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	<title>Demandez Le Programme</title>
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	<description>Demandezleprogramme est un agenda culturel et interactif en ligne, qui permet la rencontre entre les lieux culturels, les internautes et les artistes.</description>
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		<title>Demandez Le Programme</title>
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		<title>On ne badine pas avec Musset</title>
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		<dc:date>2014-11-24T17:55:31Z</dc:date>
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		<dc:creator> Charles-Henry Boland </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Nouveau spectacle du metteur en sc&#232;ne Beno&#238;t Verhaert, On ne badine avec l'amour propose une approche moderne de la c&#233;l&#232;bre pi&#232;ce d'Alfred de Musset. Une sc&#233;nographie sobre, un duo de com&#233;diens efficace, une langue d'une beaut&#233; intemporelle, reste que cette version d'une pi&#232;ce m&#234;lant com&#233;die et drame p&#234;che par un style fr&#244;lant parfois la trivialit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux hommes v&#234;tus de noir ouvrent la pi&#232;ce. Ces ma&#238;tres de c&#233;r&#233;monies (Benoit Verhaert et Vincent Raoult ) se chargeront des personnages secondaires, du bruitage (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nouveau spectacle du metteur en sc&#232;ne Beno&#238;t Verhaert, &lt;i&gt;On ne badine avec l'amour&lt;/i&gt; propose une approche moderne de la c&#233;l&#232;bre pi&#232;ce d'Alfred de Musset. Une sc&#233;nographie sobre, un duo de com&#233;diens efficace, une langue d'une beaut&#233; intemporelle, reste que cette version d'une pi&#232;ce m&#234;lant com&#233;die et drame p&#234;che par un style fr&#244;lant parfois la trivialit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux hommes v&#234;tus de noir ouvrent la pi&#232;ce. Ces ma&#238;tres de c&#233;r&#233;monies (Benoit Verhaert et Vincent Raoult ) se chargeront des personnages secondaires, du bruitage des sc&#232;ne et du d&#233;placement des projecteurs. L'un d'eux poussera m&#234;me la chansonnette. Quelques &#233;changes et l'on comprend d&#232;s les premiers instants que ces deux-l&#224; vont distiller une dose d'humour dans le spectacle. Puis c'est l'entr&#233;e de Perdican (Samuel Seynave) et Camille (Julie Lenain). Dans le fond, l'histoire est bien simple. Perdican doit (et veut) &#233;pouser Camille, mais celle-ci se promet un avenir dans un couvent. Il &#233;prouve durement son refus, elle se met &#224; douter. D&#233;sirant la rendre jalouse, Perdican use de la pauvre Rosette (Lormelle Merdrignac) et de ses humbles sentiments. Apr&#232;s une ultime sc&#232;ne de m&#233;nage pr&#233;-maritale, Camille et Perdican s'aiment mais la brave Rosette, tromp&#233;e dans son amour sinc&#232;re, se suicide. Ce qui pourrait passer pour une simple intrigue est sublim&#233; par la langue de Musset, dont Beno&#238;t Verhaert a gard&#233; la plume intacte lors des sc&#232;nes des deux amants et de Rosette. En revanche, les interventions des personnages secondaires abandonnent les dialogues originaux pour &#233;pouser un style ramass&#233;, franchement moderne et quelquefois grivois. Ces instants de second degr&#233; et d'apart&#233;s avec le public, s'ils font rire, ne contribuent pas &#224; installer le climat qu'il aurait fallu atteindre pour nous faire sentir l'issue tragique de cette pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la l&#233;g&#232;ret&#233; adopt&#233;e est &#233;minemment sympathique, elle ne semble pas totalement coh&#233;rente ni constante au sein de la proposition. Ce d&#233;calage entre humour et passion sert-il vraiment la puissance du texte ? Non qu'il faille respecter les &#339;uvres du grand r&#233;pertoires comme s'ils fussent grav&#233;s dans le marbre , mais comment recevoir une fin aussi tragique et brutale apr&#232;s tant d'&#233;pisodes drolatiques ? La pi&#232;ce ne manque pas d'humour, mais peut-&#234;tre n'en manque-t-elle pas assez...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles-Henry Boland&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Nostalgie des cit&#233;s</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Nostalgie-des-cites</link>
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		<dc:date>2014-10-04T09:21:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Charles-Henry Boland </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pi&#232;ce d'ouverture de la saison du Rideau de Bruxelles, La Vraie Vie singe d&#233;licatement nos contemporains habit&#233;s par le d&#233;mon du retour &#224; la nature. Satyrique et contemplative, jouissant d'une ambiance certaine et de passages r&#233;ussis, cette &#339;uvre p&#232;che cependant par son manque d'audace. Pour &#234;tre divertissante, La Vraie Vie ne convainc pas totalement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce que la vraie vie ? Que recherchent ces citadins qui abandonnent les agr&#233;ments et distractions de la civilisation pour embrasser un &#233;tat de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pi&#232;ce d'ouverture de la saison du Rideau de Bruxelles, &lt;i&gt;La Vraie Vie&lt;/i&gt; singe d&#233;licatement nos contemporains habit&#233;s par le d&#233;mon du retour &#224; la nature. Satyrique et contemplative, jouissant d'une ambiance certaine et de passages r&#233;ussis, cette &#339;uvre p&#232;che cependant par son manque d'audace. Pour &#234;tre divertissante, &lt;i&gt;La Vraie Vie&lt;/i&gt; ne convainc pas totalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que la vraie vie ? Que recherchent ces citadins qui abandonnent les agr&#233;ments et distractions de la civilisation pour embrasser un &#233;tat de nature le plus rudimentaire ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'auteur entend tordre le coup &#224; cette id&#233;e bien fragile