<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Demandez Le Programme</title>
	<link>http://www.demandezleprogramme.be/</link>
	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="http://www.demanderleprogramme.fr/spip.php?id_auteur=6110&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Demandez Le Programme</title>
		<url>http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L144xH109/siteon0-ab254.png?1698766008</url>
		<link>http://www.demandezleprogramme.be/</link>
		<height>109</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Cruel Printemps</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Cruel-Printemps</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demanderleprogramme.fr/Cruel-Printemps</guid>
		<dc:date>2018-04-29T12:14:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Jonas Parson </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sur un terrain de terre battue, des adolescents se croisent et se confrontent &#224; leurs d&#233;sirs, leurs craintes et &#224; cette mont&#233;e de s&#232;ve qui s'agitent en eux. Armel Roussel propose ici une version vivace et actuelle de la pi&#232;ce de Wedekind, qui fut censur&#233;e d&#232;s sa parution. Tous les tabous de la soci&#233;t&#233; y sont trait&#233;s, et si quelques-uns semblent d&#233;suets aujourd'hui, la pi&#232;ce reste d'une actualit&#233; brulante. Roussel convoque douze com&#233;diens et deux musiciennes &#224; fouler cette terre, &#224; s'y jeter et &#224; la brasser (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sur un terrain de terre battue, des adolescents se croisent et se confrontent &#224; leurs d&#233;sirs, leurs craintes et &#224; cette mont&#233;e de s&#232;ve qui s'agitent en eux. Armel Roussel propose ici une version vivace et actuelle de la pi&#232;ce de Wedekind, qui fut censur&#233;e d&#232;s sa parution. Tous les tabous de la soci&#233;t&#233; y sont trait&#233;s, et si quelques-uns semblent d&#233;suets aujourd'hui, la pi&#232;ce reste d'une actualit&#233; brulante. Roussel convoque douze com&#233;diens et deux musiciennes &#224; fouler cette terre, &#224; s'y jeter et &#224; la brasser &#224; la recherche d'une Vie que le th&#233;&#226;tre est &#224; m&#234;me de nous offrir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle est belle, la rage et le d&#233;sir de cette jeunesse qui en veut plus de la vie, dont la vitalit&#233; se fracasse contre la cruelle banalit&#233; d'un monde sans espoir. Un &#233;lan de jouissance cruelle que la pi&#232;ce elle-m&#234;me peine &#224; contenir, laissant d&#233;border des murs du th&#233;&#226;tre cette &#233;nergie qui embarque le public avec elle. Tout au long du spectacle, les spectateurs ne se sentiront pas en simples observateurs froids et &#233;loign&#233;s d'un spectacle qui se d&#233;roule dans l'espace s&#233;par&#233; de la sc&#232;ne, mais comme au centre d'un fol man&#232;ge de musique et de cris, de terre et de pluie. Armel Roussel nous fait sentir la pulsion de cette Vie in&#233;puisable qui monte en nous comme une s&#232;ve explosive &#224; l'&#233;veil du printemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Studio, difficile de savoir ou s'arr&#234;te le plateau et ou commence la salle, th&#233;&#226;tre et vie s'entrem&#234;lent dans une exaltation des pulsions de vie et de mort qui traversent la pi&#232;ce de Wedekind. D&#232;s l'entr&#233;e dans la salle, les spectateurs sont accueillis dans une ambiance de f&#234;te par le duo Juicy. Ces deux jeunes bruxelloises, dont le premier album vient de sortir, se sont fait connaitre pour leurs reprises de tubes du hip-hop des ann&#233;es 90, et leur questionnement ironique de la place du corps f&#233;minin dans cette culture-l&#224;. Elles assureront une trame musicale tout au long du spectacle. En amenant dans la salle une &#233;nergie et une ambiance de concert, elles participent &#224; cette fusion entre la vie et le th&#233;&#226;tre que Roussel a si bien r&#233;ussi &#224; saisir dans cette pi&#232;ce. Les com&#233;diens ne se limiteront d'ailleurs pas au plateau, envahissant autant les si&#232;ges des spectateurs que les escaliers tout au long du