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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>Manettes de jeu selon Morph&#233;e</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Laura Bejarano Medina </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Compagnie embl&#233;matique du th&#233;&#226;tre jeune public, la Compagnie des Mutants a pos&#233; ses valises aux Riches-Claires, impatiente de nous entra&#238;ner dans sa Cyberchute. N&#233;e de la plume de Dirk Opstaele et coproduite avec L'Ensemble Leporello, cette cr&#233;ation ing&#233;nieuse nous emm&#232;ne au c&#339;ur d'un p&#233;riple onirique, &#224; la fois d&#233;cal&#233; et engag&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Attachez vos ceintures pour un d&#233;collage aux confins du temps et de l'espace. La compagnie des Mutants vous emm&#232;ne aux quatre coins de la Belgique et au-del&#224; ; d'une villa (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compagnie embl&#233;matique du th&#233;&#226;tre jeune public, la Compagnie des Mutants a pos&#233; ses valises aux Riches-Claires, impatiente de nous entra&#238;ner dans sa &lt;i&gt;Cyberchute&lt;/i&gt;. N&#233;e de la plume de Dirk Opstaele et coproduite avec L'Ensemble Leporello, cette cr&#233;ation ing&#233;nieuse nous emm&#232;ne au c&#339;ur d'un p&#233;riple onirique, &#224; la fois d&#233;cal&#233; et engag&#233;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Attachez vos ceintures pour un d&#233;collage aux confins du temps et de l'espace. La compagnie des Mutants vous emm&#232;ne aux quatre coins de la Belgique et au-del&#224; ; d'une villa bourgeoise &#224; Uccle, &#224; la mer d'Ostende, au d&#233;tour d'une rue de La Louvi&#232;re o&#249; grondent les col&#232;res d'aujourd'hui, en passant par un boulevard parisien qui nous rappelle les r&#233;volutions d'hier. Pas besoin de grands artifices pour &#234;tre transport&#233;. L'imaginaire suffit. Sans d&#233;cor, la sc&#232;ne prend vie au rythme des p&#233;rip&#233;ties d&#233;lirantes de quatre personnages attachants. Ils sont &#224; la fois les porte-paroles des Indign&#233;s du monde entier et les surr&#233;alistes repr&#233;sentants de notre belgitude bien aim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cultivant des ambiances sonores, presque &#233;lectriques, o&#249; se m&#234;lent chant, doublage voix et musique, &lt;i&gt;Cyberchute&lt;/i&gt; joue d'effets comiques cr&#233;atifs. Dans cet univers burlesque, les v&#234;tements se transforment, les personnages de jeux vid&#233;o semblent s'&#233;vader de la Playstation, l'obscurit&#233; nous &#233;claire et les cordes vocales n'en font qu'&#224; leur t&#234;te. Et pour cause, &lt;i&gt;Cyberchute&lt;/i&gt; renvoie au domaine du r&#234;ve, celui que l'on subit sans pouvoir y &#233;chapper, celui du r&#234;ve dans un r&#234;ve, qui nous &#233;gare et nous d&#233;connecte de la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Funambule, la Compagnie des Mutants se balance avec humour sur le fil du conscient et de l'inconscient sans perdre de vue son message politique et social. La crise &#233;conomique, la violence, le r&#233;chauffement climatique, les r&#233;fugi&#233;s, les in&#233;galit&#233;s sociales ou encore la supr&#233;matie des nouvelles technologies sont autant de th&#232;mes abord&#233;s en filigrane dans cette cr&#233;ation explosive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;clatant, truculent, &lt;i&gt;Cyberchute&lt;/i&gt; s'adresse tant aux jeunes g&#233;n&#233;rations qu'aux amateurs d'aventures loufoques. En brouillant les fronti&#232;res entre r&#234;ve et r&#233;alit&#233;, virtuel et r&#233;el, la Compagnie des Mutants tente d'&#233;veiller notre soci&#233;t&#233; en sommeil et nous offre un spectacle surprenant par sa forme et son actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:laura.bejarano.medina@hotmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Laura Bejarano Medina&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Soif de justice</title>
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		<dc:date>2015-10-28T13:03:06Z</dc:date>
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		<dc:creator> Laura Bejarano Medina </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;&#233;criture moderne de l'Antigone de Sophocle, Crever d'amour na&#238;t de la plume engag&#233;e d'Axel Cornil et du regard habile de Fr&#233;d&#233;ric Dussenne. R&#233;unissant une &#233;quipe d'acteurs belgo-africains dans l'espace brut du Rideau de Bruxelles, le metteur en sc&#232;ne revisite la trag&#233;die antique &#224; travers les cris de r&#233;volte et de d&#233;sir d'une jeunesse sacrifi&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un autre temps. Un autre endroit. Une m&#234;me col&#232;re qui gronde. Nous ne sommes pas &#224; Th&#232;bes mais dans un pays d'Afrique, au lendemain de la guerre civile. Alors qu'un (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;&#233;criture moderne de l'Antigone de Sophocle, &lt;i&gt;Crever d'amour&lt;/i&gt; na&#238;t de la plume engag&#233;e d'Axel Cornil et du regard habile de Fr&#233;d&#233;ric Dussenne. R&#233;unissant une &#233;quipe d'acteurs belgo-africains dans l'espace brut du Rideau de Bruxelles, le metteur en sc&#232;ne revisite la trag&#233;die antique &#224; travers les cris de r&#233;volte et de d&#233;sir d'une jeunesse sacrifi&#233;e. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un autre temps. Un autre endroit. Une m&#234;me col&#232;re qui gronde. Nous ne sommes pas &#224; Th&#232;bes mais dans un pays d'Afrique, au lendemain de la guerre civile. Alors qu'un nouveau r&#233;gime se met en place, la paix r&#233;sonne dans les rues en f&#234;te. Sur les ruines encore tremblantes du champ de bataille, les jeunes hommes, avides de jouissance, se saoulent du corps des femmes et de plaisirs violents. Sourde &#224; ces &#233;clats de joie, Antigone s'enferme dans le deuil et la col&#232;re. Pour offrir une s&#233;pulture &#224; son fr&#232;re, ennemi de la cit&#233;, elle s'acharne seule contre les lois, portant sur ses &#233;paules insoumises le poids de l'histoire et du sacr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Crever d'amour&lt;/i&gt; se d&#233;voile dans une forme brute et poignante. Sur une sc&#232;ne nue, d&#233;pouill&#233;e de tout artifice, les personnages