des voyages salvateurs. Nous souscrivons facilement &#224; l'id&#233;e que le d&#233;pouillement conduit &#224; se rapprocher d'une vie plus authentique et vertueuse. Sauf que ces d&#233;parts soudains des rats des villes vers les contr&#233;es les plus recul&#233;es du globe ne trompent souvent personne : si notre existence est ternie, c'est &#224; l'int&#233;rieur de soi qu'il faut &#339;uvrer et non en changeant simplement le d&#233;cor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#234;tre int&#233;ressant, le point de d&#233;part est malheureusement sous-exploit&#233;. Ni engag&#233; ni humoristique, le texte manque de force, semblant survoler ce qu'il voudrait nous dire. Si les monologues - port&#233;s par des com&#233;diens convaincants - sont capables d'installer la complexit&#233; des personnages, ces derniers se montrent moins consistants dans leurs interactions. La mise en sc&#232;ne parvient &#233;galement &#224; cr&#233;er de vrais moments de tensions, mais les quelques traits d'humour et ruptures du quatri&#232;me mur ne contribuent pas &#224; ce que tout ceci soit pris au s&#233;rieux, car &#224; l'&#233;vidence l'auteur ne cherche pas &#224; traiter son sujet avec trivialit&#233;. En somme, nous sommes en qu&#234;te d'un enjeu, d'une n&#233;cessit&#233; du propos qui peine &#224; voir le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A d&#233;faut de nous faire r&#233;fl&#233;chir, il faut reconna&#238;tre que &lt;i&gt;La Vraie Vie&lt;/i&gt; r&#233;ussit le pari de nous faire voyager. Sans &#234;tre &#233;poustouflante, la sc&#233;nographie poss&#232;de quelques atouts. Baign&#233; dans une toile de fond d'un bleu turquoise apaisant, un monticule de sable recouvre le centre de la sc&#232;ne. La sonorisation ponctuelle habille l'espace d'une ambiance tropicale, sauvage et profonde. L'on se transporte facilement dans un climat chaud et envo&#251;tant. Mentionnons une nouvelle fois les monologues de nos protagonistes qui, appuy&#233;s par une lumi&#232;re plus concentr&#233;e et intime, parviennent &#224; &#233;veiller l'imagination et transporter l'esprit le temps d'une histoire. Dommage que ces instants suggestifs n'impr&#232;gnent pas toute l'&#339;uvre, affaiblie qu'elle est par une l&#233;g&#232;ret&#233; de traitement qui, pour &#234;tre bienveillante, ne contribue pas &#224; la solidit&#233; de l'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles-Henry Boland&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cadre sur fond noir</title>
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		<dc:creator> Charles-Henry Boland </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Derni&#232;re cr&#233;ation de la chor&#233;graphe Kyung-A Ryu, Criss Cross s'inscrit dans le langage du silence et de la contemplation. Exceptionnellement, je me permettrai de m'exprimer ponctuellement &#224; la premi&#232;re personne pour parler de ce spectacle. Une position objective &#8211; d&#233;j&#224; difficilement tenable dans le registre ordinaire de la critique - semble impossible quand nous ressentons une distorsion entre la reconnaissance d'un projet et son appr&#233;ciation. S'il faut reconna&#238;tre &#224; Criss Cross une conception non (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Derni&#232;re cr&#233;ation de la chor&#233;graphe Kyung-A Ryu, Criss Cross s'inscrit dans le langage du silence et de la contemplation. Exceptionnellement, je me permettrai de m'exprimer ponctuellement &#224; la premi&#232;re personne pour parler de ce spectacle. Une position objective &#8211; d&#233;j&#224; difficilement tenable dans le registre ordinaire de la critique - semble impossible quand nous ressentons une distorsion entre la reconnaissance d'un projet et son appr&#233;ciation. S'il faut reconna&#238;tre &#224; Criss Cross une conception non d&#233;nu&#233;e d'originalit&#233;, je ne peux oublier qu'int&#233;rieurement, je ne fus pas transport&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;l&#233;ment central de cette chor&#233;graphie, un grand cadre de m&#233;tal entoure la sc&#232;ne. Des &#233;lastiques sont tendus sur deux niveaux perpendiculaires, dont le croisement produit pour le regard du spectateur l'illusion d'un vaste quadrillage suspendu &#224; un demi-m&#232;tre du sol. Cependant, le spectateur ignore cette &#034;&#233;lasticit&#233;&#034; dans les premiers instants de la repr&#233;sentation. &#201;voluant au sol, les danseuses Nora Alberdi et Raffaella Pollastrini &#233;vitent soigneusement tout contact avec ce plafond de lignes tendues. Cette attitude craintive donne l'impression que ce grand r&#233;seau de c&#226;bles nous menace par sa rigidit&#233; suppos&#233;e, tel un filet de m&#233;tal froid et tranchant. Huit feuilles de papier blanc pendent mollement, comme du linge immacul&#233;. Nos danseuses les tirent, les repoussent, les font glisser. Elles semblent d&#233;couvrir prudemment ce monde &#224; l'image d'insectes rampants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis elles d&#233;couvrent (et le public &#233;galement) que leur prison est poreuse et molle. Ce qui semblait immuable devient soudain un grand tissu, souple et mall&#233;able. Les danseuses se rel&#232;vent, &#233;prouvent les limites de cet univers en repoussant les mailles &#224; l'aide de leur corps. Elles tirent un point de la trame, produisant ainsi un soul&#232;vement g&#233;n&#233;ral de toute la structure. Elles cr&#233;ent des montagnes, creusent des vall&#233;es. Des formes illusoires semblent &#233;merger des multiples torsions qu'op&#232;rent les danseuses sur les &#233;lastiques. Mais toujours le quadrillage revient &#224; son &#233;tat initial. Malgr&#233; l'&#233;nergie qu'elles d&#233;ploient pour s'approprier le monde qui les entoure, elles demeurent impuissantes &#224; le transformer. Les voici plus calmes, r&#233;solues &#224; respecter ce grand r&#233;seau qui existait avant elles et qui leur survivra. Elles enjambent d&#233;sormais les &#233;lastiques, quoiqu'elles