par une voiture. Ce n'est pas du th&#233;&#226;tre. &#171; La Maison &#201;ph&#233;m&#232;re &#187; a donc &#233;t&#233; invit&#233;e &#224; reprendre la pi&#232;ce cr&#233;&#233;e il y a deux ans et l'on comprend ais&#233;ment pourquoi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque deux hommes de th&#233;&#226;tre se rencontrent, l'un camerounais d'une trentaine d'ann&#233;es, Fran&#231;ois Ebouele, et l'autre belge de plus de dix ans son a&#238;n&#233;, Guy Theunissen, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Th&#233;&#226;tre des Martyrs annon&#231;ait &#171; L'homme qui mangea le monde &#187; de Nis-Momme Stockmann, mis en sc&#232;ne par Georges Lini. Georges venait aux r&#233;p&#233;titions en v&#233;lo. Il s'est fait renverser par une voiture. Ce n'est pas du th&#233;&#226;tre. &#171; La Maison &#201;ph&#233;m&#232;re &#187; a donc &#233;t&#233; invit&#233;e &#224; reprendre la pi&#232;ce cr&#233;&#233;e il y a deux ans et l'on comprend ais&#233;ment pourquoi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsque deux hommes de th&#233;&#226;tre se rencontrent, l'un camerounais d'une trentaine d'ann&#233;es, Fran&#231;ois Ebouele, et l'autre belge de plus de dix ans son a&#238;n&#233;, Guy Theunissen, chacun arrive avec ses valises et son regard, son pass&#233; et ses clich&#233;s, ses esp&#233;rances et ses combats. &#171; Celui qui se moque du crocodile, n'a pas travers&#233; la rivi&#232;re &#187;, c'est la belle histoire d'une amiti&#233;, mise en sc&#232;ne par Brigitte Baillieux et Yaya Mbile Bitang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;couvrir l'autre sans l'envahir, le respecter en ne passant pas tout son temps &#224; se regarder dedans, c'est aussi une aventure initiatique, celle de la d&#233;couverte de l'homme et de son continent, au fil de l'histoire avec un grand H et de toutes les autres aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autobiographies &#224; fleur de peaux noires et blanches, au fil des sensations qui rapprochent et qui &#233;loignent, des coups de gueule et des coups de c&#339;urs. D&#233;couvrir et respecter la fragilit&#233; au fil des regards et des mots. Frotter nos diff&#233;rences pour s'y r&#233;chauffer un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous avez envie d'assister &#224; une rencontre belle et vraie, g&#233;n&#233;reusement humaine, ce spectacle est l&#224; pour vous, jusqu'&#224; fin mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:fv@demandezleprogramme.be&#034; class='spip_mail'&gt;F.V.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Aim&#233;e &#224; la folie</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Aimee-a-la-folie</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> F.V. </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Franchement, il y a quelque chose qui m'&#233;chappe. Cr&#233;&#233; il y a deux ans, Jos&#233;phina a eu du mal &#224; &#234;tre pr&#233;sent&#233; par ici. Pourtant hier soir, aux Riches-Claires, c'&#233;tait ovation debout. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et cet accueil enthousiaste, est ce parce que l'on est d'embl&#233;e invit&#233; dans un monde o&#249; chaque geste banal parvient &#224; nous surprendre ? Serait-ce plut&#244;t parce que l'on passe du mime au cirque et du cirque &#224; la po&#233;sie et de la po&#233;sie au mime dans un enchainement l&#233;ger et jubilatoire ? Ou bien est-ce pour la g&#233;n&#233;rosit&#233; et la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L106xH150/arton2638-60a8b.jpg?1699606099' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='106' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Franchement, il y a quelque chose qui m'&#233;chappe. Cr&#233;&#233; il y a deux ans, &lt;i&gt;Jos&#233;phina&lt;/i&gt; a eu du mal &#224; &#234;tre pr&#233;sent&#233; par ici. Pourtant hier soir, aux Riches-Claires, c'&#233;tait ovation debout.