apparaissent, s'&#233;clipsent, se cherchent et se chassent, &#224; mesure que les bruits &#233;tranges et les voix &#233;clatent, brisant le profond silence. D&#233;sireux de proposer un langage contemporain au mythe antique, Fr&#233;d&#233;ric Dussenne porte &#224; la sc&#232;ne un ch&#339;ur de jeunes issus de la diaspora africaine. Dirig&#233; par le chor&#233;graphe Serge Aim&#233; Coulibaly, ce ch&#339;ur moderne prolonge une parole par le mouvement des corps d&#233;brid&#233;s ou brutalis&#233;s, qui s'unit en harmonie aux mots d&#233;chirants du talentueux Axel Cornil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une saisissante beaut&#233;, le texte du jeune auteur montois fait r&#233;sonner la rage et la douleur d'Antigone, pr&#234;te &#224; tout pour &#233;tancher sa soif de justice. &#192; travers les th&#232;mes de l'engagement et du sacrifice, Axel Cornil et Fr&#233;d&#233;ric Dussenne nous parlent des jeunes g&#233;n&#233;rations d'aujourd'hui. Soutenus avec intensit&#233; par des com&#233;diens belges et africains, les personnages sont ici anim&#233;s du d&#233;sir ardent d'&#234;tre aim&#233;, de jouir, d'&#234;tre libre, de changer, de se souvenir ou d'oublier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V&#233;ritable &#233;loge &#224; la parole, &lt;i&gt;Crever d'amour&lt;/i&gt; enivre par les mots et les silences qui transpercent les murs du Rideau de Bruxelles. Malgr&#233; quelques longueurs, cette trag&#233;die cruellement actuelle interroge avec brio les valeurs et les croyances de notre civilisation occidentale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>21 grammes</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/21-grammes</link>
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		<dc:date>2015-05-11T09:54:53Z</dc:date>
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		<dc:creator> Laura Bejarano Medina </dc:creator>



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&lt;p&gt;A sa sortie du Conservatoire de Bruxelles en 2001, Vincent L&#233;cuyer s'essayait pour la premi&#232;re fois &#224; l'&#233;criture d'une courte pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre. Com&#233;dien de formation, il d&#233;cide de prendre la plume pour insuffler un cri de r&#233;volte qu'il ne trouvait pas dans ses lectures. De retour avec une nouvelle version de Petite &#226;me, il questionne avec humour, fantaisie et cruaut&#233; la notion de libert&#233; individuelle dans notre soci&#233;t&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Prisonni&#232;re d'une famille &#233;touffante et d'une vie dont elle veut s'&#233;chapper, Eunisa (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L150xH79/arton2648-25f55.png?1698914393' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='79' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A sa sortie du Conservatoire de Bruxelles en 2001, Vincent L&#233;cuyer s'essayait pour la premi&#232;re fois &#224; l'&#233;criture d'une courte pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre. Com&#233;dien de formation, il d&#233;cide de prendre la plume pour insuffler un cri de r&#233;volte qu'il ne trouvait pas dans ses lectures. De retour avec une nouvelle version de &lt;i&gt;Petite &#226;me&lt;/i&gt;, il questionne avec humour, fantaisie et cruaut&#233; la notion de libert&#233; individuelle dans notre soci&#233;t&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Prisonni&#232;re d'une famille &#233;touffante et d'une vie dont elle veut s'&#233;chapper, Eunisa d&#233;cide contre toute attente d'&#233;pouser Erik, l'idiot du village qu'elle a d'ailleurs essay&#233; de noyer dans la rivi&#232;re quand ils &#233;taient enfants. Depuis cette m&#233;saventure, le pauvre gar&#231;on a perdu la raison et son p&#232;re, mort en tentant de le sauver des eaux. Elle ne l'aime pas. Tout la s&#233;pare de cette &#034;petite &#226;me&#034; qui a, dit-on, &lt;i&gt;de l'eau de rivi&#232;re dans les rigoles du cerveau&lt;/i&gt;. Et pourtant, en ce grand jour de f&#234;te, jour o&#249; &lt;i&gt;elle a dit oui comme si elle avait dit non&lt;/i&gt;, le spectateur va &#234;tre pris &#224; t&#233;moin de cette union improbable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Petite &#226;me&lt;/i&gt; prend place dans un d&#233;cor audacieux et d&#233;cal&#233; o&#249; les tuyaux de plomberie communiquent du sol au plafond et o&#249; les armoires d&#233;voilent leurs tr&#233;sors derri&#232;re des portes invisibles. Dans cette ambiance rythm&#233;e par la danse et la musique, les discours alcoolis&#233;s deviennent aussi &#233;c&#339;urants que les restes du g&#226;teau de mariage d&#233;laiss&#233;. Eunisa, jeune fille r&#234;veuse et hautaine, s'&#233;clipse alors de la f&#234;te, lass&#233;e par l'attitude de sa famille et de son mari.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers ce conte sans f&#233;e, Vincent L&#233;cuyer donne vie &#224; six personnages qui vont et viennent, se cherchent, se retrouvent et se perdent &#224; nouveau dans un m&#233;li-m&#233;lo d'&#233;clats de voix et de silences bris&#233;s. Alors que la jeune mari&#233;e se fige dans ses pens&#233;es, mari, oncle, tante, cousine et belle-m&#232;re gravitent autour d'elle dans un mouvement perp&#233;tuel, r&#233;v&#233;lant &#224; certains moments leurs blessures et baignant &#224; d'autres dans une excentricit&#233; comique. Avec un cynisme mordant, le metteur en sc&#232;ne cr&#233;e l'inattendu au milieu des banalit&#233;s et entra&#238;ne ses personnages dans des situations grotesques, en les affublant de costumes tape-&#224;-l'&#339;il et ridicules qui ne manqueront pas de faire sourire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affaibli par un d&#233;s&#233;quilibre entre le fond et la forme, &lt;i&gt;Petite &#226;me&lt;/i&gt; souffre parfois de longueurs, de redondances et de r&#233;p&#233;titions qui encombrent l'histoire et alourdissent la mise en sc&#232;ne. De temps en temps, un jeu excessif et criard met &#224; mal la cr&#233;dibilit&#233; de certaines &#233;motions et entrave l'&#233;coute du texte, comme sa compr&#233;hension. La qualit&#233; d'&#233;criture de Vincent L&#233;cuyer et la profondeur de son discours deviennent alors plus difficiles &#224; saisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, &#224; l'approche d'un d&#233;nouement puissant et &#233;mouvant, les grandes questions refont surface et nous invitent &#224; r&#233;fl&#233;chir sur notre &#233;panouissement, sur notre mani&#232;re de vivre libre dans un monde o&#249; tout semble nous &#234;tre impos&#233;. A l'image de ces &#034;grandes&#034; et &#034;petites&#034; &#226;mes, sommes-nous engourdis dans la peur et la b&#234;tise ? Sommes-nous d&#233;finis par notre famille, notre histoire, notre &#233;ducation, nos traditions ? Sommes-nous fa&#231;onn&#233;s par ce que les autres attendent de nous ? Et surtout, pouvons-nous nous d&#233;passer, choisir la libert&#233; et nous envoler ? A m&#233;diter...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:laura.bejarano.medina@hotmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Laura Bejarano Medina&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Qu&#234;te de sens</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Quete-de-sens</link>