ne courent aucun danger. Tout redevient lent. Si elles se tiennent debout, elles finissent n&#233;anmoins par se soumettre &#224; ce monde quadrill&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il voir dans ce silencieux ballet une longue all&#233;gorie de la condition humaine ? Les interpr&#233;tations peuvent &#234;tre foisonnantes face &#224; une proposition aux multiples symboles. Deux jours apr&#232;s la repr&#233;sentation, je me dis que cette chor&#233;graphie ne manquait ni d'intelligence ni de cr&#233;ativit&#233;. A l'&#233;vidence, il se d&#233;gage une profonde r&#233;flexion derri&#232;re cette proposition sc&#233;nique. Sans nul doute, je retire un plaisir intellectuel &lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt; dans l'herm&#233;neutique de ce spectacle, mais... je dois m'autoriser &#224; dire que durant l'heure o&#249; j'&#233;tais install&#233; dans mon strapontin, &#224; observer dans le silence et le calme ces deux corps au travers des mailles vibrantes d'un cadre central, je me suis profond&#233;ment ennuy&#233;. Et ce n'est gu&#232;re en raison d'une certaine &#171; longueur &#187; ou je-ne-sais-quelle &#171; il ne se passe rien &#187;, car il se produit des &#233;v&#233;nements tout au long du spectacle. Mais rien n'y fait, ce n'est ni envo&#251;tant ni r&#233;voltant. Les images sont int&#233;ressantes mais manquent de puissance &#233;vocatrice. Quant &#224; la musique, elle ne flatte jamais l'oreille, se contentant d'installer un climat sonore clairsem&#233; de murmures. Seul le concours de la raison peut aider &#224; raccrocher &#224; cet &#233;trange ballet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce rat&#233; ? Paradoxalement, je ne le crois aucunement. Techniquement, tout est irr&#233;prochable, on ne peut aucunement pr&#233;tendre qu'un &#233;l&#233;ment soit incoh&#233;rent avec l'ensemble de la proposition. C'est intelligent &#224; bien des &#233;gards mais l'absence de vie emp&#234;che que l'on s'y plonge totalement. Cela demeure un concept en mouvement, sans chaleur. Le critique trouve cela int&#233;ressant, le spectateur s'est endormi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles-Henry Boland&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Crimes et chansons</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Crimes-et-chansons</link>
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		<dc:date>2014-05-12T15:17:37Z</dc:date>
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		<dc:creator> Charles-Henry Boland </dc:creator>



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&lt;p&gt;Deux murs en briques. Quatre femmes et un brun t&#233;n&#233;breux. Pour son deuxi&#232;me spectacle, la compagnie du Scopitone nous propose un policier f&#233;minin prenant place dans l'ambiance anim&#233;e d'une cohabitation. Rehauss&#233; de quelques moments musicaux, ce Requiem pour un crime, sorte d'Agatha Christie aux accents de Chat noir, lance de bonnes id&#233;es sans les exploiter totalement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout se passait pour le mieux entre ces dames. Sensible et spirituelle, Birgit (Marie-Astrid Legrand) &#233;gaie son entourage par sa (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux murs en briques. Quatre femmes et un brun t&#233;n&#233;breux. Pour son deuxi&#232;me spectacle, la compagnie du Scopitone nous propose un policier f&#233;minin prenant place dans l'ambiance anim&#233;e d'une cohabitation. Rehauss&#233; de quelques moments musicaux, ce Requiem pour un crime, sorte d'Agatha Christie aux accents de Chat noir, lance de bonnes id&#233;es sans les exploiter totalement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout se passait pour le mieux entre ces dames. Sensible et spirituelle, Birgit (Marie-Astrid Legrand) &#233;gaie son entourage par sa cuisine raffin&#233;e, la tenniswoman Amalia (C&#233;line Chappuis) en pince pour cette derni&#232;re, la jeune G&#233;raldine (Maria Abecasis) poursuit son combat inlassable pour la d&#233;fense des animaux et la gardienne de l'immeuble Monique (Ga&#235;lle Swann) fait en sorte que tout ce beau monde cohabite harmonieusement. Un &#233;quilibre que vient briser Michal (Laurent Bonnet), 42 ans, personnage sans foi ni toit. S&#233;duisant et intrigant, l'homme d&#233;barque au moment o&#249; la propri&#233;taire de l'immeuble d&#233;c&#232;de subitement. Co&#239;ncidence ? Certainement pas. L'intrigue est entrecoup&#233;e de chansons compos&#233;es par Julien Van Aerschot qui tient &#233;galement la partie de piano durant le spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On appr&#233;ciera tr&#232;s volontiers le jeu des com&#233;diens. Mentionnons tout sp&#233;cialement Marie-Astrid Legrand pour son personnage bien construit et Ga&#235;lle Swann, dont le jeu &#233;nergique se double d'une voix puissante taill&#233;e pour le cabaret. Les musiques sont efficaces, les m&#233;lodies savamment tourn&#233;es et les quelques polyphonies finales agr&#233;mentent somptueusement le tout. Les ingr&#233;dients sont de qualit&#233;, la recette semble all&#233;chante mais la sauce ne prend qu'&#224; moiti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire en elle-m&#234;me peine franchement &#224; d&#233;coller. Si l'on appr&#233;ciera l'humour bon enfant des sc&#232;nes, la narration se perd quelquefois. Plusieurs trames semblent se dessiner dans les premiers instants mais la plupart restent en suspens pour &#234;tre totalement oubli&#233;es. De m&#234;me, l'id&#233;e singuli&#232;re de laisser aux spectateurs le choix de l'issue finale a de quoi s&#233;duire. Il est cependant regrettable que le proc&#233;d&#233; n'ait pas &#233;t&#233; davantage exploit&#233;, la d&#233;cision du public n'influant que tr&#232;s faiblement sur le d&#233;roulement de la narration. Comme nous aurions aim&#233; pouvoir intervenir r&#233;ellement dans la vie de cet immeuble, construire une histoire, un crime... Du coup, la fin semble quelque peu exp&#233;di&#233;e et l'on reste sur sa faim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il faut saluer les chansons fort bien tourn&#233;es et un jeu d'acteur efficace, il manque cependant &#224; tout ceci du relief, de la consistance et de l'audace. On rit volontiers des travers de ces dr&#244;les de dames et l'on se laisse volontiers prendre par le rythme des chansons. Mais l'absence d'un enjeu v&#233;ritable et la faiblesse de la trame narrative conf&#232;rent un go&#251;t, certes plaisant, mais sans grande saveur &#224; l'ensemble. Chouette mais sans plus dira-t-on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:charleshenry.boland@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Charles-Henry Boland&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Voyage en Congolie...</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Voyage-en-Congolie</link>