spectacle. Moritz, Wendla, Melchior, personnages principaux de la pi&#232;ce, semblent &#234;tre conscients de n'&#234;tre que des personnages de th&#233;&#226;tre, mais ils en n'en d&#233;mordent pas. Et quand, &#224; la fin du spectacle, la tombe de Wendla &#8211; morte des complications d'un avortement clandestin- et celle de Moritz- qui s'est suicid&#233;, rendu fou suite &#224; son &#233;chec scolaire- sont dress&#233;s sur sc&#232;ne, les tombes voisines sont celles d'Oph&#233;lie- une des martyrs innocentes les plus iconiques du th&#233;&#226;tre occidental-, d'Hamlet et de Roberto Zucco, clin d'&#339;il &#224; la pi&#232;ce de Kolt&#232;s qui fut la premi&#232;re mise en sc&#232;ne de Roussel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Repr&#233;senter l'adolescence sur sc&#232;ne est toujours une affaire d&#233;licate. Trop souvent, metteurs en sc&#232;nes et acteurs adultes projettent une adolescence fantasm&#233;e qui rate le coche, proposant rien de plus que des caricatures allant du peu convaincant au carr&#233;ment grotesque. Roussel et sa belle bande de com&#233;diens taclent cet &#233;cueil avec brio, ne se laissant pas tenter par un d&#233;sir de r&#233;alisme condamn&#233; d'avance. De l'adolescence, les personnages de Wedekind sur le plateau du National ont gard&#233; l'urgence de cette vie qui s'exprime en eux, ce refus de s'accommoder des vies insatisfaisantes que semblent leur r&#233;server leurs parents et professeurs. Mais aussi cette rage de se demander pourquoi ils sont l&#224;, ce besoin de demander des comptes &#224; leurs g&#233;niteurs pour l'irresponsabilit&#233; de les avoir amen&#233;s au monde, alors que celui-ci n'est qu'une farce immonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suicide, viol, avortement, prostitution : les th&#232;mes qui traversent l'Eveil du printemps ne sont pas des plus tendres. Pour autant, ce n'est pas une pi&#232;ce triste qu'a mont&#233; Armel Roussel, mais pour reprendre ses propres mots, &#171; une com&#233;die parcourue de tragique &#187;. Sur sc&#232;ne, les corps s'entrechoquent, se d&#233;nudent pour tenter de mieux ressentir cette vie qui bouillonne dans leurs veines, pour mieux tenter d'&#233;prouver ce monde qui s'offrent &#224; eux. Dans le courant du vingti&#232;me si&#232;cle, un autre auteur, Artaud, r&#234;vait d'un th&#233;&#226;tre de la cruaut&#233;, un th&#233;&#226;tre qui montrerait se sang qui bouillonne dans nos veines. C'est bien cela que Roussel et sa bande nous offrent ici.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chor&#233;graphie Digitale</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Choregraphie-Digitale</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demanderleprogramme.fr/Choregraphie-Digitale</guid>
		<dc:date>2017-12-14T12:54:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Jonas Parson </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A quoi pensons-nous juste avant de mourir ? Avec po&#233;sie et douceur, Cold Blood nous emm&#232;ne dans une r&#234;verie mortelle et myst&#233;rieuse, qui m&#234;le cin&#233;ma et danse pour cr&#233;er des tableaux qui feraient p&#226;lir les meilleures &#233;quipes d'effets sp&#233;ciaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un spectacle de contrastes, d'abord. Contraste d'abord entre ces d&#233;cors miniatures et ces mains qui viennent les peupler, y danser le bol&#233;ro ou les claquettes. Contraste encore, entre la pr&#233;cision minutieuse, le contr&#244;le l&#233;ch&#233; des images projet&#233;es sur l'&#233;cran (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A quoi pensons-nous juste avant de mourir ? Avec po&#233;sie et douceur, Cold Blood nous emm&#232;ne dans une r&#234;verie mortelle et myst&#233;rieuse, qui m&#234;le cin&#233;ma et danse pour cr&#233;er des tableaux qui feraient p&#226;lir les meilleures &#233;quipes d'effets sp&#233;ciaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est un spectacle de contrastes, d'abord. Contraste d'abord entre ces d&#233;cors miniatures et ces mains qui viennent les peupler, y danser le bol&#233;ro ou les claquettes. Contraste encore, entre la pr&#233;cision minutieuse, le contr&#244;le l&#233;ch&#233; des images projet&#233;es sur l'&#233;cran qui domine la sc&#232;ne, et la nonchalance et le bric-&#224;- brac visible sur la sc&#232;ne, toute la vie externe aux s&#233;quences film&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contraste finalement entre le sujet morbide du spectacle, et la beaut&#233; d&#233;licate des images qu'il propose.