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		<dc:date>2015-05-07T08:31:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Laura Bejarano Medina </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D&#233;sireux de revaloriser le r&#233;pertoire anglo-saxon au sein de la programmation du Rideau de Bruxelles, Michael Delaunoy a choisi de rendre hommage &#224; l'un des plus grands auteurs postdramatique du th&#233;&#226;tre anglais. Avec sa cr&#233;ation de La Ville, le metteur en sc&#232;ne et directeur de th&#233;&#226;tre porte &#224; la sc&#232;ne la langue incisive de Martin Crimp &#224; travers un spectacle myst&#233;rieux et d&#233;tonnant. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'impr&#233;gnant d'une atmosph&#232;re feutr&#233;e et impersonnelle, &#224; l'image d'une salle de meeting ou d'une chambre d'h&#244;tel, La Ville (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L150xH107/arton2646-7d5fd.png?1698914393' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='107' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;sireux de revaloriser le r&#233;pertoire anglo-saxon au sein de la programmation du Rideau de Bruxelles, Michael Delaunoy a choisi de rendre hommage &#224; l'un des plus grands auteurs postdramatique du th&#233;&#226;tre anglais. Avec sa cr&#233;ation de &lt;i&gt;La Ville&lt;/i&gt;, le metteur en sc&#232;ne et directeur de th&#233;&#226;tre porte &#224; la sc&#232;ne la langue incisive de Martin Crimp &#224; travers un spectacle myst&#233;rieux et d&#233;tonnant.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'impr&#233;gnant d'une &lt;strong&gt;atmosph&#232;re feutr&#233;e et impersonnelle&lt;/strong&gt;, &#224; l'image d'une salle de meeting ou d'une chambre d'h&#244;tel, &lt;i&gt;La Ville&lt;/i&gt; prend place sur un plateau nu recouvert de moquette. C'est dans cet espace aseptis&#233;, ferm&#233; sur un c&#244;t&#233; par une b&#226;che en plastic translucide, que s'&#233;changent les banalit&#233;s d'une journ&#233;e de travail enfin termin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clair et Chris sont pris au pi&#232;ge d'un quotidien standardis&#233; et rythm&#233; par leurs professions respectives. Elle est traductrice, lui travaille dans une grande entreprise. Malgr&#233; les apparences d'un bonheur conjugal indissociablement li&#233; &#224; la r&#233;ussite mat&#233;rielle, le couple semble battre de l'aile. Alors que Jenny, leur voisine infirmi&#232;re, arrive inopin&#233;ment pour se plaindre des enfants qui crient trop fort dans le jardin, les bavardages et le ton des personnages deviennent de plus en plus &#233;tranges. Au fur et &#224; mesure que ces brides d'histoires et de vies s'entrem&#234;lent et se rejoignent, le metteur en sc&#232;ne plonge le spectateur dans un &lt;strong&gt;univers d&#233;cal&#233; et artificiel&lt;/strong&gt;, l'incitant &#224; &lt;strong&gt;laisser libre cours &#224; son imagination&lt;/strong&gt; pour esquisser sa propre interpr&#233;tation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Spectacle ind&#233;finissable et presque indescriptible, &lt;i&gt;La Ville&lt;/i&gt; se construit sur le fil d'un&lt;strong&gt; discours &#233;nigmatique &lt;/strong&gt; qui fr&#244;le le surr&#233;alisme et se nourrit d'un sentiment d'&#233;tranget&#233;. Le manque d'empathie des personnages, l'absurdit&#233; des situations et des &#233;changes flous, o&#249; les questions demeurent sans v&#233;ritables r&#233;ponses, o&#249; parfois les mots paraissent prendre un autre sens que celui qu'on leur donne, sont autant d'indices d'un myst&#232;re &#224; d&#233;couvrir, d'un langage &#224; d&#233;coder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Multipliant les moments o&#249; le temps semble suspendu, Michael Delaunoy cultive l'art d'intriguer et surprendre. Une nouvelle apparition, un changement de costume, un accessoire au sens encore cach&#233; viennent renforcer cette impression d'une r&#233;alit&#233; d&#233;form&#233;e et flottante. &lt;strong&gt;La qu&#234;te de sens&lt;/strong&gt; se poursuit au travers des attitudes des personnages, du jeu des com&#233;diens, tant&#244;t engag&#233;s, tant&#244;t en distance. Perdus dans leur vie int&#233;rieure, Clair et Chris refl&#232;tent avant tout une parole vivante et un besoin visc&#233;ral de se d&#233;battre pour se sentir exister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec &lt;strong&gt;humour et cynisme&lt;/strong&gt;,&lt;i&gt; La Ville&lt;/i&gt; porte une r&#233;flexion sur nos id&#233;aux et nos solitudes forg&#233;s dans une soci&#233;t&#233; &#224; la fois d&#233;shumanisante et d&#233;shumanis&#233;e. Ici, les d&#233;sordres de l'intime font &#233;cho &#224; la violence universelle. Soutenu par un &lt;strong&gt;processus narratif subtil et &#233;tonnant&lt;/strong&gt;, le myst&#232;re prend fin &#224; l'instant o&#249; les pi&#232;ces du discours de Martin Crimp s'assemblent en un puzzle qui bouscule nos attentes. Et tout devient profond&#233;ment clair ou presque&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:laura.bejarano.medina@hotmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Laura Bejarano Medina&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Folie meurtri&#232;re</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Folie-meurtriere</link>