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et cet accueil enthousiaste, est ce parce que l'on est d'embl&#233;e invit&#233; dans un monde o&#249; chaque geste banal parvient &#224; nous surprendre ? Serait-ce plut&#244;t parce que l'on passe du mime au cirque et du cirque &#224; la po&#233;sie et de la po&#233;sie au mime dans un enchainement l&#233;ger et jubilatoire ? Ou bien est-ce pour la g&#233;n&#233;rosit&#233; et la profondeur du regard sur le couple, au pass&#233; ant&#233;rieur, au futur et au conditionnel, et toutes les &#233;motions tendues &#224; bout de corps, &#224; coups d'&#233;chos et de cris, de petits murmures et de grands silences ? Est-ce parce que le rythme soutenu jusqu'au bout ne nous laisse pas une seconde de r&#233;pit ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle que soit la raison, il doit bien en y avoir une qui vous donnera envie de vous rendre aux Riches-Claires le plus t&#244;t possible et d'en parler autour de vous ; en tous cas je vous le souhaite. A d&#233;couvrir jusqu'au 9 mai.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;a href=&#034;mailto:fv@demandezleprogramme.be&#034; class='spip_mail'&gt;F.V.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ma m&#232;re, cette h&#233;ro&#239;ne</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Ma-mere-cette-heroine-2637</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> F.V. </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s L'homme du C&#226;ble et Toutes nos m&#232;res sont d&#233;pressives, Gazon, N&#232;ve et Cie cl&#244;turent leur trilogie maternelle en axant cette fois le propos sur le rapport entre une m&#232;re et sa fille. Un d&#233;licat moment de th&#233;&#226;tre comme on les aime. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut d'abord traverser la salle vide du Th&#233;&#226;tre de la Vie et monter un escalier en colima&#231;on ; on parvient dans un petit salon aux grandes vitres opaques. Il n'y aura ensuite plus qu'&#224; se laisser porter par le r&#233;cit d'une femme qui nous prend &#224; t&#233;moin. Elle a clairement (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s &lt;i&gt;L'homme du C&#226;ble&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Toutes nos m&#232;res sont d&#233;pressives&lt;/i&gt;, Gazon, N&#232;ve et Cie cl&#244;turent leur trilogie maternelle en axant cette fois le propos sur le rapport entre une m&#232;re et sa fille. Un d&#233;licat moment de th&#233;&#226;tre comme on les aime.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il faut d'abord traverser la salle vide du Th&#233;&#226;tre de la Vie et monter un escalier en colima&#231;on ; on parvient dans un petit salon aux grandes vitres opaques. Il n'y aura ensuite plus qu'&#224; se laisser porter par le r&#233;cit d'une femme qui nous prend &#224; t&#233;moin. Elle a clairement besoin de nous et &lt;i&gt;&#231;a&lt;/i&gt; donne envie de savoir pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est la fille et sa m&#232;re, perturb&#233;e et triste, lumineuse aussi ; elle est celle qu'une petite fille appelle maman et qui la laisse appeler. Elle semble bien d&#233;cid&#233;e &#224; s'en sortir mais il faudra encore attendre avant de savoir comment. Son compagnon, le p&#232;re de sa fille, nage pour deux et nous aide &#224; respirer. Il devient loufoque et po&#233;tique lorsque tout semble gris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'empathie ne vous fait pas peur, si vous aimez passer de la stupeur au rire, vous redescendrez l'escalier en colima&#231;on sur la pointe des pieds pour ne pas r&#233;veiller la petite fille qui vient enfin de retrouver sa m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;a href=&#034;mailto:fv@demandezleprogramme.be&#034; class='spip_mail'&gt;F.V.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vague et sans remous&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dernier volet de la trilogie de Thibaut N&#232;ve sur les relations parentales compliqu&#233;es. Cet homme multi-talents avait bien commenc&#233; avec L'homme du c&#226;ble dans lequel il &#233;tait arriv&#233; &#224; transcender la banalit&#233;. Avec Terrain vague par contre, on a l'impression de se perdre dans une histoire sans beaucoup d'int&#233;r&#234;t o&#249; on se sent presque voyeur forc&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tableau n'est quand m&#234;me pas tout &#224; fait rat&#233;. Surtout parce que C&#233;line Peret rel&#232;ve le niveau avec une prestation &#233;tonnante de sinc&#233;rit&#233;. Et aussi Quentin Marteau, dans son interpr&#233;tation libre et tr&#232;s enfantine &#8211; presque burlesque - de Blanche Neige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le reste, on se demande un peu ce qui se passe devant nos yeux. Ca ressemble beaucoup &#224; une tranche de vie familiale relativement plate qui s'&#233;tale s&#232;chement, sans effet d'accroche. Ce ne sont rien d'autre que les rapports difficiles d'une fille avec sa m&#232;re et par cons&#233;quent avec sa propre fille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le path&#233;tique social ressort par contre assez fort de cette pi&#232;ce. Et il est aussi soutenu par une dramaturgie sc&#233;nique un peu excessive &#224; laquelle on ne doit rien reprocher, faute de quoi on n'aurait rien &#224; se mettre sous la dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre un travail de r&#233;&#233;criture s'impose-t-il ? Pour offrir davantage de contenu et d'&#233;nergie &#224; une sc&#233;nographie et un jeu pourtant eux tr&#232;s aboutis.