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		<dc:date>2013-10-03T11:16:18Z</dc:date>
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		<dc:creator> Charles-Henry Boland </dc:creator>



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&lt;p&gt;Nouvelle proposition du metteur en sc&#232;ne Denis Mpunga, Haute Pression r&#233;sulte d'un appel &#224; projet venant couronner ? ans de r&#233;flexion sur les mus&#233;es ethnographiques europ&#233;ens. Divers en sa forme, le propos est trait&#233; avec l&#233;g&#232;ret&#233;, le tout nimb&#233; d'une histoire fantastique. Malgr&#233; la sinc&#233;rit&#233; de l'oeuvre et des intentions, l'on reste perplexe devant cette cr&#233;ation sympathique, mais quelque peu anecdotique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour comprendre &#034;Haute Pression&#034;, il faut replacer l'objet dans son contexte de cr&#233;ation. Suite &#224; une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nouvelle proposition du metteur en sc&#232;ne Denis Mpunga, &lt;i&gt;Haute Pression&lt;/i&gt; r&#233;sulte d'un appel &#224; projet venant couronner ? ans de r&#233;flexion sur les mus&#233;es ethnographiques europ&#233;ens. Divers en sa forme, le propos est trait&#233; avec l&#233;g&#232;ret&#233;, le tout nimb&#233; d'une histoire fantastique. Malgr&#233; la sinc&#233;rit&#233; de l'oeuvre et des intentions, l'on reste perplexe devant cette cr&#233;ation sympathique, mais quelque peu anecdotique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour comprendre &#034;Haute Pression&#034;, il faut replacer l'objet dans son contexte de cr&#233;ation. Suite &#224; une commande provenant du Mus&#233;e royal de l'Afrique centrale de Tervuren, la pi&#232;ce &#034;Haute Pression&#034; s'inscrit dans un vaste projet de recherche sur la question ethnographique, plus principalement sur la probl&#233;matique des mus&#233;es europ&#233;ens cr&#233;&#233;s pendant la p&#233;riode coloniale et renfermant un patrimoine subtilis&#233; aux peuples d'Afrique. La question de l'objet expos&#233;, de sa &#034;valeur&#034; en occident, du rapport qu'il induit avec les civilisations africaines, tout ceci tisse une toile de fond passionnante pour la cr&#233;ation et le d&#233;bat d'id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le probl&#232;me est le suivant : la pi&#232;ce de Denis Mpunga n'aborde pas vraiment cette probl&#233;matique.&lt;/strong&gt; Il est difficile de comprendre les liens qui unissent le projet initial et le r&#233;sultat sc&#233;nique. Certes, la pr&#233;sence subite de ce masque dot&#233; de propri&#233;t&#233;s surnaturelles, ainsi que le chambardement qu'il provoque en occident exprime le questionnement des objets traditionnels qui peuplent nos mus&#233;es. Mais le texte ne d&#233;nonce rien de pr&#233;cis ni ne traite aucune question en profondeur. L'on d&#233;c&#233;l&#233;ra une critique de &#034;l'opinion&#034; (publique, scientifique, politique) qui vacille trop facilement selon le sens du vent. L'on trouvera &#233;galement une critique des &#233;tats occidentaux, de l'inad&#233;quation manifeste de leurs actions en mati&#232;re de gestion post-coloniale. Cependant, rien n'est r&#233;ellement d&#233;velopp&#233;, tout est effleur&#233; sans force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette impr&#233;cision se retrouve dans la forme artistique elle-m&#234;me. Prenons un exemple : Une femme v&#234;tue de rouge intervient ponctuellement, fendant l'air de ses bolas. Comment interpr&#233;ter cette pr&#233;sence ? Au premier degr&#233;, l'on percevra une forme d'agressivit&#233;, de violence aveugle. L'image est &#233;vocatrice, mais que veut-elle dire ? Est-ce la violence de l'Occident ? De l'Inconnu sur lequel notre rationalit&#233; n'a aucune prise ? Rien de tout ceci ? La mise en sc&#232;ne reste volontairement impr&#233;cise sur la nature de ce personnage. Ceci n'est qu'un exemple parmi d'autres, mais qui ne fait qu'illustrer le choix du metteur en sc&#232;ne de laisser le spectateur se donner ses propres r&#233;ponses. A priori, ce n'est pas un mauvais postulat que de laisser le public investir librement la forme qu'on lui offre. Cependant, il faudrait que les &#233;l&#233;ments transmis &#224; son imagination soient forts et suggestifs, mais aussi que le climat soit propice &#224; un tel envo&#251;tement des sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, ceci ne peut se produire que difficilement. D'un cot&#233;, &#034;Haute pression&#034; est compos&#233;e d'&#233;v&#233;nements trait&#233;s dans le souci d'une vraisemblance r&#233;aliste (journal parl&#233;, interview de passants). De l'autre, l'on trouve en effet des tableaux chor&#233;graphi&#233;s mettant en sc&#232;ne des personnages symboliques (femme aux bolas, danseuse africaine, musicien am&#233;rindien), mais ne pr&#233;sentant qu'une faible teneur &#233;vocatrice. Les pistes ne sont pas creus&#233;es, mais partent au contraire dans trop de directions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'on aime finalement ? Le d&#233;but de la pi&#232;ce : Un son