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		<dc:date>2015-04-04T07:53:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Laura Bejarano Medina </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Fort du succ&#232;s de son tr&#232;s remarqu&#233; Hamlet (saison 2012-2013), Michel Dezoteux r&#233;invente l'espace sc&#233;nique du Petit Varia pour pr&#233;senter le deuxi&#232;me volet de son triptyque sur l'art et la folie. Avec Woyzeck, &#339;uvre fragment&#233;e et inachev&#233;e de Georg B&#252;chner, le metteur en sc&#232;ne nous emm&#232;ne, avec une puissance bouleversante, &#224; travers les m&#233;andres d'une pens&#233;e tortur&#233;e, donnant voix et corps aux troubles de notre humanit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;s l'ouverture des portes, alors qu'une atmosph&#232;re froide et obscure envahit la pi&#232;ce, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fort du succ&#232;s de son tr&#232;s remarqu&#233; Hamlet (saison 2012-2013), Michel Dezoteux r&#233;invente l'espace sc&#233;nique du Petit Varia pour pr&#233;senter le deuxi&#232;me volet de son triptyque sur l'art et la folie. Avec &lt;i&gt;Woyzeck&lt;/i&gt;, &#339;uvre fragment&#233;e et inachev&#233;e de Georg B&#252;chner, le metteur en sc&#232;ne nous emm&#232;ne, avec une puissance bouleversante, &#224; travers les m&#233;andres d'une pens&#233;e tortur&#233;e, donnant voix et corps aux troubles de notre humanit&#233;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;s l'ouverture des portes, alors qu'une &lt;strong&gt;atmosph&#232;re froide et obscure &lt;/strong&gt; envahit la pi&#232;ce, quelques notes d'harmonica r&#233;sonnent contre les barreaux et les grilles m&#233;talliques qui entourent la sc&#232;ne. Ce &lt;strong&gt;r&#233;seau de cages et de portes grillag&#233;es&lt;/strong&gt;, par lesquelles les personnages de B&#252;chner entrent, sortent, se prot&#232;gent ou s'&#233;chappent, nous renvoie ind&#233;niablement &#224; l'image de la prison, symbole de la prison mentale dans laquelle &lt;i&gt;Woyzeck&lt;/i&gt; est enferm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Franz Woyzeck est un homme simple, un soldat sans histoire. Il vit avec Marie, m&#232;re d'un jeune enfant qu'il prend pour sien. Pour subvenir &#224; leurs besoins, il se met au service du capitaine de la garnison et devient le cobaye d'un m&#233;decin douteux. Mais se sentant sans cesse rabaiss&#233; et coinc&#233; dans une vie qui lui &#233;chappe, il finit par c&#233;der aux voix qui, devenues de plus en plus fortes, se bousculent dans sa t&#234;te et brouillent son esprit. Lorsqu'un jour, il soup&#231;onne Marie de le tromper avec le tambour-major, il se laisse emporter par la douleur et bascule dans sa folie naissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compos&#233; d'un &lt;strong&gt;puzzle de traductions et d'extraits&lt;/strong&gt; coup&#233;s, combin&#233;s ou r&#233;organis&#233;s, le texte de &lt;i&gt;Woyzeck&lt;/i&gt; devient mati&#232;re &#224; une v&#233;ritable adaptation o&#249; les sc&#232;nes se suivent sans lien chronologique ou g&#233;ographique, laissant au spectateur une grande libert&#233; d'interpr&#233;tation. Pour plus de profondeur, le spectacle est entrecoup&#233; du &lt;strong&gt;monologue de l'ascenseur de Heiner M&#252;ller&lt;/strong&gt; (interpr&#233;t&#233; par l'intense Fanny Marcq). Cette insertion d'un r&#233;cit dans le r&#233;cit initial enrichit la repr&#233;sentation d'une dynamique de jeu nouvelle, qui multiplie les tableaux et dont les interventions font &#233;cho au drame de B&#252;chner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Baignant dans &lt;strong&gt;un univers sonore et visuel affolant&lt;/strong&gt;, o&#249; les lumi&#232;res et les chansons de Music-Hall, le blues de l'harmonica, les voix d&#233;form&#233;es et les cris de b&#233;b&#233; deviennent autant d'interf&#233;rences au discours fragment&#233; du soldat allemand, &lt;i&gt;Woyzeck&lt;/i&gt; plonge le spectateur au c&#339;ur d'une pens&#233;e divergente et contradictoire. &lt;strong&gt;Pris &#224; t&#233;moin de ce d&#233;sordre mental&lt;/strong&gt;, le public ignore si ce qu'il voit ou ce qu'il entend est le fruit des hallucinations de Woyzeck, atteint de schizophr&#233;nie, maladie encore inconnue &#224; l'&#233;poque. Soutenu par son &#233;quipe de com&#233;diens f&#233;tiches d&#233;j&#224; pr&#233;sents dans le premier volet (Karim Barras, Eric Castex, Fanny Marcq et Denis Mpunga) et de nouveaux visages (In&#232;s Dubuisson et Azeddine Benamara), Michel Dezoteux nous fait voyager &#224; travers &lt;strong&gt;l'ironie, l'&#233;tranget&#233; et la tranquillit&#233; inqui&#233;tante&lt;/strong&gt;. Au fur et &#224; mesure que ces personnages troublants et &#233;nigmatiques d&#233;filent, le mal-&#234;tre de Franz s'intensifie et fait place &#224; une folie grandissante qui donnera naissance &#224; des moments forts et transper&#231;ants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le r&#244;le de Woyzeck, Karim Barras travaille la folie qui l'habite en cultivant deux personnalit&#233;s. Pour parfaire sa performance d'acteur, il cherche sa&lt;strong&gt; justesse de jeu dans la pr&#233;cision d'un d&#233;tail&lt;/strong&gt; ou le choix des nuances, que ce soit au moyen de dessins qu'il trace sur un sol faussement enneig&#233;, de phrases dont le sens nous &#233;chappe, de pulsions, de mimiques atypiques, ou de r&#233;actions inattendues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Spectacle percutant, &lt;i&gt;Woyzeck&lt;/i&gt; bouscule nos attentes et nous emporte avec intensit&#233; dans&lt;strong&gt; les bas-fonds de la souffrance psychique&lt;/strong&gt;. A l'image de l'Homme enferm&#233; dans sa cage, de l'Homme enferm&#233; dans son monde, Michel Dezoteux porte &#224; la sc&#232;ne le g&#233;nie de B&#252;chner pour nous interroger sur la condition humaine, cherchant, le temps d'une histoire racont&#233;e, &#224; donner du sens &#224; nos limites et nos fragilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:laura.bejarano.medina@hotmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Laura Bejarano Medina&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chass&#233;s-crois&#233;s amoureux</title>