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:samuel_bury@yahoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Samuel Bury&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chanter la politique</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Chanter-la-politique</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> F.V. </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre de Toernee General, le KVS et le Th&#233;&#226;tre National nous invitent cette semaine &#224; d&#233;couvrir ce qu'il se passe &#171; de l'autre c&#244;t&#233; de la fronti&#232;re linguistique &#187; avec &#171; Revue Ravage &#187; de Tom Lanoye et Josse De Pauw. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si vous vous &#234;tes d&#233;j&#224; demand&#233; &#224; quoi pourrait ressembler un op&#233;ra de Shakespeare revisit&#233; par Brecht, &#171; Revue Ravage &#187; est fait pour vous, surtout au d&#233;but. Vous y d&#233;couvrirez un dirigeant politique en roi vieillissant, dans son environnement &#171; tout ce qu'il y a de pas naturel &#187;, et la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de &lt;i&gt;Toernee General&lt;/i&gt;, le KVS et le Th&#233;&#226;tre National nous invitent cette semaine &#224; d&#233;couvrir ce qu'il se passe &#171; de l'autre c&#244;t&#233; de la fronti&#232;re linguistique &#187; avec &#171; Revue Ravage &#187; de Tom Lanoye et Josse De Pauw.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si vous vous &#234;tes d&#233;j&#224; demand&#233; &#224; quoi pourrait ressembler un op&#233;ra de Shakespeare revisit&#233; par Brecht, &#171; Revue Ravage &#187; est fait pour vous, surtout au d&#233;but. Vous y d&#233;couvrirez un dirigeant politique en roi vieillissant, dans son environnement &#171; tout ce qu'il y a de &lt;i&gt;pas&lt;/i&gt; naturel &#187;, et la mont&#233;e en musique de sa trag&#233;die.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous aimez le c&#244;t&#233; faussement l&#233;ger et d&#233;cousu des revues, vous vous laisserez assez facilement emporter pendant encore une bonne demi-heure par le cot&#233; &#171; com&#233;die musicale pour gens s&#233;rieux qui se soignent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce stade, une bonne connaissance de la politique flamande commencera &#224; s'imposer. Si vous ne comprenez pas le flamand, vous vous serez habitu&#233;s aux sous-titres, sinon vous risquez de vous demander si vous avez bien fait de venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pourrez toujours vous accrocher aux num&#233;ros musicaux, regrettant qu'il n'y en ait pas davantage, et vous laisser captiver par l'intrigue, ou pas - le fils arrivera-t-il &#224; succ&#233;der au p&#232;re, comment va se comporter la femme, l'amante, le conseiller et le second ? - et la musique - y a-t-il encore quelques bons morceaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la premi&#232;re repr&#233;sentation au National, le spectacle &#233;tait jou&#233; &#224; guichets ferm&#233;s mais certains si&#232;ges &#233;taient devenus vides avant la fin. En clair, &#171; Revue Ravage &#187; a-t-il vraiment r&#233;ussi &#224; d&#233;passer la fronti&#232;re linguistique et s'adresser &#224; un large public comme il le souhaite ? &#192; chacun d'y r&#233;pondre mais &#224; entendre les r&#233;actions apr&#232;s spectacle, il est raisonnablement permis d'en douter.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;a href=&#034;mailto:fv@demandezleprogramme.be&#034; class='spip_mail'&gt;F.V.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ma m&#232;re, cette h&#233;ro&#239;ne</title>
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		<dc:date>2013-02-21T12:37:39Z</dc:date>
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		<dc:creator> F.V. </dc:creator>