de temp&#234;te puissant emplit la salle du Varia, comme l'augure funeste d'une catastrophe prochaine. Ajoutons &#224; cela une foule de petites choses qui sont agr&#233;ables &#224; observer : un masque g&#233;ant bien anim&#233;, des instruments exotiques et incongrus, quelques effets sc&#233;nographiques bien construits. &lt;strong&gt;On appr&#233;cie surtout le duo Alexandre Trocky/Karim Barras&lt;/strong&gt;, dont la complicit&#233; naturelle cr&#233;e sans difficult&#233; des dialogues frais, dr&#244;les et dynamiques. Pourquoi ne pas s'&#234;tre concentr&#233; sur ces deux personnages ? A la place, nous sommes noy&#233;s par l'abondances d'&#233;l&#233;ments qui contribuent certes &#224; la fiction mais n'apportent rien d'essentiel au propos. Si l'objectif &#233;tait de discuter les rapports asym&#233;triques nord/sud, les vols &#233;hont&#233;s des colons commis sur le patrimoine africain, il y avait nettement plus &#224; d&#233;noncer. La Belgique exer&#231;a une telle violence au Congo sous le r&#232;gne de L&#233;opold II... &#034;Haute pression&#034; est franchement trop gentil, trop complaisant. Et si l'objectif n'&#233;tait pas d'engager la pi&#232;ce dans le d&#233;bat... il reste une pi&#232;ce un peu confuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soyons prudent : peut-&#234;tre que votre serviteur n'a simplement pas &#233;t&#233; sensible au charme de cette cr&#233;ation. Peut-&#234;tre qu'il faut prendre ce que l'on vous offre sans vouloir trop en dire. Mais alors je ne m'explique pas le projet initial ni sa concr&#233;tisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles-Henry Boland&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nous sommes tous des &#034;quelqu'un&#034;</title>
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		<dc:creator> Charles-Henry Boland </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pi&#232;ce d'ouverture de la saison, &#034;R&#234;veveillez-moi&#034; nous montre un Jean-Luc Fonck au meilleur de sa forme. Des chansons, des histoires absurdes et des jeux des mots, le tout m&#226;tin&#233; d'une bonne dose de belgitude : pourquoi ne pas se laisser embarquer dans l'aventure ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Un peu partout, des objets les plus divers. Chacun d'eux est un &#034;quelqu'un&#034;, c'est-&#224;-dire l'incarnation de c&#233;l&#232;bres artistes. Citons p&#234;le-m&#234;le : &#034;Joe Bassin&#034;, &#034;Mireille Matjes&#034; ou encore &#034;Mozar(t)ella&#034;. Bref, tout ce beau monde tout droit sorti (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pi&#232;ce d'ouverture de la saison, &#034;R&#234;veveillez-moi&#034; nous montre un Jean-Luc Fonck au meilleur de sa forme. Des chansons, des histoires absurdes et des jeux des mots, le tout m&#226;tin&#233; d'une bonne dose de belgitude : pourquoi ne pas se laisser embarquer dans l'aventure ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un peu partout, des objets les plus divers. Chacun d'eux est un &#034;quelqu'un&#034;, c'est-&#224;-dire l'incarnation de c&#233;l&#232;bres artistes. Citons p&#234;le-m&#234;le : &#034;Joe Bassin&#034;, &#034;Mireille Matjes&#034; ou encore &#034;Mozar(t)ella&#034;. Bref, tout ce beau monde tout droit sorti des rayons du Colruyt sera convoqu&#233; pour agr&#233;menter les fac&#233;ties du com&#233;dien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas vraiment d'histoire, simplement une suite de r&#234;ves. dans Notre humoriste plonge successivement dans l'existence d'une dent, d'un &#339;il, d'un homme tout nu, etc. Rien qui ne s'&#233;l&#232;ve bien haut, certes, et l'on aurait peut-&#234;tre esp&#233;rer que l'ensemble soit port&#233; par un r&#233;el tissu narratif. Cependant, la fluidit&#233; et le naturel du com&#233;dien cr&#233;ent une atmosph&#232;re chaleureuse et complice avec le public. Sans compter les quizz musicaux et les &#034;somptueux&#034; lots &#224; la clef...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on est client d'un humour bon enfant et charg&#233; de calembours, si &lt;i&gt;Sttellla&lt;/i&gt; vous a toujours d&#233;rid&#233; les zygomatiques, n'h&#233;sitez pas un seul instant. Pour les autres, l'abondance des &#034;bons mots&#034; pourra peut-&#234;tre lasser, voire exasp&#233;rer. Face &#224; ce genre de rire, il ne peut souvent y avoir qu'une adh&#233;sion compl&#232;te ou un rejet total. Chaque spectateur sera juge. Il reste que Jean-Luc Fonck est quand m&#234;me diablement sympathique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles-Henry Boland&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>C'est la mort qu'on abr&#232;ge</title>
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		<dc:creator> Charles-Henry Boland </dc:creator>



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&lt;p&gt;Nouvelle cr&#233;ation de Christophe Sermet sur un texte de C&#233;line Delbecq, Seuls avec l'hiver nous plonge dans le cr&#233;puscule du deuil, en cet endroit o&#249; les sentiments les plus divers se confrontent et finissent par &#233;clater. Le propos intense de la pi&#232;ce est malheureusement affaibli par une adjonction d'&#233;l&#233;ments qui brouillent la perception du drame. &lt;br class='autobr' /&gt;