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		<dc:date>2015-04-01T08:57:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Laura Bejarano Medina </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Directeur de la Com&#233;die Poitou-Charentes et metteur en sc&#232;ne renomm&#233;, Yves Beaunesne s'installe jusqu'au 4 avril dans la grande salle comble du Th&#233;&#226;tre Le Public. Apr&#232;s avoir mis en sc&#232;ne On ne badine pas avec l'amour et Lorenzaccio, cet amoureux du th&#233;&#226;tre classique continue son exploration de l'&#339;uvre d'Alfred de Musset avec son adaptation d&#233;licate et l&#233;g&#232;re de Il ne faut jurer de rien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une douce p&#233;nombre qui laisse appara&#238;tre un joli jeu de jambes et quelques pas d'une danse lancinante. Il ne faut jurer (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Directeur de la Com&#233;die Poitou-Charentes et metteur en sc&#232;ne renomm&#233;, Yves Beaunesne s'installe jusqu'au 4 avril dans la grande salle comble du Th&#233;&#226;tre Le Public. Apr&#232;s avoir mis en sc&#232;ne &lt;i&gt;On ne badine pas avec l'amour&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Lorenzaccio&lt;/i&gt;, cet amoureux du th&#233;&#226;tre classique continue son exploration de l'&#339;uvre d'Alfred de Musset avec son adaptation d&#233;licate et l&#233;g&#232;re de Il ne faut jurer de rien.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une douce p&#233;nombre qui laisse appara&#238;tre un joli jeu de jambes et quelques pas d'une danse lancinante. &lt;i&gt;Il ne faut jurer de rien&lt;/i&gt; d&#233;bute dans une atmosph&#232;re flottante, o&#249; un d&#233;cor &#233;pur&#233; s'habille d'ombres et de faibles lumi&#232;res propices aux conversations intimes et aux &#233;lans romantiques. Sur la sc&#232;ne agr&#233;ment&#233;e d'une immense structure murale en bois, un hamac cohabite avec quelques si&#232;ges d'&#233;poque. C'est sur ce plateau d&#233;pouill&#233; d'exc&#232;s et de redondance que les personnages, entrent, sortent, d&#233;ambulent en costume du 19&#232;me si&#232;cle, s'impr&#233;gnant de la langue de Musset avec finesse et &#233;l&#233;gance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Valentin a 25 ans et m&#232;ne une vie de d&#233;bauche sans se soucier du lendemain. Son oncle Van Buck, qui couvre sans cesse ses dettes au jeu, le menace de lui retirer son h&#233;ritage si Valentin refuse d'&#233;pouser C&#233;cile de Mantes, une jeune aristocrate. Coureur du jupons et charmeur inv&#233;t&#233;r&#233;, le jeune homme s'oppose au mariage, connaissant bien le c&#339;ur des femmes. Selon lui, se marier signifie prendre le risque d'&#234;tre tromp&#233;. Pour prouver &#224; son oncle l'infid&#233;lit&#233; f&#233;minine, Valentin cache son identit&#233; et se rend au ch&#226;teau, bien d&#233;cid&#233; &#224; prouver qu'il s&#233;duira la jeune fille en huit jours et pourra alors rejeter une union avec une femme si facilement conquise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fid&#232;le &#224; l'&#233;tat d'esprit de Musset, Yves Beaunesne nous propose une com&#233;die romantique acidul&#233;e o&#249; amour et tromperie semblent indissociablement conjugu&#233;s par les faiblesses des femmes. Ecrite &#224; trois reprises, &lt;i&gt;Il ne faut jurer de rien&lt;/i&gt; se veut le reflet des d&#233;boires amoureux d'Alfred de Musset, d&#233;sabus&#233; et trahi par son grand amour. Accompagn&#233; d'une distribution ambitieuse port&#233;e par Olivier Massart en oncle Van Buck g&#233;n&#233;reux, bon vivant et bougon, le metteur en sc&#232;ne insuffle un d&#233;sordre planant chez des personnages d&#233;j&#224; troubl&#233;s par les tourments de leurs sentiments. Les femmes y sont a&#233;riennes, perdues dans leurs r&#234;veries ou leurs pens&#233;es, distraites. A l'image d'une baronne hautaine (Florence Crick) &#224; l'esprit flottant ou d'une C&#233;cile myst&#233;rieuse (Olivia Smets) absorb&#233;e par sa radio, elles sont hors de port&#233;e et semblent nous &#233;chapper. Les hommes y sont plus terre &#224; terre, parfois d&#233;chir&#233;s entre la rigueur et l'audace, obstin&#233;s, pragmatiques, comme Valentin (Fabian Finkels), &#224; la fois espi&#232;gle et nonchalant, ou le pr&#234;tre (Alexandre Von Sivers) dont le d&#233;calage et la simplicit&#233; font sourire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Baignant dans cette ambiance vaporeuse et fluctuante, instaur&#233;e par une distance de jeu et un rythme lent, &lt;i&gt;Il ne faut jurer de rien&lt;/i&gt; manque quelque peu de vigueur et d'intensit&#233;. M&#234;me si le spectacle gagnerait &#224; plus de chaleur, il n'en demeure pas moins un bel hommage, un v&#233;ritable &#233;loge &#224; la beaut&#233;, donnant vie aux mots de Musset &#224; travers des &#233;changes et des tableaux inlassablement gracieux et raffin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:laura.bejarano.medina@hotmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Laura Bejarano Medina&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#034;What color is your flag when it burns ?&#034;</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/What-color-is-your-flag-when-it-burns</link>
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		<dc:date>2015-01-23T13:58:11Z</dc:date>
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		<dc:creator> Laura Bejarano Medina </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Install&#233;e pendant deux semaines &#224; l'Atelier 210, la compagnie La Loba revisite la pi&#232;ce engag&#233;e et percutante de l'auteur roumain Mat&#233;i Visniec. Avec &#034;Femme comme champ de bataille&#034;, Marie Hossenlopp porte une r&#233;flexion aiguis&#233;e et p&#233;n&#233;trante sur les d&#233;rives du nationalisme, donnant vie &#224; la parole des femmes, victimes ou t&#233;moins de la barbarie des hommes. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans un d&#233;cor brut et lourd de sens que prend place le face &#224; face poignant de deux femmes ravag&#233;es par la folie humaine. Brisant leur silence, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Install&#233;e pendant deux semaines &#224; l'Atelier 210, la compagnie La Loba revisite la pi&#232;ce engag&#233;e et percutante de l'auteur roumain Mat&#233;i Visniec. Avec &lt;i&gt;&#034;Femme comme champ de bataille&#034;&lt;/i&gt;, Marie Hossenlopp porte une r&#233;flexion aiguis&#233;e et p&#233;n&#233;trante sur les d&#233;rives du nationalisme, donnant vie &#224; la parole des femmes, victimes ou t&#233;moins de la barbarie des hommes. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est dans un &lt;strong&gt;d&#233;cor brut et lourd de sens&lt;/strong&gt; que prend place le face &#224; face poignant de deux femmes ravag&#233;es par la folie humaine. Brisant leur silence, une voix-off inonde la sc&#232;ne habill&#233;e de tableaux noirs suspendus, o&#249; les dessins &#224; la craie, les plans, les listes de victimes et les textes d'analyse se m&#234;lent au mobilier v&#233;tuste et aux v&#234;tements entass&#233;s. Cette voix qui r&#233;sonne est celle de Kate, une psychologue am&#233;ricaine en mission d'identification des charniers dans les Balkans. An&#233;antie par sa confrontation incessante avec la mort, elle d&#233;cide de se consacrer au traitement des traumatismes chez les femmes victimes des conflits interethniques et tente de venir en aide &#224; Dorra, une jeune femme enferm&#233;e dans son mutisme apr&#232;s avoir &#233;t&#233; viol&#233;e pendant la guerre de Bosnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Port&#233; par le duo de com&#233;diennes Marie Denys et Sophie Jaskulski,&lt;i&gt; &#034;Femme comme champ de bataille&#034;&lt;/i&gt; r&#233;v&#232;le &lt;strong&gt;deux &#233;corch&#233;es vives li&#233;es dans la souffrance&lt;/strong&gt; par la m&#234;me impuissance face &#224; la violence et la monstruosit&#233; des hommes. Alors que l'une veut comprendre, l'autre veut oublier. Alors que l'une s'accroche &#224; la vie, l'autre veut se donner la mort et emp&#234;cher l'enfant d'un viol de venir au monde. Dans cette &lt;strong&gt;lutte aux esp&#233;rances contraires&lt;/strong&gt;, une relation s'installe au fur et &#224; mesure que la parole se lib&#232;re et que Dorra et Kate tentent de mettre des mots sur les atrocit&#233;s. Anim&#233;es par cet imp&#233;tueux besoin d'exprimer leur&lt;strong&gt; r&#233;volte au c&#339;ur de l'intime&lt;/strong&gt;, les deux femmes font &#233;clater la beaut&#233; et la violence du texte de Visniec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soutenue par un &lt;strong&gt;subtil jeu de lumi&#232;res et d'obscurit&#233;&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;&#034;Femme comme champ de bataille&#034;&lt;/i&gt; se nourrit &#233;galement d'un &lt;strong&gt;univers sonore original&lt;/strong&gt;, cr&#233;&#233; en direct sur sc&#232;ne par Florian Jubin, &#224; la fois beat-boxeur et troisi&#232;me personnage de la mise en sc&#232;ne. Malgr&#233; ce fond sonore in&#233;dit et inventif, cette interf&#233;rence masculine dans un r&#244;le effac&#233; du spectacle et inexistant dans l'&#339;uvre de Visniec, semble superflue ou porteuse d'un sens qui nous &#233;chappe, car si elle renforce l'ambiance sonore, sa pr&#233;sence au c&#339;ur dans la repr&#233;sentation d&#233;force le propos d'une pi&#232;ce qui n'a besoin ni d'effet ou ni d'artifice pour toucher le spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers le&lt;strong&gt; t&#233;moignage tant&#244;t cru, cynique ou sensible &lt;/strong&gt; des dangers du nationalisme et de l'intol&#233;rance, Marie Hossenlopp nous raconte la &lt;strong&gt;cruaut&#233; des guerres interethniques&lt;/strong&gt; quand le sexe de la femme de l'ennemi devient un champ de bataille, lui-aussi. &lt;i&gt;&#034;Femme comme champ de bataille&#034;&lt;/i&gt; nous &lt;strong&gt;heurte par un texte fort et &#233;mouvant&lt;/strong&gt;, laissant un mal-&#234;tre bouleversant se dessiner parmi les phrases &#233;crites &#224; la craie, l'&#233;cho de voix murmur&#233;es dans un micro, les silences pensants, les cris &#233;touff&#233;s et les instants symboliques captur&#233;s comme des images que l'on veut oublier. Spectacle intense et d&#233;chirant, il nous renvoie au combat des victimes que le temps ne gu&#233;rira pas, rejetant leur propre pays, sali &#224; jamais par l'horreur et la haine de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:laura.bejarano.medina@hotmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Laura Bejarano Medina&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Ils attendaient de vivre, ils attendaient l'argent &#187;</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Ils-attendaient-de-vivre-ils-attendaient-l-argent</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demanderleprogramme.fr/Ils-attendaient-de-vivre-ils-attendaient-l-argent</guid>
		<dc:date>2015-01-13T10:09:42Z</dc:date>
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		<dc:creator> Laura Bejarano Medina </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1965, Georges Perec &#233;crivait &#171; Les Choses &#187;, roman dans lequel il trace le portrait de son &#233;poque en racontant la vie d'un couple de psychosociologues &#224; l'heure de l'explosion de la consommation et du capitalisme croissant. 50 ans plus tard, avec &#171; Ils tent&#232;rent de fuir &#187;, Soufian El Boubsi et Joachim Olender s'inspirent de l'&#339;uvre &#224; succ&#232;s de Perec et explorent, &#224; travers une cr&#233;ation intelligente, profonde et ludique, les m&#234;mes questions et les m&#234;mes constats qui perdurent dans un monde o&#249; tout a un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1965, Georges Perec &#233;crivait &#171; Les Choses &#187;, roman dans lequel il trace le portrait de son &#233;poque en racontant la vie d'un couple de psychosociologues &#224; l'heure de l'explosion de la consommation et du capitalisme croissant. 50 ans plus tard, avec &lt;i&gt;&#171; Ils tent&#232;rent de fuir &#187;&lt;/i&gt;, Soufian El Boubsi et Joachim Olender s'inspirent de l'&#339;uvre &#224; succ&#232;s de Perec et explorent, &#224; travers une cr&#233;ation intelligente, profonde et ludique, les m&#234;mes questions et les m&#234;mes constats qui perdurent dans un monde o&#249; tout a un prix. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout commence dans un d&#233;cor d&#233;pouill&#233; de tout artifice. Sur la sc&#232;ne nue, Nathalie Mellinger et Pierre Verplancken nous accueillent au Th&#233;&#226;tre de la Vie en nous annon&#231;ant dans un &#233;lan id&#233;aliste leur spectacle r&#234;v&#233;. Alors que l'espace s'habille soudainement de mobilier design pour nous plonger dans l'&lt;strong&gt;ambiance chic et cosy d'un appartement au c&#339;ur de Paris&lt;/strong&gt;, les com&#233;diens, devenus protagonistes de Perec, nous racontent le quotidien de J&#233;r&#244;me et Sylvie. &lt;strong&gt;Prisonnier d'une cage dor&#233;e&lt;/strong&gt;, ce couple de psychosociologues encha&#238;ne les enqu&#234;tes de consommation ingrates pour accumuler l'argent qui satisfera ses &lt;strong&gt;besoins mat&#233;rialistes&lt;/strong&gt;. Sans cesse en train de r&#234;ver &#224; leur prochaine acquisition, leur prochain appartement ou leurs prochaines vacances, les personnages de Perec &lt;strong&gt;nous renvoient &#224; nos propres d&#233;sirs dans une soci&#233;t&#233; o&#249; la consommation est un langage&lt;/strong&gt; qui r&#233;pond au c&#233;l&#232;bre &#171; J'ach&#232;te, donc je suis &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gardant comme fil conducteur le texte de Georges Perec, &#171; Ils tent&#232;rent de fuir &#187; se construit comme un &lt;strong&gt;aller-retour entre diff&#233;rents niveaux de r&#233;alit&#233;&lt;/strong&gt; et de narration (le roman de l'auteur et le spectacle qui se cr&#233;e sous nos yeux) qui s'entrem&#234;lent dans un dialogue entre l'hier et l'aujourd'hui si bien que les com&#233;diens et les personnages se confondent progressivement. Au c&#339;ur de cette dynamique du th&#233;&#226;tre dans le th&#233;&#226;tre, Nathalie Mellinger et Pierre Verplancken enrichissent leurs personnages de multiples facettes et nous livrent une &lt;strong&gt;performance &#224; la fois l&#233;g&#232;re et intense&lt;/strong&gt;, recueil de moments dr&#244;les, sensibles, de fables revisit&#233;es, de discussions anim&#233;es, d'id&#233;es engag&#233;es, d'&#233;motions fortes et de r&#234;ves bris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;&#171; Ils tent&#232;rent de fuir &#187;&lt;/i&gt;, Soufian El Boubsi et Joachim Olender confrontent le spectateur &#224; la &lt;strong&gt;machine infernale de notre soci&#233;t&#233; de consommation&lt;/strong&gt;. Ici, le simple objet peut devenir d&#233;cor ou personnage ; des lunettes de soleil peuvent nous faire voyager, un pupitre nous ramener au th&#233;&#226;tre, une paire de chaussures hors de prix nous berner ou un tableau de Rothko devenir symbole de la r&#233;ussite mat&#233;rielle absolue. Par l'utilisation d'un &#233;cran, les metteurs en sc&#232;ne nous inondent en temps voulu de ces images devenues elles-m&#234;mes un bien que l'on consomme parfois sans r&#233;fl&#233;chir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans intention moralisatrice, &lt;i&gt;&#171; Ils tent&#232;rent de fuir &#187;&lt;/i&gt; ne se veut pas une d&#233;nonciation manich&#233;enne de notre consommation, mais &lt;strong&gt;nous invite &#224; une r&#233;flexion, une remise en question de notre syst&#232;me de valeurs&lt;/strong&gt;, de notre amour des choses et d'un bonheur qui semble in&#233;vitablement li&#233; &#224; la vie mat&#233;rielle. V&#233;ritable &#233;cho &#224; nos propres contradictions, ce &lt;strong&gt;spectacle interpellant, subtil et percutant&lt;/strong&gt;, soul&#232;ve des interrogations r&#233;solument modernes. Pouvons-nous vivre libres dans une prison dor&#233;e tant id&#233;alis&#233;e ? Pouvons-nous sortir des sentiers battus, hors d'une vie toute trac&#233;e et de besoins standardis&#233;s ? Si oui, comment faire ? Tenter de fuir peut-&#234;tre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:laura.bejarano.medina@hotmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Laura Bejarano Medina&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Retour vers le pass&#233;</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Retour-vers-le-passe</link>
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		<dc:date>2015-01-07T09:35:03Z</dc:date>
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		<dc:creator> Laura Bejarano Medina </dc:creator>



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&lt;p&gt;Laur&#233;at du Prix de la Critique 2010 et du Prix du Meilleur Auteur belge 2012 d&#233;cern&#233; par l'Acad&#233;mie fran&#231;aise de Belgique, Dominique Br&#233;da revient au Th&#233;&#226;tre des Martyrs, apr&#232;s une tourn&#233;e &#224; succ&#232;s, avec son spectacle &#171; New York &#187;. &#201;crite et mise en sc&#232;ne en 2010, cette com&#233;die fantastique nous fait voyager au c&#339;ur de l'imaginaire, enrobant les souffrances de l'existence d'un humour noir et cynique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le quai d'une gare vide et d&#233;saffect&#233;e, un homme assis sur un banc semble perdu dans ses pens&#233;es. Il (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laur&#233;at du Prix de la Critique 2010 et du Prix du Meilleur Auteur belge 2012 d&#233;cern&#233; par l'Acad&#233;mie fran&#231;aise de Belgique, Dominique Br&#233;da revient au Th&#233;&#226;tre des Martyrs, apr&#232;s une tourn&#233;e &#224; succ&#232;s, avec son spectacle &lt;i&gt;&#171; New York &#187;&lt;/i&gt;. &#201;crite et mise en sc&#232;ne en 2010, cette com&#233;die fantastique nous fait voyager au c&#339;ur de l'imaginaire, enrobant les souffrances de l'existence d'un humour noir et cynique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur le quai d'une gare vide et d&#233;saffect&#233;e, un homme assis sur un banc semble perdu dans ses pens&#233;es. Il s'appelle Max, il a trente-cinq ans, l'&#226;ge qu'avait son p&#232;re lorsqu'il s'est suicid&#233; en se jetant sous un train. Max se trouve &#224; l'endroit m&#234;me o&#249; ce drame s'est produit. Enferm&#233; dans un pass&#233; douloureux qu'il cherche &#224; comprendre, il revit inlassablement le suicide de son p&#232;re jusqu'&#224; ce qu'un curieux chef de gare vienne troubler son d&#233;lire nocturne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;licieusement comique, &lt;i&gt;&#171; New York &#187;&lt;/i&gt; nous prend &#224; t&#233;moin du dialogue surr&#233;aliste que Max entretient avec le fant&#244;me de son p&#232;re et le souvenir d'un chef de gare, tous deux fruits de son hallucination prolong&#233;e par l'alcool et les m&#233;dicaments. Sans cesse ponctu&#233; et interrompu par la vision cauchemardesque du p&#232;re qui se jette encore et encore sur les rails, ce soliloque d&#233;guis&#233; donne naissance &#224; des &lt;strong&gt;situations d&#233;cal&#233;es et absurdes, qui font rire ou sourire&lt;/strong&gt; dans une atmosph&#232;re pourtant path&#233;tique et