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jaco Van Dormael et Mich&#232;le Ann De Mey unissent ici leurs savoir-faire personnels pour cr&#233;er un spectacle de danse pour doigts, dans&#233;s dans une s&#233;rie de d&#233;cors miniatures film&#233;s en direct sur la sc&#232;ne, offrant au public l'occasion d'assister &#224; la r&#233;alisation d'un film en live. Une v&#233;ritable chor&#233;graphie digitale, en somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi &#224; un double spectacle que l'on assiste, celui tout d'abord des danses des doigts sur l'&#233;cran, offrant des images plus belles les unes que les autres, mais aussi le plaisir du &#171; comment &#231;a marche &#187;, en observant les artistes sur sc&#232;ne produisant ces images. Les doigts dansent, mais les corps bougent aussi, dans une chor&#233;graphie involontaire mais n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Gunzig signe le texte qui narre la pi&#232;ce, nous emmenant &#224; travers sept morts, sept r&#233;miniscences qui s'imbriquent, se suivent sans se ressembler, le texte appellant les images et les images s'appuyant sur le texte sans n&#233;cessairement l'illustrer de mani&#232;re litt&#233;rale. Les sc&#232;nes plus explicites (dans tous les sens du terme, comme la danse des doigts strip-teaseurs) laissent place &#224; des images plus abstraites, bulles d'encres dans de l'eau ou ombres floues de mains qui plongent dans l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frisant souvent avec le kitsch, Cold Blood offre une heure et quelques de po&#233;sie et d'images saisissantes, avec son lot de trucs amusants et de r&#233;f&#233;rences bien choisies- une interpr&#233;tation parfaite du Bol&#233;ro pour quinze doigts par exemple, ou un ballet en apesanteur aux notes de Space Oddity de David Bowie-, un spectacle beau et bien fait, mais peut-&#234;tre un petit peu trop lisse et sous contr&#244;le. Un spectacle pour tous ceux qui, enfants, faisaient danser leurs doigts le long des murets en allant &#224; l'&#233;cole.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Transquinquennal, quel exemple !</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Transquinquennal-quel-exemple</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demanderleprogramme.fr/Transquinquennal-quel-exemple</guid>
		<dc:date>2017-12-14T12:45:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Jonas Parson </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Si vous vous cherchiez &#224; une c&#233;l&#233;bration de la vie de Philip Seymour Hoffman, ou une pi&#232;ce qui capitaliserait sur la fascination morbide li&#233;e &#224; la mort de cet acteur culte, alors cette collaboration entre le s&#233;millant collectif belge Transquinquennal et l'auteur argentin Rafael Spregelburd n'est pas ce qu'il vous faut. Vous y trouverez plut&#244;t un jeu habile sur les codes du th&#233;&#226;tre, des interrogations sur l'identit&#233;, sur les fronti&#232;res entre la fiction et le r&#233;el, dans une pi&#232;ce intelligente et ludique, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si vous vous cherchiez &#224; une c&#233;l&#233;bration de la vie de Philip Seymour Hoffman, ou une pi&#232;ce qui capitaliserait sur la fascination morbide li&#233;e &#224; la mort de cet acteur culte, alors cette collaboration entre le s&#233;millant collectif belge Transquinquennal et l'auteur argentin Rafael Spregelburd n'est pas ce qu'il vous faut. Vous y trouverez plut&#244;t un jeu habile sur les codes du th&#233;&#226;tre, des interrogations sur l'identit&#233;, sur les fronti&#232;res entre la fiction et le r&#233;el, dans une pi&#232;ce intelligente et ludique, featuring Godzilla et le p&#232;re no&#235;l, si si.