Philippe Jeusette tenant le r&#244;le d'un homme dans le coma ! Voil&#224; qui doit d&#233;j&#224; retenir notre attention. Dans un cadre d&#233;pouill&#233; - lit d'h&#244;pital, grand &#233;cran (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nouvelle cr&#233;ation de Christophe Sermet sur un texte de C&#233;line Delbecq, &lt;i&gt;Seuls avec l'hiver&lt;/i&gt; nous plonge dans le cr&#233;puscule du deuil, en cet endroit o&#249; les sentiments les plus divers se confrontent et finissent par &#233;clater. Le propos intense de la pi&#232;ce est malheureusement affaibli par une adjonction d'&#233;l&#233;ments qui brouillent la perception du drame.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe Jeusette&lt;/strong&gt; tenant le r&#244;le d'un homme dans le coma ! Voil&#224; qui doit d&#233;j&#224; retenir notre attention. Dans un cadre d&#233;pouill&#233; - lit d'h&#244;pital, grand &#233;cran blanc en guise de fond, quelques ustensiles dispos&#233;s sur le sol -, nous assistons au drame de la mort. Une femme doit accompagner son mari, &#233;clat&#233;e entre l'attention permanente qu'elle doit lui accorder et le deuil inexorable qu'elle devra porter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation complexe et profonde entre la femme et son &#233;poux inanim&#233; acquiert une certaine densit&#233;, en grande partie gr&#226;ce au jeu intense et pleinement investi de la com&#233;dienne &lt;strong&gt;Patricia Litten&lt;/strong&gt;. On peut ressentir toute l'affection contradictoire d'une &#233;pouse qui, encha&#238;n&#233;e au sort funeste de l'homme qu'elle a aim&#233;, doit renoncer &#224; sa propre vie dans la haine et dans l'amour. Le d&#233;go&#251;t et la r&#233;vulsion se m&#234;lent confus&#233;ment dans la r&#233;p&#233;tition des jours. L'on tient l&#224; ce qu'il y a de plus marquant dans la pi&#232;ce et ce qui tient le propos dans son unit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel dommage, oui ! quel dommage que cette intimit&#233; n'ait pas la chance d'&#234;tre appr&#233;ci&#233;e &#224; sa juste valeur. Autour de ce couple, trois femmes - la m&#232;re (Nicole Valberg), la s&#339;ur (Claire Bodson) et la fille (Marie-Charlotte Siokos) du mourant - r&#244;dent en permanence, dans une esp&#232;ce de pr&#233;sence &#233;trange, absente mais oppressante &#224; la fois. Elles commentent les &#233;v&#233;nements, tant&#244;t cruellement, tant&#244;t tendrement. Malheureusement, le relief qu'elles pourraient apporter aux sc&#232;nes se trouve amoindri par l'abondance des dialogues. Nous voudrions nous abandonner dans la contemplation d'un couple funeste, mais l'&#233;nergie de ch&#339;ur f&#233;minin, bien trop concr&#232;te, interf&#232;re et emp&#234;che toute relation de proximit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'utilisation de la musique est un bon exemple des choix dispers&#233;s de la mise en sc&#232;ne. D'un cot&#233;, Christophe Sermet utilise tr&#232;s judicieusement les premi&#232;res mesures d'&lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=xmADpBu_ZCA&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Echoes&lt;/a&gt; de Pink Floyd. Le son du sonar accompagne et augmente le malaise qui se cr&#233;e sur sc&#232;ne. Pourquoi ne pas avoir seulement gard&#233; cela ? A l'inverse, la pi&#232;ce est entrecoup&#233;e de moments musicaux chant&#233;s et dans&#233;s, dont on peine &#224; comprendre la raison d'&#234;tre. De plus, ces chansons, parce qu'abord&#233;es avec une certaine l&#233;g&#232;ret&#233; (pas vraiment dans&#233;es, chant&#233;es sur du semi-playback), an&#233;antissent le climat qui s'installe. Dommage, dommage...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propos est loin d'&#234;tre inint&#233;ressant, la performance de Patricia Litten est convaincante et le personnage de Philippe Jeusette audacieux. Mais les interventions r&#233;p&#233;t&#233;es des autres personnages, m&#234;me si bien interpr&#233;t&#233;s, et les interludes musicaux nuisent &#224; l'appr&#233;ciation du drame. Le succ&#232;s de la pi&#232;ce n'est malheureusement qu'effleur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles-Henry Boland&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelque part, dans le champ des utopies</title>
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		<dc:creator> Charles-Henry Boland </dc:creator>



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&lt;p&gt;Nouvelle cr&#233;ation de la Compagnie Andr&#233;s Cifuentes, Utopie ouvre sur l'univers de l'illusion, de l'espoir et du d&#233;senchantement. Succession de tableaux articul&#233;s sur la variation des ruptures, la pi&#232;ce m&#233;lange les r&#233;f&#233;rences au r&#233;pertoire, musique et danse. Pour une premi&#232;re &#233;tape de travail, la mati&#232;re se montre d&#233;j&#224; riche. Peut-&#234;tre trop. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un grand frontispice o&#249; s'inscrit sobrement &#034;Th&#233;&#226;tre&#034;. A cot&#233;, une &#233;chelle, un &#233;cran de t&#233;l&#233;vision, une balan&#231;oire suspendue et le mannequin fier d'une femme inconnue. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nouvelle cr&#233;ation de la &lt;i&gt;Compagnie Andr&#233;s Cifuentes&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Utopie&lt;/i&gt; ouvre sur l'univers de l'illusion, de l'espoir et du d&#233;senchantement. Succession de tableaux articul&#233;s sur la variation des ruptures, la pi&#232;ce m&#233;lange les r&#233;f&#233;rences au r&#233;pertoire, musique et danse. Pour une premi&#232;re &#233;tape de travail, la mati&#232;re se montre d&#233;j&#224; riche. Peut-&#234;tre trop.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un grand frontispice o&#249; s'inscrit sobrement &#034;Th&#233;&#226;tre&#034;. A cot&#233;, une &#233;chelle, un &#233;cran de t&#233;l&#233;vision, une balan&#231;oire suspendue et le mannequin fier d'une femme inconnue. Quatre com&#233;diens : &lt;strong&gt;Andr&#232;s Cifuentes, J&#233;r&#244;me Dubois, Marie-Ga&#235;lle Janssens, Manuela Leoneet&lt;/strong&gt;. Cela commence par une guitare &#233;lectrique et un chant suave. Tout est d&#233;j&#224; en place pour l'utopie : les r&#234;ves d&#233;sabus&#233;s sont port&#233;s par cette musique. Il y aura de l'humain et du vrai : celui qui crie apr&#232;s sa m&#232;re, son amour, sa patrie et son avenir. D'embl&#233;e, le jeu des acteurs est puissant, divers en expression et authentique. L'on se pr&#233;pare &#224; une solide proposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un point fort d'&lt;i&gt;Utopie&lt;/i&gt; : le travail effectu&#233; sur les diff&#233;rents niveaux de fiction. Les premi&#232;res sc&#232;nes de la pi&#232;ces oscillent