pesante. Soutenu par la &lt;strong&gt;justesse d'interpr&#233;tation&lt;/strong&gt; d'Alexandre Crepet, Emmanuel Dekoninck et Alexis Goslain, &lt;i&gt;&#171; New York &#187;&lt;/i&gt; s'enrichit de personnages aux personnalit&#233;s touchantes ; Max, l'&#233;crivain maudit, paum&#233;, sarcastique et en col&#232;re (Alexis Goslain), le chef de gare, attendrissant, niais, bavard et envahissant (Emmanuel Dekoninck) et le p&#232;re, sensible et bienveillant (Alexandre Crepet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En qu&#234;te d'un &lt;strong&gt;juste &#233;quilibre entre la com&#233;die et le drame&lt;/strong&gt;, Dominique Br&#233;da utilise &lt;strong&gt;le rire pour prendre de la distance&lt;/strong&gt; par rapport aux &#233;v&#233;nements tragiques et traiter un sujet difficile sans baigner dans les lamentations ou les grands &#233;lans sentimentaux. &#192; travers un rythme qu'on voudrait peut-&#234;tre plus tranchant et plus alerte pour un spectacle qui repose sur le verbal, &lt;i&gt;&#171; New York &#187;&lt;/i&gt; nous raconte la perte de rep&#232;res, la solitude et la ranc&#339;ur d'une &#226;me prisonni&#232;re d'un pass&#233; qui a conditionn&#233; toute sa vie, tiraill&#233;e entre une enfance g&#226;ch&#233;e et un pr&#233;sent qui n'en peut plus d'attendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Spectacle &lt;strong&gt;dr&#244;le et &#233;mouvant&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;&#171; New York &#187;&lt;/i&gt; nous parle de la mort, du deuil et des blessures que le temps n'efface pas. Du d&#233;lire &#224; la lucidit&#233;, de l'ironie &#224; l'&#233;motion, de la ranc&#339;ur au pardon, Dominique Br&#233;da nous invite &#224; monter dans ce train imaginaire pour New York, laissant le libre choix au spectateur intimid&#233; de rester &#224; quai et au spectateur fascin&#233; d'embarquer vers le surr&#233;alisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:laura.bejarano.medina@hotmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Laura Bejarano Medina&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Puzzle d'enfance</title>
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		<dc:creator> Laura Bejarano Medina </dc:creator>



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&lt;p&gt;Jeune acteur, metteur en sc&#232;ne et compositeur, Thomas Mustin fait r&#233;sonner les mots sombres et tortueux de Dennis Kelly dans la petite salle des Riches-Claires. Avec D&#233;bris, il nous propose un drame familial d&#233;routant, r&#233;v&#233;l&#233; sur le terrain de jeux d'un fr&#232;re et d'une s&#339;ur aux souvenirs d'enfance et aux espoirs bris&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Baign&#233; dans un univers sonore &#233;trange et inqui&#233;tant, D&#233;bris &#233;volue dans une atmosph&#232;re glauque o&#249; cohabitent de fa&#231;on improbable WC, salet&#233; et jouet d'enfant. C'est dans ce d&#233;cor symbolique (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeune acteur, metteur en sc&#232;ne et compositeur, Thomas Mustin fait r&#233;sonner les mots sombres et tortueux de Dennis Kelly dans la petite salle des Riches-Claires. Avec &lt;i&gt;D&#233;bris&lt;/i&gt;, il nous propose un drame familial d&#233;routant, r&#233;v&#233;l&#233; sur le terrain de jeux d'un fr&#232;re et d'une s&#339;ur aux souvenirs d'enfance et aux espoirs bris&#233;s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Baign&#233; dans un &lt;strong&gt;univers sonore &#233;trange et inqui&#233;tant&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;D&#233;bris&lt;/i&gt; &#233;volue dans une atmosph&#232;re glauque o&#249; cohabitent de fa&#231;on improbable WC, salet&#233; et jouet d'enfant. C'est dans ce d&#233;cor symbolique et &#233;pur&#233; que les deux jeunes com&#233;diens (Fanny Dumont et Julien Besure) viennent nous livrer le t&#233;moignage cruel d'une enfance d&#233;chir&#233;e par la mort de la m&#232;re et l'abandon du p&#232;re. Derri&#232;re un voile en plastique, devenu tissu de projection d'images et d'ombres, ils apparaissent ou disparaissent, traversent les caricatures et les &#226;ges, pour tenter de &lt;strong&gt;renouer les liens du pass&#233;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Construit &#224; la mani&#232;re d'un&lt;strong&gt; puzzle de sensations et de souvenirs&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;D&#233;bris&lt;/i&gt; donne la parole &#224; un fr&#232;re et une s&#339;ur, anim&#233;s du d&#233;sir fascinant de raconter la vie et la mort. A la fois rivaux et complices, ils nous d&#233;voilent leur intimit&#233;, leurs peurs profondes et leur part d'ombre. M&#234;me si au fur et &#224; mesure que les pi&#232;ces du puzzle s'assemblent, les &lt;strong&gt;fils d'une histoire d&#233;cousue &lt;/strong&gt; semblent se r&#233;v&#233;ler, certains liens flous &#233;chappent au spectateur, par manque d'&#233;vidence ou de clart&#233;, jusqu'&#224; ce que la boucle du r&#233;cit soit boucl&#233;e. Jouant avec les silences et les sons, les corps et les mouvements, les modulations de la voix, les ruptures de tons et les changements de rythmes, le metteur en sc&#232;ne plonge le spectateur dans un &#233;tat &#233;tourdissant d'attention et d'&#233;coute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec fraicheur et sinc&#233;rit&#233;, Fanny Dumont et Julien Besure se pr&#234;tent au jeu des &lt;strong&gt;contrastes entre candeur et cruaut&#233;&lt;/strong&gt;. Les &#233;v&#233;nements tragiques et les conflits apparaissent &#224; travers des yeux d'enfants, d'une &lt;strong&gt;mani&#232;re intuitive et ludique&lt;/strong&gt;. Ici, les relations filiales, familiales, les ravages de l'abandon, la perte de rep&#232;res et les souvenirs d'enfance sont abord&#233;s de fa&#231;on poignante. Au-del&#224; de ce m&#233;lange &#233;tonnant de froideur et d'intensit&#233;, &lt;i&gt;D&#233;bris&lt;/i&gt; tire sa profondeur de l'intime et de la r&#233;v&#233;lation, s'attache davantage aux &lt;strong&gt;formes abstraites&lt;/strong&gt; qu'aux r&#233;alit&#233;s, cherchant &#224; mieux nous troubler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:laura.bejarano.medina@hotmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Laura Bejarano Medina&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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