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Philip Seymour Hoffman, par exemple, fait se croiser dans un tourbillon d&#233;lirant l'histoire de trois personnes, trois acteurs confront&#233;s &#224; leur image et leur identit&#233;. Au Japon, l'acteur Kyoshi Kou d&#233;couvre dans une quizz t&#233;l&#233;vis&#233; une adolescente qui semble obs&#233;d&#233; par lui, au point de connaitre des informations sur sa propre vie dont l'acteur ne se souvenait pas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant ce temps, St&#233;phane Olivier (v&#233;ritable acteur de Transquinquennal), fait une exp&#233;rience troublante lors d'une audition aux Etats-Unis, o&#249; l'&#233;quipe le prend pour Philip Seymour Hoffman. En rentrant chez lui, il r&#233;alise que tout son entourage le traite comme s'il &#233;tait en effet l'acteur am&#233;ricain, et que St&#233;phane Olivier serait un r&#244;le qui l'aurait englouti. &lt;br class='autobr' /&gt;
Finalement, le &#171; vrai &#187; Hoffman commence le tournage d'une saga&lt;br class='autobr' /&gt;
nanardesque, bas&#233;e sur une histoire de bombe disparaissant dans la machine &#224; rayon-x dans un a&#233;roport, avant de se faire approcher par un groupe d'escrocs pour le coup du si&#232;cle : se faire passer pour mort, et se faire de l'argent sur la vente des images de synth&#232;ses dont le studio aurait besoin pour pouvoir continuer la saga&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est un film du genre Philip Seymour Hoffman, quoi. Tout peut arriver. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qui d&#233;finit qui nous sommes ? Si ces trois figures se retrouvent chacune dans une crise identitaire qui lui est propre, les trois situations se d&#233;finissent par l'importance de l'autre dans la n&#233;gociation de son identit&#233;. Ce que l'on consid&#232;re souvent comme une entit&#233; int&#233;rieure est finalement le fruit de tensions constantes avec son entourage, l'image que l'on projette, les relations que l'on tisse, au point que l'ext&#233;rieur peut d&#232;s fois venir troubler ce qui semblait &#234;tre une constante interne, cette identit&#233; &#224; soi-m&#234;me que l'on prenait comme acquis.&lt;br class='autobr' /&gt;
St&#233;phane Olivier, face &#224; ses proches qui le traitent tous comme si &#171; St&#233;phane Olivier &#187; n'&#233;tait qu'un personnage qu'il jouait, dans lequel le vrai lui, Philip &#8211; &#224; en croire ses amis et sa femme- se serait perdu. Et St&#233;phane en arrive presque &#224; les croire, tellement sa croyance en sa propre identit&#233; est &#233;branl&#233;e par les personnes qui l'entoure. De m&#234;me, Kyoshi est &#233;branl&#233; quand il se retrouve confront&#233; &#224; une personne ext&#233;rieure qui semble le connaitre mieux qu'il ne se connait lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pi&#232;ce joue de cette question de l'authenticit&#233;, brouillant les pistes entre les diff&#233;rents niveaux de fictions en jeu sur sc&#232;ne. Que se passe-t- il quand un acteur qui joue son propre r&#244;le c&#244;toie un autre qui repr&#233;sente un personnage qui existe &#171; vraiment &#187;, entour&#233; d'autres personnages qui ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s sp&#233;cialement pour la pi&#232;ce ? Quel est le plus &#171; vrai &#187; de ces personnages, ne sont-ils pas tous des cr&#233;ations, des fictions que nous nous cr&#233;ons pour nous-m&#234;mes, et que d'autres cr&#233;ent sur nous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philip Seymour Hoffman est ainsi invoqu&#233; avec une tendresse d&#233;sinvolte par Transquinquenal et Spregelburd dans cette fable en forme de mosa&#239;que. L'acteur consid&#233;r&#233; comme l'un des plus grand de sa g&#233;n&#233;ration, qui enchainait les r&#244;les dans des films m&#233;diocres et se comportait &#224; l'inverse des attentes de la star-system. Tragique et hilarante, la vie et l'&#339;uvre d'Hoffman est &#224; l'image de cette pi&#232;ce, qui offre aux cinq com&#233;diens du collectif l'occasion de montrer leurs talents tant comiques que tragiques.&lt;br class='autobr' /&gt; Et qui sait, peut-&#234;tre que Philip Seymour Hoffman a vraiment &#233;t&#233; jouer le p&#232;re no&#235;l pour&lt;br class='autobr' /&gt;