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&lt;p&gt;Apr&#232;s L'homme du C&#226;ble et Toutes nos m&#232;res sont d&#233;pressives, Gazon, N&#232;ve et Cie cl&#244;turent leur trilogie maternelle en axant cette fois le propos sur le rapport entre une m&#232;re et sa fille. Un d&#233;licat moment de th&#233;&#226;tre comme on les aime. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut d'abord traverser la salle vide du Th&#233;&#226;tre de la Vie et monter un escalier en colima&#231;on ; on parvient dans un petit salon aux grandes vitres opaques. Il n'y aura ensuite plus qu'&#224; se laisser porter par le r&#233;cit d'une femme qui nous prend &#224; t&#233;moin. Elle a clairement (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s &lt;i&gt;L'homme du C&#226;ble&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Toutes nos m&#232;res sont d&#233;pressives&lt;/i&gt;, Gazon, N&#232;ve et Cie cl&#244;turent leur trilogie maternelle en axant cette fois le propos sur le rapport entre une m&#232;re et sa fille. Un d&#233;licat moment de th&#233;&#226;tre comme on les aime.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il faut d'abord traverser la salle vide du Th&#233;&#226;tre de la Vie et monter un escalier en colima&#231;on ; on parvient dans un petit salon aux grandes vitres opaques. Il n'y aura ensuite plus qu'&#224; se laisser porter par le r&#233;cit d'une femme qui nous prend &#224; t&#233;moin. Elle a clairement besoin de nous et &lt;i&gt;&#231;a&lt;/i&gt; donne envie de savoir pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est la fille et sa m&#232;re, perturb&#233;e et triste, lumineuse aussi ; elle est celle qu'une petite fille appelle maman et qui la laisse appeler. Elle semble bien d&#233;cid&#233;e &#224; s'en sortir mais il faudra encore attendre avant de savoir comment. Son compagnon, le p&#232;re de sa fille, nage pour deux et nous aide &#224; respirer. Il devient loufoque et po&#233;tique lorsque tout semble gris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'empathie ne vous fait pas peur, si vous aimez passer de la stupeur au rire, vous redescendrez l'escalier en colima&#231;on sur la pointe des pieds pour ne pas r&#233;veiller la petite fille qui vient enfin de retrouver sa m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;&lt;a href=&#034;mailto:fv@demandezleprogramme.be&#034; class='spip_mail'&gt;F.V.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vague et sans remous&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dernier volet de la trilogie de Thibaut N&#232;ve sur les relations parentales compliqu&#233;es. Cet homme multi-talents avait bien commenc&#233; avec L'homme du c&#226;ble dans lequel il &#233;tait arriv&#233; &#224; transcender la banalit&#233;. Avec Terrain vague par contre, on a l'impression de se perdre dans une histoire sans beaucoup d'int&#233;r&#234;t o&#249; on se sent presque voyeur forc&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tableau n'est quand m&#234;me pas tout &#224; fait rat&#233;. Surtout parce que C&#233;line Peret rel&#232;ve le niveau avec une prestation &#233;tonnante de sinc&#233;rit&#233;. Et aussi Quentin Marteau, dans son interpr&#233;tation libre et tr&#232;s enfantine &#8211; presque burlesque - de Blanche Neige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le reste, on se demande un peu ce qui se passe devant nos yeux. Ca ressemble beaucoup &#224; une tranche de vie familiale relativement plate qui s'&#233;tale s&#232;chement, sans effet d'accroche. Ce ne sont rien d'autre que les rapports difficiles d'une fille avec sa m&#232;re et par cons&#233;quent avec sa propre fille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le path&#233;tique social ressort par contre assez fort de cette pi&#232;ce. Et il est aussi soutenu par une dramaturgie sc&#233;nique un peu excessive &#224; laquelle on ne doit rien reprocher, faute de quoi on n'aurait rien &#224; se mettre sous la dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre un travail de r&#233;&#233;criture s'impose-t-il ? Pour offrir davantage de contenu et d'&#233;nergie &#224; une sc&#233;nographie et un jeu pourtant eux tr&#232;s aboutis.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt; &lt;a href=&#034;mailto:samuel_bury@yahoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;Samuel Bury&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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