ostensiblement entre instants de jeu et installation de ceux-ci. Un metteur en sc&#232;ne ordonne, des acteurs obtemp&#232;rent bon gr&#233; mal gr&#233;, tandis qu'une technicienne modifie les lumi&#232;res. Sans cesse, les com&#233;diens brouillent les pistes en incarnant successivement personnages et artistes, si bien que l'on ne sait jamais o&#249; commence et o&#249; s'ach&#232;ve la fiction du th&#233;&#226;tre. On admire la fluidit&#233; des transitions pleinement ma&#238;tris&#233;es. Si l'art est utopie, il l'est peut-&#234;tre dans sa poursuite permanente &#224; produire du r&#233;el &#224; partir de l'imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de quelle(s) utopie(s) parlons-nous ? Pris au sens large, cette notion recouvre bien des domaines. Or, il sera question d'illusion existentielle, du travail fictionnel mais &#233;galement des syst&#232;mes politiques, tout ceci exprim&#233; dans une grande libert&#233; formelle. Les textes qui habitent la pi&#232;ce sont profonds et sinc&#232;res, cela est &#233;vident. Mais ils sont trop nombreux et insuffisamment unifi&#233;s pour que l'on puisse entrer dans la r&#233;flexion. Andr&#233;s Cifuentes l'a encore r&#233;p&#233;t&#233; ce vendredi : il ne veut pas prendre le spectateur pour un imb&#233;cile passif, mais veut au contraire solliciter sa capacit&#233; &#224; r&#233;fl&#233;chir sur ce qu'on lui pr&#233;sente. Cela est &#233;minemment louable, mais il n'est pas certain que l'on doive s'attendre &#224; ce que le spectateur produise du sens &#224; la place de la cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref ! Nul doute qu'il y a l&#224; mati&#232;re suffisante &#224; faire une tr&#232;s bonne pi&#232;ce. La technique des com&#233;diens et la ma&#238;trise du rythme t&#233;moignent un s&#233;rieux ind&#233;niable. Cependant, la forme actuelle est travers&#233;e d'ambitions telles que l'on se perd franchement dans l'abondance. Gageons que la poursuite du travail parviendra &#224; concr&#233;tiser un objet intelligible, puissant et profond. Au regard des pr&#233;c&#233;dentes cr&#233;ations de la compagnie, je n'ai aucune crainte &#224; ce que semblable qualit&#233; soit bient&#244;t au rendez-vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles-Henry Boland&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les concours : remise &#224; z&#233;ro des coefficients </title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Les-concours-remise-a-zero-des-coefficients</link>
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		<dc:creator> Charles-Henry Boland </dc:creator>



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&lt;p&gt;C'est la rentr&#233;e ! Une foule de concours attend les audacieux spectateurs de Demandez Le Programme. Et qui dit nouvelle saison dit &#233;galement : remise &#224; z&#233;ro des coefficients concours ! Explication. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la rentr&#233;e ! Une foule de concours attend les audacieux spectateurs de Demandez Le Programme. Et qui dit nouvelle saison dit &#233;galement : remise &#224; z&#233;ro des coefficients concours ! Explication. Depuis quelques ann&#233;es, Demandez Le Programme et ses partenaires permettent aux chanceux de remporter des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Focus-" rel="directory"&gt;FOCUS &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L150xH109/arton2128-9df4b.jpg?1699605682' alt='' class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' width='150' height='109' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est la rentr&#233;e ! Une foule de concours attend les audacieux spectateurs de &lt;i&gt;Demandez Le Programme&lt;/i&gt;. Et qui dit nouvelle saison dit &#233;galement : remise &#224; z&#233;ro des coefficients concours ! Explication.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est la rentr&#233;e ! Une foule de concours attend les audacieux spectateurs de &lt;i&gt;Demandez Le Programme&lt;/i&gt;. Et qui dit nouvelle saison dit &#233;galement : remise &#224; z&#233;ro des coefficients concours ! Explication.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, Demandez Le Programme et ses partenaires permettent aux chanceux de remporter des places pour de nombreux &#233;v&#233;nements. Voyez donc la liste des concours actuellement &lt;a href=&#034;http://www.demandezleprogramme.be/-Concours,95-&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;en ligne&lt;/a&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre l'ignorez-vous, mais le hasard seul ne rentre pas en ligne de compte pour remporter lesdits concours. Il existe en effet un &lt;i&gt;syst&#232;me de coefficient&lt;/i&gt; qui influe sur la chance des participants : plus le coefficient est &#233;lev&#233;, plus vos chances de repartir les places en poche sont grandes. &lt;strong&gt;Or ce coefficient augmente en fonction du nombre d'avis post&#233;s par chaque spectateur*.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'aube de cette nouvelle saison, il est temps de remettre les compteurs &#224; z&#233;ro. &lt;strong&gt;Le jeudi 12 septembre &#224; 12h00&lt;/strong&gt;, les coefficients de tous les membres du site seront ramen&#233;s &#224; la valeur minimale, ceci afin de redonner une chance &#233;gale &#224; tous. Pr&#233;cisons que les concours qui se cl&#244;tureront avant cette remise &#224; z&#233;ro tiendront encore compte des pr&#233;c&#233;dents coefficients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour acc&#233;der &#224; votre coefficient concours, connectez-vous au site via la boite de connexion rouge sur la droite (&lt;a href=&#034;http://www.demandezleprogramme.be/-Inscription-spectateur,159-&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;pas encore inscrit ?&lt;/a&gt;). Une fois en ligne, vous verrez appara&#238;tre, en haut &#224; droite de l'&#233;cran, un cadre reprenant vos donn&#233;es. Cliquez sur votre pseudo.