un enfant canc&#233;reux, et qu'il vit en ce moment &#224; Bruxelles, profitant de l'argent g&#233;n&#233;r&#233; par ses films en se la coulant douce, sous le doux soleil Belge, par exemple&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jan Lauwers, encore et encore</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Jan-Lauwers-encore-et-encore</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demanderleprogramme.fr/Jan-Lauwers-encore-et-encore</guid>
		<dc:date>2017-11-10T17:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Jonas Parson </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;We are the people Who never stop We say flop and hop and hop and hop We just go on and on and on and on&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Aller voir un spectacle phare d'un artiste majeur de la sc&#232;ne th&#233;&#226;trale contemporaine, rejou&#233; presque quinze ans apr&#232;s sa premi&#232;re, est toujours un exercice qui remplit d'appr&#233;hension. Trop souvent ces spectacles ont mal vieilli, perdant de leur percussion. Ont-ils leur place dans le programme des th&#233;&#226;tres aujourd'hui S'il y a des spectacles qu'ils vaudraient mieux laisser entre les pages des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;We are the people&lt;br class='autobr' /&gt; Who never stop&lt;br class='autobr' /&gt; We say flop and hop and hop and hop&lt;br class='autobr' /&gt;
We just go on and on and on and on&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aller voir un spectacle phare d'un artiste majeur de la sc&#232;ne th&#233;&#226;trale contemporaine, rejou&#233; presque quinze ans apr&#232;s sa premi&#232;re, est toujours un exercice qui remplit d'appr&#233;hension. Trop souvent ces spectacles ont mal vieilli, perdant de leur percussion. Ont-ils leur place dans le programme des th&#233;&#226;tres aujourd'hui&lt;br class='autobr' /&gt;
S'il y a des spectacles qu'ils vaudraient mieux laisser entre les pages des recueils d'histoire du th&#233;&#226;tre, La Chambre d'Isabella de Jan Lauwers et le Needcompany n'en fait certainement pas partie. Cette pi&#232;ce musicale et dans&#233;e sortie en 2004 n'a perdue aucune de sa vigueur, &#224; l'instar de l'incroyable Viviane de Muynck, qui joue le r&#244;le central de la pi&#232;ce. Jouissif, revigorant, grin&#231;ant par moments, cette pi&#232;ce nous rappelle pourquoi Jan Lauwers et la Needcompany jouissent d'une telle renomm&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Isabella ne voit plus. Elle a 94 ans, et seule dans sa chambre, entour&#233;e de sa vertigineuse collection d'artefacts africains, elle parle aux morts, revisite sa vie. Celle d'une femme &#224; l'app&#233;tit insatiable, dans un monde qui ne lui fait pas justice. C'est une vie de fantasmes et de mensonges, d'ivresses et d'amertume. &lt;br class='autobr' /&gt;
Neuf artistes se partagent la sc&#232;ne, enti&#232;rement blanche &#224; l'instar d'un white cube de galerie d'art. Cette sobri&#233;t&#233; est contrast&#233;e par le foisonnement des objets de la collection d'objets africains, pr&#233;sent&#233;s par Jan Lauwers au d&#233;but du spectacle comme un h&#233;ritage de son p&#232;re Felix Lauwers, mort deux ans avant la cr&#233;ation du spectacle. C'est un peu un hommage &#224; ce dernier que La Chambre d'Isabella. Felix, c'est le myst&#233;rieux prince du d&#233;sert, p&#232;re fantasm&#233; d'Isabella. Il traverse la pi&#232;ce, sourire l&#233;g&#232;rement ironique, et mouvements d&#233;li&#233;s. Un peu plus tard, c'est l'h&#233;misph&#232;re gauche du cerveau d'Isabella ou encore sa zone &#233;rog&#232;ne, interpr&#233;t&#233;e par le narrateur du spectacle (&#171; un &#233;v&#232;nement jamais vu dans l'histoire du th&#233;&#226;tre ! &#187;). &lt;br class='autobr' /&gt;
Jouant entre abstraction, &#233;clatement et incarnation profonde, la Needcompany propose deux heures en compagnie d'Isabella qui ne laissera personne indiff&#233;rent. A voir jusqu'au 11 novembre au Th&#233;atre National.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