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2872 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L386xH126/Premiere_etape-b0ab9.png?1699085005' width='386' height='126' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous serez redirig&#233; vers la page de votre profil sur Demandez Le Programme. Votre &lt;strong&gt;coefficient concours&lt;/strong&gt; se trouve &#224; droite de votre photo de profil, sur la derni&#232;re ligne.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2873 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.demanderleprogramme.fr/local/cache-vignettes/L487xH159/seconde_etape-762f1.png?1699085005' width='487' height='159' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute l'&#233;quipe de Demandez Le Programme vous souhaite une excellente saison remplie de concours !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles-Henry Boland&lt;br class='manualbr' /&gt;Gestionnaire de Demandez Le Programme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Attention : seuls les avis post&#233;s en &#233;tant connect&#233; au site sont comptabilis&#233;s. Veuillez &#233;galement noter que les avis trop brefs et/ou mal r&#233;dig&#233;s ne sont pas pris en compte dans l'&#233;volution de votre coefficient.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Etranger, mais &#224; quoi ?</title>
		<link>http://www.demanderleprogramme.fr/Etranger-mais-a-quoi</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.demanderleprogramme.fr/Etranger-mais-a-quoi</guid>
		<dc:date>2013-02-09T20:56:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Charles-Henry Boland </dc:creator>



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&lt;p&gt;Benoit Verhaert poursuit son aventure camusienne. Apr&#232;s La Chute, le com&#233;dien aborde le c&#233;l&#232;bre roman L'&#233;tranger. Simple, engageante et intelligente, cette pi&#232;ce s'accompagne en outre d'un projet &#233;ducatif au sein du milieu scolaire. Sans &#234;tre aussi exceptionnelle que La Chute, la nouvelle cr&#233;ation de Benoit Verhaert vaut certainement le d&#233;tour. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une table et trois chaises. Il n'en faut sans doute pas plus pour planter le d&#233;cor. Mersault, le c&#233;l&#232;bre &#233;tranger, est camp&#233; par le jeu subtil de St&#233;phane (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.demanderleprogramme.fr/-Critiques-" rel="directory"&gt;Critiques&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Benoit Verhaert poursuit son aventure camusienne. Apr&#232;s &lt;i&gt;La Chute&lt;/i&gt;, le com&#233;dien aborde le c&#233;l&#232;bre roman &lt;i&gt;L'&#233;tranger&lt;/i&gt;. Simple, engageante et intelligente, cette pi&#232;ce s'accompagne en outre d'un projet &#233;ducatif au sein du milieu scolaire. Sans &#234;tre aussi exceptionnelle que &lt;i&gt;La Chute&lt;/i&gt;, la nouvelle cr&#233;ation de Benoit Verhaert vaut certainement le d&#233;tour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une table et trois chaises. Il n'en faut sans doute pas plus pour planter le d&#233;cor. Mersault, le c&#233;l&#232;bre &#233;tranger, est camp&#233; par le jeu subtil de St&#233;phane Pirard, tandis que Marie Cardona est interpr&#233;t&#233;e par la sensuelle Lormelle Merdrignac. La narration avance souplement, Benoit Verhaert enchainant les autres protagonistes de l'histoire avec une facilit&#233; d&#233;concertante. On saluera &#233;galement le travail sur le texte, dont l'adaptation capte la substance essentielle du roman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ussite de cet &lt;i&gt;Etranger &lt;/i&gt; tient &#233;galement &#224; sa &#034;seconde partie&#034;, fruit de rencontres effectu&#233;es en amont aupr&#232;s d'&#233;l&#232;ves du secondaire. Au terme des d&#233;bats qui se sont engag&#233;s en classe, les adolescents sont invit&#233;s le soir de la repr&#233;sentation &#224; plaider pour ou contre le cas de Mersault. Enfin, le public lui-m&#234;me est impliqu&#233; dans la discussion, si bien que le Petit Varia se transforme en v&#233;ritable tribunal. De ces &#233;changes naissent quelques r&#233;flexions fort &#224; propos, de quoi prolonger habillement la r&#233;flexion sous-jacente au roman de Camus. On ne peut que saluer cette initiative, car elle redonne &#224; la litt&#233;rature sa capacit&#233; d'intervenir dans les d&#233;bats de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, la pi&#232;ce ne pr&#233;sente aucun d&#233;faut, au sens o&#249; aucun &#233;l&#233;ment ne peut &#234;tre jug&#233; rat&#233;. Justes et pr&#233;cises, les propositions atteignent leurs objectifs. Cependant, on ne peut s'emp&#234;cher de comparer l'Etranger avec l'excellent spectacle qu'&#233;tait &lt;a href=&#034;http://www.demandezleprogramme.be/-Detail-agenda-?id_event=6880#critique&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La Chute&lt;/a&gt;. Ce dernier brillait par l'ambiance qui se d&#233;gageait de la sc&#233;nographie et des chants qui entrecoupaient les monologues. Un vent lourd soufflait sur le cabaret nich&#233; en pleine ville portuaire. Or, l'Etranger n'est pas aussi saisissant sur le plan esth&#233;tique. L'on aurait aim&#233; que le travail sur le texte soit &#233;gal&#233; par une ambiance aussi prenante, ce qui n'est pas toujours le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste que ce spectacle r&#233;ussit son pari, en alliant r&#233;flexion, interpr&#233;tation et participation. L'initiative, que l'on doit &#224; Benoit Verhaert, de faire entrer la r&#233;flexion au sein des &#233;coles ne peut qu'&#234;tre encourag&#233;e. Les d&#233;bats qui anim&#232;rent l'apr&#232;s-spectacle furent d'une grande richesse et donnent une port&#233;e suppl&#233;mentaire au texte de Camus. Oui, on vous le conseille sans h&#233;siter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:charleshenry.boland@gmail.com&#034; class='spip_mail'&gt;Charles-Henry Boland&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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